| Par France Poirier

Retour aux sources

Le vrac a évolué avec le temps, c’est une conscience sociale. Colombine Drouin du Marché simple à Saint-Sauveur propose une expérience à ses clients qui veulent acheter des produits frais, locaux et en vrac. Elle achète ses légumes chez des producteurs locaux, comme chez son voisin, où elle va chercher directement des produits de son jardin.

« Je suis née dans une famille comme ça. Mes parents avaient leurs chèvres, leurs poules et leur jardin. De plus, ils faisaient leur pain. Ils n’achetaient aucun produit transformé. Ils faisaient même leur végé pâté », raconte Colombine. Dans les années 1980, elle trouvait sa famille marginale, et adolescente, ça la dérangeait. « Ma mère me faisait un sandwich au végé pâté avec de la luzerne, dans un pain maison. Les autres à l’école avaient un sandwich au paris-pâté dans un pain Westen. Je me trouvais différente et j’aurais voulu manger comme les autres », dit-elle en riant.

« Ce sont des valeurs que j’ai toujours conservées. J’ai adopté ce mode de vie », nous raconte la sympathique épicière.

Des produits frais

« Je n’aurais pas pensé un jour avoir un commerce de bouffe, mais le fait de transformer des produits de saison pour en faire du prêt-à-manger, ça fait partie de mes valeurs. »

Elle ne veut pas faire venir des légumes et des fruits de l’extérieur, alors elle fait des réserves. « Nous avons congelé des fraises qui proviennent de chez mon voisin. J’en ai une grande quantité qui va nous permettre de les cuisiner tout l’hiver. Ainsi, nous pouvons offrir de bons produits de chez nous tout au long de l’année. On conserve aussi nos tomates. On veut que le goût soit le même à l’année. Les aliments n’ont pas le même goût quand ils viennent d’ailleurs », explique Colombine.

Une clientèle diversifiée

Les gens qui achètent du vrac ou du prêt-àmanger sont diversifiés, constate Colombine. « Des gens qui habitent seuls qui recherchent des petites portions ou du prêt-à-manger frais. Des mères de famille axées sur le vrac. Des gens qui apprécient certains produits qu’ils viennent chercher. Des gens de tous les âges », souligne-t-elle.

« Je veux que ce soit comme un petit marché où les gens viennent découvrir de bons produits. On n’est jamais loin de nos racines. Dans ma famille, j’étais celle qui aimait le moins cuisiner, mais j’aimais manger, alors j’ai appris. Mon père cuisinait beaucoup la bouffe méditerranéenne. C’est frais et j’ai développé le goût des bons produits. Je veux offrir des options santé aux gens qui cuisinent moins », conclut la scommerçante.

Pain nordique

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