Ski de fond : Gain de cause partiel pour Cendrine Browne avec Nordiq Canada

Par Luc Robert
Ski de fond : Gain de cause partiel pour Cendrine Browne avec Nordiq Canada
Cendrine Browne a remporté les six premières épreuves du circuit estival des membres du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey. (Photo : Mario Walker)

La fondeuse Cendrine Browne bénéficiera d’un délai supplémentaire pour réussir deux performances parmi les 24 meilleures skieuses de 4 épreuves, afin de recouvrer son brevet senior de Sport Canada.

La Prévotoise avait été exclue de l’équipe nationale de ski de fond pour la saison 2020-2021, mais elle avait déjà l’intention de se rendre jusqu’aux qualifications des Jeux d’hiver de Pékin 2022, à titre d’athlète indépendante.

« Ma place est loin d’être encore acquise avec l’équipe olympique du Canada, mais cette extension en appel me donnera plus de temps pour réussir ces deux critères et retrouver mon brevet senior d’athlète. C’est un 25 000 $ dont j’ai besoin, en ces temps d’incertitudes, tant aux niveaux des commandites que des qualifications pour les Jeux d’hiver de 2022 », a réalisé la fondeuse de 26 ans.

Plusieurs facteurs ont joué contre l’athlète, lors de la dernière saison: un calendrier de la Coupe du monde écourté à cause de la Covid-19, alors que Cendrine était en ascension au classement, puis la décision de Shane Pearsall, ex-directeur général de Nordiq Canada, d’attribuer des places des athlètes de la relève. « Le 8 mai dernier, quand M. Pearsall a démissionné, j’ai fait valoir mon opinion en appel. À cette date, il me restait 48 heures pour contester le rejet de ma candidature. J’ai foncé. Ça ne change rien physiquement, puisque je poursuis mon entraînement intensif pareil. Mais mentalement, ça m’a donné un nouvel espoir salutaire ».

L’incertitude demeure

Même si elle devait réussir les deux chronos escomptés, Cendrine Browne est consciente que les choses peuvent encore basculer. « Tout dépendra du processus, si les épreuves mondiales ont lieu, etc… Malgré deux standards éventuels réussis, je peux avoir des surprises. Sport Canada va financer les athlètes réguliers, et ensuite, ils pourraient m’octroyer une somme, s’il en reste. C’est pour ça que mon agent Dominique Ladouceur, a signé avec nationalement avec Ascend Tech. Si des commanditaires locaux sont intéressés, ils peuvent s’informer ou renouveler au courriel dominique@af-2.com et m’aider. Ce sera très apprécié ».

Options limitées

Cendrine Browne a suivi l’initiative de sa coéquipière Katherine Stewart-Jones, aussi victorieuse dans une cause différente en appel. Browne devra se qualifier lors des étapes de Lillehammer (Norvège) et de Davos (Suisse), à partir de décembre 2020. « Obtenir une extension, c’est bien, mais je dispose juste de quatre Coupes du monde pour réussir. Je demeure positive, car j’ai obtenu une invitation à un camp national de ski de fond, à Canmore (Alberta), dès octobre. Ce sera mieux que d’aller m’en-traîner en Europe. C’est vraiment trop compliqué actuellement, avec la résurgence de la Covid-19, là-bas ».

Se ressourcer

Lorsque les embûches se multiplient, Cendrine aime bien revenir évaluer ses options dans sa famille, à Prévost. « Je reviens chez moi pour un congé d’une semaine. Ma mère Julie Bruneau, qui a aussi fait le circuit de la Coupe du monde jusqu’à l’âge de 19 ans, est ma meilleure conseillère. Elle a aussi dû se battre pour conserver sa place. Grâce à l’appui de mon monde, ça fait deux fois que je vais en appel en un an. Là, je vais pouvoir me concentrer sur mes performances ».

 

Photo : Mario Walker
Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'abonner  
Notifier de