Football : Des cousins jérômiens qui ne craignent pas le kilométrage

Par Luc Robert
Football : Des cousins jérômiens qui ne craignent pas le kilométrage
Les cousins Éric et Benoît Prud’homme, au Bills Stadium d’Orchard Park, NY. (Photo : Courtoisie)

Les cousins jérômiens Benoît et Éric Prud’homme ont ressenti des émotions partagées, dimanche dernier, alors que les Bills de Buffalo ont été éliminés par les Chiefs de Kansas City, en finale de la Conférence américaine (AFC) de la Ligue nationale de football (NFL).

L’événement a eu lieu en prélude au Super Bowl LV, qui lui se tiendra le dimanche 7 février au stade Raymond James de Tampa Bay, qui accueillera 22 000 chanceux spectateurs, en raison de la COVID-19. Normalement, 65 857 amateurs y assistent.

« Un ami et moi aurions pu aller fêter là : lui ses 50 ans, et moi, mon 60e anniversaire. Mais avec les frontières fermées, on regardera ça à la télé », s’est raisonné Benoît Prud’homme, un vétéran chauffeur de taxi.

Ce dernier est un vrai mordu de la NFL. Il a été un détenteur de deux paires de billets de saison à Buffalo, pendant huit campagnes.

« En 1996, à ma 1ère visite, ce fut le coup de foudre. J’ai réalisé mon rêve, en détenant ensuite 4 abonnements de saison, de 2004 à 2012. J’ai assisté à une centaine de parties en direct, partout. »

Les Bills n’avaient pas gagné de matchs en séries depuis 1995, avant de vaincre les Colts et les Ravens, cette année.

« On a du plaisir, via les médias sociaux, avec les fans sur place (Bills Mafia), devenus nos amis. Mais ce n’est pas comme avoir suivi ça sur place. »

C’est que les partisans des Bills organisent à chaque joute locale un tailgate party (brunch de stationnement), qui commence très tôt.

« Normalement, on est près de 180 Québécois à participer à la fête, dès 7h le matin. »

De nos jours, les Prud’homme effectuent de deux à trois voyagent annuels aux États-Unis, pour assouvir leur passion du ballon oval.

« À Buffalo, c’est la place pour participer à un tailgate. Les Québécois se rencontrent au resto Jack Aster’s, la veille. Certains couchent dans un motel canadien, aux Chutes Niagara, et traversent les douanes le jour du match. Nous, on se tient au Marriot Hotel, à Buffalo. Il y a une discothèque à même la place », a repris le cousin Éric Prud’homme, réputé pour ses fêtes du Super Bowl, jusqu’en 2010, organisées à la taverne l’Abreuvoir. «Bajotte» a déjà assisté à un programme… quadruple, à Detroit.

« Le vendredi soir, on était au baseball des Tigers. Le samedi midi au football collégial des Wolverines (116 000 spectateurs), le samedi soir au hockey des Red Wings, et enfin le dimanche à la partie de la NFL entre les Patriotes et les Lions », a décrit le joyeux luron.

Pour aller aux Bills, au lieu de faire le grand tour de 8 heures de voiture, via Toronto et la péninsule du Niagara, Benoît Prud’homme et sa conjointe Estelle Desjardins ont trouvé un raccourci.

« On traverse au pont des Mille Îles, via Syracuse (4h). On y fait un arrêt pour voir les Orangemen (universitaire). Il y a des Québécois dans l’équipe. Ensuite, il nous reste juste deux heures de trajet, sous le lac Ontario. »

Le cousin Éric Prud’homme, lui, se souviendra d’un match à Cincinnati, où sa formation des Bengals avait un dossier vierge de 4 victoires.

« C’était au retour de Tom Brady, après sa suspension. Il a taillé en pièces mes Bengals, dans un gain de 43-17 des Patriots. En 2021, il est de retour au Super Bowl », a-t-il achevé.

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