| Par lpbw

Mauvaise surprise dans un baril…

On ne sait jamais ce que peut contenir un baril de 45 gallons qu’on se procure chez un ferrailleur. Un citoyen de Saint-Hippolyte l’a appris à ses dépens vendredi dernier.

Le 19 septembre dernier vers 9 h 45, Fernand Leclerc a alerté les pompiers après avoir découvert de l’isocyanate au fond d’un baril qu’il venait d’acheter chez René Ouellette, Rebuts de métal ltée. Les sapeurs sont intervenus, ordonnant à monsieur Leclerc de s’en éloigner. Après de délicates manœuvres, le baril a été transporté à l’Écocentre de Saint-Hippolyte et une firme spécialisée en produits dangereux en a pris la responsabilité.

Brûler des feuilles

L’événement est survenu au 687 du Cap, dans le secteur Lac Connelly. Monsieur Leclerc voulait brûler ses feuilles et du bois. Il a donc décidé de se procurer un baril de 45 gallons. Après s’être informé sur les produits dangereux, il a vérifié l’étiquette collée sur le baril pour y lire : Lu pranate 17, isocyanate. Monsieur Leclerc a tout de suite alerté les pompiers.

Le guide des mesures d’urgence décrit le produit comme suit : S’enflammera facilement sous l’action de la chaleur, les vapeurs forment des mélanges explosifs, la substance réagit à l’eau et certaines dégageant violemment des gaz toxiques ou corrosifs, les contenants peuvent exploser lorsque chauffés ou contaminés par l’eau. « J’ai voulu le nettoyer avec de l’eau avant de mettre le feu dedans. C’est là que j’ai remarqué une croûte au fond. Je me suis informé, j’ai lu l’étiquette et j’ai vu ça. Imaginez si j’avais allumé un feu… Les conséquences auraient été très graves. », raconte monsieur Leclerc.

Intervention

Le produit a été imbibé avec du sable et le baril emballé et scellé dans du polythène avant d’être transporté à l’Écocentre. « Comme toute intervention impliquant des matières dangereuses, la vitesse n’est pas de mise, mais la préparation à agir en toute sécurité. Une équipe de pompiers possédant des vêtements appropriés pour ce type de manoeuvre a été dépêchée sur les lieux et a appliqué à la lettre les directives pour circonscrire le risque. Personne n’a subi de blessures ou n’a été incommodé par le produit, seule une faible quantité de produit au sol a fait noircir le gazon, mais ne sera pas dommageable pour l’environnement. La situation aurait pu avoir de lourdes conséquences. Avant d’utiliser tout produit, il est important de lire les étiquettes qui sont apposées sur les contenants. », explique le directeur du Service de Sécurité Incendies de Saint-Hippolyte, Michel Raymond.

La compagnie

Fernand Leclerc se questionne à savoir pourquoi le baril qu’il s’est procuré chez René Ouellette, Rebuts de métal ltée contenait une telle substance. Le propriétaire de l’entreprise, René Ouellette, affirme que sa marchandise est toujours bien inspectée avant la vente. Il aurait voulu que monsieur Leclerc lui rapporte le baril pour constater la situation. « Si un client veut se plaindre, il peut revenir ici avec le produit vendu. Par contre, en ce qui nous concerne, nous nettoyons toujours nos barils avant de les vendre. »

Conséquences

Monsieur Leclerc explique que le baril était chez lui depuis environ deux semaines. « Étrangement, je suis malade depuis ce temps-là. J’ose espérer que je ne souffre que d’une mauvaise grippe. Je tousse beaucoup. On m’a expliqué que l’isocyanate peut gravement endommager les poumons. En plus, j’habite à quelques pieds du Lac Connelly. Ma propriété est à flanc de montagne, le produit aurait pu se retrouver dans l’eau. »

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