Eva Kolarova : Raconter une histoire à travers la caméra et la danse

Par Marie-Catherine Goudreau
Eva Kolarova : Raconter une histoire à travers la caméra et la danse
Eva Kolarova lors du tournage pour le Festival des Arts de Saint-Sauveur (Photo : André Chevrier)

Portrait d’artiste Festival des Arts de Saint-Sauveur

Eva Kolarova est originaire de la République tchèque, elle est chorégraphe et enseigne également un peu partout dans le monde, notamment en Corée du Sud et en Suisse. C’est la troisième année qu’elle participe au Festival des Arts de Saint-Sauveur.

 

Comment s’est déroulé le processus de création, alors que vous étiez en confinement ?

J’étais vraiment ravie lorsque Guillaume, le directeur artistique m’a parlé du projet, car tout était annulé en raison du confinement. C’était intéressant puisque ce n’était pas les mêmes conditions de création à l’habitude. Je dois avouer qu’au début, j’étais un peu bloquée et je n’avais pas vraiment d’idées. Je savais que c’était en collaboration avec une compositrice, Maggie Ayotte, mais je ne savais pas c’était qui, ni sur quelle musique j’allais devoir créer. Il y avait beaucoup d’inconnu, mais j’ai commencé à chorégraphier sans la musique puis Maggie s’est inspirée de mes idées et ce que je lui disais pour composer.

Quels défis avez-vous rencontrés lors du processus de création ?

De ne pas connaître la compositrice était plutôt déstabilisant comme expérience, mais en même temps, c’est ce qui apporte de beaux défis qui donnent des résultats différents qu’à l’habitude. Ça amène plus de fraîcheur ! Le fait que ce soit un film rend aussi la création différente. Quand on va voir un spectacle, je crois qu’on est plus touché par les émotions, par les corps des danseurs, c’est plus direct. D’un autre côté, avec une caméra, on peut choisir ce qu’on veut montrer et avoir un angle plus abstrait. Ça peut devenir comme une histoire racontée par la danse, la musique et la caméra.

Qu’est-ce que vous aimez du festival ?

J’adore le festival à Saint-Sauveur, mais surtout la direction artistique de Guillaume et les artistes qu’il choisit. Son approche est très humaine et je trouve ça intéressant qu’il encourage et supporte les artistes et chorégraphes du Canada.

Il sera possible de voir la création commune d’Eva Kolarova et de la compositrice Maggie Ayotte, interprétée par Louis-Philippe Marsolais au cor le dimanche 19 juillet à 11h par la page Facebook et du site web du Festival des Arts de Saint-Sauveur.

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