Doses de vaccin : Le délai peut aller jusqu’à 90 jours

Par France Poirier
Doses de vaccin : Le délai peut aller jusqu’à 90 jours
Le ministre de la Santé, Christian Dubé. (Photo : Émilie Nadeau)

Le gouvernement du Québec a choisi de donner la deuxième dose du vaccin entre 42 et 90 jours pour vacciner le plus de gens vulnérables possible plus rapidement.

« La 2e dose doit être administrée entre 42 et 90 jours. On doit vacciner le plus grand nombre possible pour sauver des vies et réduire la pression sur notre système de santé. Plus on va vacciner rapidement, plus vite on va diminuer les délais entre les deux doses », a souligné le ministre de la santé et des Services sociaux, Christian Dubé en point de presse, jeudi après-midi.

Cette décision a été prise avec la recommandation de la santé publique de reporter la 2e dose. Ainsi grâce à cette décision, on va pouvoir vacciner dans les résidences de personnes âgées (RPA) à compter du 25 janvier. « La lumière est au bout du tunnel, on la voit », a ajouté le ministre.

Dr Réjean Massé, conseiller médical stratégique, direction générale de la santé publique, estime qu’en devançant les vaccins, ça va permettre de rejoindre les gens de RPA et ceux de 80 ans et plus. « On va pouvoir vacciner 500 000 personnes et ainsi diminuer le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès », a expliqué Dr Massé.

Jusqu’à maintenant, la moitié des résidents en CHSLD ont été vaccinés. Le ministre a tenu à spécifier que le vaccin se déroule rondement, mais que ce n’est pas parce qu’on vaccine que l’on doit relâcher les bonnes habitudes.

Il ajoute que les données du fabricant prouvent que le vaccin est encore très efficace après 42 jours. « On travaille avec plusieurs vaccins depuis très longtemps et ça n’arrête pas tout d’un coup l’immunité. Il est important de protéger nos gens vulnérables le plus rapidement possible », a spécifié Dr Massé.

En choisissant d’attendre un maximum de 90 jours, le gouvernement estime qu’il y aura un impact pour rejoindre les clientèles plus vulnérables et si le délai peut descendre en bas de 90 jours, ce sera fait. « On va suivre l’évolution des clientèles vaccinées et si on doit réajuster on le fera. On veut maximiser le nombre de personnes vulnérables pour les immuniser », a-t’-il souligné.

Le directeur de la campagne de vaccination au Québec, Daniel Paré ajoute que « la compagnie Pfizer fait ses recommandations selon les données qu’elle a. On a une situation épidémiologique qui justifie notre décision.  Le 15 mars nous aurons un arrivage de 300 000 doses qui devrait nous permettre de donner la 2e dose tout en vaccinant les populations en première dose. »

Bilan des cas et des hospitalisations.

Actuellement, les cas semblent se stabiliser entre 2 000 et 2 100 cas, mais les hospitalisations sont en hausse. « La situation est toujours très préoccupante. Il faut savoir que les cas se répercutent sur les hospitalisations, deux semaines plus tard, puis sur les décès. Ce n’est pas le temps de relâcher nos efforts. Ceux qui ne respectent pas les règles ont un impact sur la majorité. Si ça ne change pas, les règles peuvent être resserrées. »

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