Les distilleries québécoises, plus créatives que jamais

Les distilleries québécoises, plus créatives que jamais

On découvre de plus en plus à quel point les distilleries québécoises sont productives et créatives. Disponibles à la Société des Alcools du Québec, les nouveaux alcools créent une fierté de par leur goût et leur originalité.

 

Le Cirka Gin 375 (Montréal)

Lors du 375e anniversaire de Montréal, la distillerie montréalaise Cirka a cru bon de souligner l’occasion en élaborant le premier Old Tom Gin québécois, un alcool qui se distingue par un léger ajout de sucre.

Gin populaire au 19e siècle, il revient pour exprimer notre terroir québécois grâce à sa base et à ses aromates 100% québécois : canneberges, griottes, pétales de rose, miel d’Anicet et menthe des champs pour une finale douce et épicée. Produit exceptionnel par sa palettes de saveurs, le nez distingue la menthe, les papilles captent plutôt le goût floral et poivré, pour terminer sur la menthe qui reprend le dessus en finale.

Cirka Gin 375. 375ml. 40% d’alcool. 37,75 $

 

Le Gin Radoune (Gaspésie)

Parce qu’une des règles non écrites du gin veut qu’on le fasse avec les ingrédients qui poussent dans les alentours, voilà qu’après avoir créé le gin au panais (Piger Henricus) et le gin aux algues (St-Laurent), la microdistillerie gaspésienne O’Dwyer met celui aux champignons sur le marché, grâce à son voisin, Gaspésie sauvage, où les champignons (des chanterelles en majorité) poussent en abondance.

Radoune est un gin distillé dont la base d’alcool neutre n’est pas faite sur place, mais qu’on repasse dans l’alambic gaspésien. La base sans goût s’imprègne des racines, des épices et des quatre variétés de champignons qui servent d’aromates pour un goût bien parfumé que l’on sent en fin de bouche, la saveur première étant le puissant genièvre gaspésien et les arômes floraux et résineux provenant du poivre crispé, une épice forestière.

Gin Radoune, distillerie O’Dwyer750 ml. 43 % alcool. 42,50$

 

Sainte-Marie Rhum épicé (Montréal)

Distillé dans le quartier Rosemont, le rhum à la mélasse (qui elle ne vient pas d’ici), fait référence au Faubourg Sainte-Marie, ancien quartier de Montréal autrefois appelé Faubourg à m’lasse. Moins chère que le sucre, à l’époque, la mélasse était associée aux quartiers ouvriers comme Sainte-Marie, d’où le nom.

Ce rhum est élaboré à la distillerie Wolfelsberger. Particulièrement fier de ce nouveau produit beaucoup plus brut et authentique que la majorité des rhums épicés trop sucrés, Lilian Wolfelsberger laisse la mélasse verte du Guatemala fermenter pendant cinq jours, la distille ensuite doucement une première fois, pour la repasser dans son alambic charentais, afin d’atteindre un degré d’alcool supérieur. Le distillat est ensuite mis à vieillir en fûts pendant un an pour après être macéré avec du cantaloup et des canneberges du Québec, puis, en deuxième macération, avec du piment de la Jamaïque, du poivre de Sichouan et de l’anis étoilé.

Si la mélasse n’est pas « votre tasse de thé », oubliez ce rhum, mais si vous êtes friand de tire Sainte-Catherine, l’alcool en est une version plus épicée et moins sucrée. La finale en bouche est celle de l’anis étoilé.

Sainte-Marie, rhum épicé montréalais750 ml, 45 % alcool