Discussion avec Xavier-Antoine Lalande Maire de Saint-Colomban

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Par France Poirier
Discussion avec Xavier-Antoine Lalande Maire de Saint-Colomban

Je me suis entretenue avec le maire de Saint-Colomban Xavier-Antoine Lalande pour parler de son travail en temps de pandémie, des enjeux pour sa ville et de ses préoccupations en tant que maire et comme individu.

 

Depuis le début de cette crise comment se passe votre travail de maire? Faites-vous du télétravail ?

Je préfère travailler au bureau. Dès le départ, nous avons établi des règles de fonctionnement comme la distanciation physique et autres. Je trouve qu’il est plus facile de régler rapidement des dossiers sur place. C’est plus facile de suivre le rythme de la gestion de la Municipalité et d’avoir un portrait clair de la situation.

Avez-vous développé un plan d’action et à quoi il consiste ?

Nous avons rapidement ciblé les règles de la Santé publique. On suit les statistiques au quotidien et nous avons compris que la population à risque était les personnes de 70 ans et plus. Cette population faisait partie de plusieurs de nos bénévoles. Nous avons dû prendre en charge l’aide alimentaire pour répondre aux besoins grandissants des familles en situation plus précaire.

Présentement quelles sont vos priorités pour la Ville?

Nous avons demandé aux directeurs de service de revoir leur façon de faire en temps de pandémie en mettant de l’avant la sécurité des citoyens et de nos employés tout en maintenant le plus de services possibles. Ainsi, la directrice de la bibliothèque a développé une façon de faire pour les prêts de livres qui est sécuritaire pour tous et qui devient un modèle au Québec. Les livres sont mis en quarantaine et il n’y a pas de contact.

Avez-vous une stratégie pour rester en contact avec vos concitoyens ?

Nous continuons d’être accessibles par nos séances du conseil qui sont diffusées sur le Web et nous répondons aux questions des concitoyens en direct. Nous communiquons beaucoup par les réseaux sociaux.

Comment ça se passe avec le commerce chez vous ?

Nous avons peu de commerces non essentiels, alors il y a eu peu de fermetures chez nous. Nous avons demandé aux commerçants quels étaient leurs besoins par exemple pour la livraison aux personnes de 70 ans et plus. La Municipalité est présente pour aider les gens et les commerçants.

Lorsque les citoyens vous interpellent, quelles sont leurs préoccupations face à la crise actuelle ?

Il y a beaucoup d’insécurité alimentaire. Par ailleurs, on remarque une très grande résilience, les gens sont disciplinés, il n’y a pas de fréquentation dans les parcs, ils suivent les règles du confinement.

Personnellement, comment vivez-vous cette période ?

On approche du deuil des activités estivales. On se prépare à s’adapter selon les décisions qui seront mises de l’avant d’ici le 4 mai par le gouvernement. Je me crée des défis personnels, mais rien ne remplace le contact humain.

Qu’est-ce que ça vous apprend sur vous comme humain ?

J’ai voyagé beaucoup et je suis habitué de me recentrer. On apprend de ces situations anxiogènes. On découvre nos bons et nos mauvais côtés. C’est un moment privilégié d’apprentissage de soi et des autres.

Comment voyez-vous l’après ?

Je pense que le télétravail doit être développé, ça réglerait des problèmes vécus avant la crise. Nos méthodes de travail n’ont pas évolué entre la dactylo et le virage numérique haute vitesse. La présence au bureau n’est plus toujours essentielle. Si c’est pris au sérieux, la Ville de Saint-Colomban sera bien positionnée après la crise.

Quelle sera la première chose que vous ferez à la fin du confinement et qui vous a manqué ?

Me rendre sur une terrasse prendre un repas entre amis. J’ai hâte de reprendre la liberté de fréquenter les amis, la famille. On n’a jamais vécu de grandes crises ici, on ne connaît pas ça perdre la liberté.

Quel est votre coup de cœur depuis le début de la crise ?

Mon coup de cœur va à la sensibilité des citoyens qui n’ont pas hésité afin de contribuer financièrement aux besoins en aide alimentaire par l’achat de chèque cadeau de supermarchés. Moisson Laurentides et la Montagne de l’espoir accomplissent un boulot formidable présentement chez nous.

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Jean Desroches

Bonne entrevue, correction st-colomban est une ville et non une municipalité