Directrice du Coffret : Line Chaloux, aider un pas à la fois

Directrice  du Coffret : Line Chaloux, aider un pas à la fois

Crédit photo : Stéphane LeBlanc

On a rencontré un ange

Françoise Le Guen

Inspirée dès son plus jeune âge par ses parents, la volonté d’aider les autres est inscrite dans l’ADN de Line Chaloux, la directrice générale du Coffret.

« Je viens d’une famille où aider faisait partie de la culture. Je me rappelle que, très petite déjà, j’ai vu mes parents qui donnaient et étaient très impliqués. Il y avait une religieuse des sœurs cloitrées qui venait chez nous. Mon père, voyageur de commerce, ramassait des choses pour elle et la congrégation. »

Humanité

Il y a aussi eu son arrière-grand-mère. Le premier organisme que Line Chaloux a fondé en 1980, la Fondation Clara Bourgeois, porte son nom. « Toute sa vie, elle a été très impliquée à Saint-Jérôme. Elle était sage-femme, s’occupait des mourants, préparait de la soupe pour les personnes qui avaient besoin de manger. Elle était aussi sur des ordres religieux. Pour moi elle a aussi été un grand exemple de comment on peut être disponible à l’autre. Comme catholique ça se rattache beaucoup à ma foi dans l’être humain. Je crois au progrès humain et je m’y investis. »

Également présidente de Fleur de Macadam, l’organisme d’hébergement pour les sans-abris, ce n’est pas sans lui rappeler cette arrière-grand-mère qui a toujours eu une attention particulière pour eux.

Son propre chemin, Line Chaloux l’a commencé en s’impliquant à l’école et dans les organisations, surtout liées à la pastorale. « C’est sûr que c’est un ascendant judéo-chrétien qui est dans mes gênes, qui fait partie de l’équilibre de donner aux autres et de prendre soin des autres. J’ai toujours eu des exemples autour de moi. »

Élever la conscience

Aujourd’hui directrice générale du Coffret, son travail, nous dit-elle, « permet d’offrir l’opportunité à beaucoup de gens, à des bénévoles qui veulent donner au suivant parce que souvent ils se sentent impuissants face à la situation mondiale. »  Selon elle, on peut faire la différence un petit pas à la fois. « Mais si tout le monde s’engage et si de plus en plus de gens mettent l’épaule à la roue, on peut faire une grande différence dans la vie des gens. » En 1991, Line Chaloux fonde l’organisme le Coffret après avoir d’abord pris contact, en 1986, lors de l’Exposition universelle de Vancouver avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés au pavillon de l’ONU.

« J’étudiais en intervention psychosociale et là j’ai découvert les réfugiés et les besoins qu’ils y avaient, alors j’ai fait une demande d’emploi à l’ONU pour aller travailler avec eux. »

Mais on lui conseille de fonder son propre organisme, ce qu’elle fit. « Mais rapidement on s’est aperçu qu’on voulait aider les réfugiés et les immigrants, mais que la population locale avait aussi besoin d’aide, alors on a développé des activités pour elle tout en ayant des activités d’intégration pour les immigrants. »

Portée par ses convictions profondes, elle continue d’aider encore et encore. Son souhait ? « Qu’on puisse élever la conscience à démontrer comment la fraternité humaine est en mesure de travailler collectivement et qu’on en fasse une conviction plutôt que d’entretenir des conflits et des confrontations. Voir qu’on est tous frères dans l’humanité. »