Des circuits ferment à cause d’un manque de chauffeurs

Par Luc Robert
Des circuits ferment à cause  d’un manque de chauffeurs

Violence, intimidation et altercations font maintenant partie du quotidien des chauffeurs d’autobus scolaire et de plusieurs élèves, selon les autorités. Trouver des remplaçants aux conducteurs qui se désistent est problématique, à un point tel que deux circuits d’une école élémentaire de Saint-Hippolyte n’ont présentement pas de conducteur.

Dans une lettre envoyée aux parents d’étudiants, la directrice de l’école du Grand-Rocher, Mme Stéphanie Bouvrette, a soulevé le drapeau rouge.

« Il y a une pénurie de personnel dans tous les milieux de travail. Le manque de conducteurs d’autobus scolaires n’est pas différent des autres secteurs. Présente-ment, le transporteur a deux circuits sans conducteur (à notre école). Il n’est pas impossible que d’autres circuits s’ajoutent. Ce serait vraiment catastrophique », a-t-elle laissé savoir.

Parmi les raisons invoquées par la direction de l’institution pour expliquer la situation figurent les conditions difficiles avec lesquelles les chauffeurs doivent composer dans les autobus.

« Depuis l’ouverture de l’école, nous recevons des commentaires peu élogieux sur le comportement de nos élèves dans les autobus. Même si ce n’est pas la seule raison (de la pénurie), cela n’aide pas le transporteur à trouver du personnel. Il est clair que ce travail n’est pas fait pour tout le monde. Il comporte son lot quotidien de désagréments (comportements non sécuritaires et impolis des enfants, interactions difficiles avec certains parents, conditions climatiques, etc…», a poursuivi Mme Bouvrette dans sa missive publiée sur Facebook.

Cette dernière évoque que l’école tente de prendre les moyens pour calmer la situation à bord.

« L’école a redoublé d’ardeur pour accom-pagner les élèves dans l’acquisition de comportement adéquats dans le transport. En ayant des circuits plus sécuritaires et positifs, nous aurons peut-être plus de chance de garder nos conducteurs », a-t-elle prévu.

Au secondaire aussi

Les histoires ne se limitent pas aux transports à l’élémentaire. Au secondaire, des gestes malheureux se sont produits durant des déplacements d’autobus, alors que par exemple, des espadrilles d’un jeune étudiant ont tout bonnement été balancées par la vitre. Des gestes sur d’autres lignes ont mené l’implication de TES à bord.

« Nous avons appris qu’une problématique de grabuge touchait le circuit 212. Bien entendu, dès que nous sommes avisés d’une telle situation, des actions sont posées, afin de maintenir un climat sain et sécuritaire, tant pour les élèves que pour les chauffeurs d’autobus. Des interventions sont souvent nécessaires auprès des personnes qui nuisent à la sécurité, dans certains cas des caméras de surveillance sont installées dans les autobus et le droit au transport peut même être retiré aux élèves réfractaires », a communiqué Mme Mélanie Dufort, coordonnatrice aux communications au CSSRDN.

Mme Dufort invite les parents à communiquer aux autorités des situations qui pourraient dégénérer.

« Nous rappelons l’importance pour les parents d’utiliser les canaux prévus pour nous informer de toute problématique vécue dans les autobus ou ailleurs, soit en communiquant avec le Service du transport scolaire, au 450 569-2226, ou encore avec l’établissement fréquenté par l’élève. De cette façon, il nous est possible de mieux comprendre la situation et de poser les actions adéquates, et ce, rapidement. Pour ce qui est des autres éléments que vous me rapportez (Le Nord), nous n’en avons pas été informés. »

Les problèmes ne se limiteraient pas aux transports scolaires, a-t-elle précisé.

« La situation n’est pas évidente. Nous sommes malheureusement témoins cette année d’une augmentation des comportements inacceptables chez certains de nos élèves dans les autobus, mais aussi dans les écoles. Des campagnes de sen-sibilisation seront déployées et les mesures prévues au code de vie de l’école seront appliquées pour favoriser une saine coha-bitation et le respect des lieux fréquentés par les élèves. La solution repose sur la collaboration de tous : l’équipe-école, les parents, les chauffeurs d’autobus et bien entendu, les élèves eux-mêmes », a achevé Mme Dufort.

Sur les médias sociaux, un bon nombre de parents ont contesté que les enfants sont une des causes des problèmes.

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