Denis Marleau préconise un compromis pour tenir une saison 2020

Par Luc Robert
Denis Marleau préconise un compromis pour tenir une saison 2020
Denis Marleau chapeaute 12 associations locales, en plus des équipes élites des Rex Sox, à BQL. (Photo : Baseball Québec)

Baseball mineur

Nouveau président de Baseball Québec Laurentides (BQL), l’Agathois Denis Marleau estime que les jeunes pourraient s’en tirer avec un calendrier 2020 potable, si un compromis est apporté aux scénarios évoqués par Baseball Québec (BQ).

 

L’ancien directeur général de BQL, qui a vaincu Jonathan Mercier au scrutin à la présidence régionale de BQL, apprécie le travail qui a été fait en coulisses par Maxime Lamarche, d.-g. de BQ, afin de sauver la campagne 2020, malgré le confinement.

« Son groupe a travaillé fort à l’élaboration de scénarios, mais ils sont tributaires de la santé publique (distanciations sociales). Débuter la saison en juillet ou en août est audacieux. Un premier segment irait jusqu’à la fête du Travail et un deuxième jusqu’à l’Action de grâce. Je préfère un compromis entre les deux: car si on débute le 1er août, au lieu du 1er juillet, nous n’aurons pas de Championnats provinciaux. Après la composition des équipes, on débuterait les parties régulières vers le 15 juillet».

Union des forces

Les d.-g. de Soccer Québec, de Hockey Québec et de Baseball Québec se sont récemment réunis pour voir si des modifications de saisons seraient possibles.

« On ne jouera pas à l’autruche: ça serait bon pour les jeunes de jouer au baseball à l’automne, alors que la saison chaude dure de nos jours jusqu’en octobre. Le hockey pourrait-il repousser son début de saison à la mi-octobre ? Tout dépendra si les directeurs généraux vendent bien leur salade à leur conseil d’administration respectif. Si l’idée déplaît, comme ailleurs dans le sport, il est toujours plus facile pour un C.-A. de remplacer un d.-g., que 15 membres d’un conseil d’administration. Les saisons ne seront pas modifiées avant 2021, à mon avis».

Ancien arbitre

Denis Marleau n’est pas le dernier venu. Il possède une longue carrière d’arbitre à son actif, à Montréal.

« J’en ai vu des changements en 39 ans. Quand on a amené le lance-balle aux atomes, il y a eu de la résistance. Ça sera pareil avec les changements de saisons. La mentalité des parents a changé. Aujourd’hui, parce qu’ils ont payé, ils exigent que tout soit parfait. On doit gérer des impondérables. Il faut être patient, tout comme avec nos jeunes arbitres ».

M. Marleau n’a pas la langue dans sa poche. Il connaît son livre des règlements et aime « enseigner ». Il est commun de le voir demander un temps d’arrêt pour expliquer à haute voix un règlement.

« Quand Serge Lehoux m’a demandé de revenir comme d.-g., en 2018 pour donner un coup de main, il connaissait mon style. On est ici pour permettre aux jeunes de jouer et apprendre. On est plus à l’époque où j’arbitrais des parties dans un champ de patates, derrière le parc Jarry. Je fonctionne en comités».

« Si le gouvernement donne son accord pour démarrer la saison 2020, nos associations trouveront des terrains auxiliaires dans les villes voisines, pour être sur le terrain jusqu’à 4 fois par semaine. Ça ne prend pas un budget de 3 milliards de dollars pour jaser avec les autres municipalités ».

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