Dek hockey : Les adeptes piaffent d’impatience à renouer avec leur sport extérieur

Par Luc Robert
Dek hockey : Les adeptes piaffent d’impatience à renouer avec leur sport extérieur

Originalement prévue pour le 19 avril, l’ouverture de la saison 2021 de Dek hockey junior sera fort probablement repoussée au début du mois de mai.

C’est du moins l’interprétation du propriétaire des deux patinoires de Dek hockey Saint-Jérôme, M. Guillaume Tardif.

« On est dans l’attente de nouvelles données de la Santé publique. Pour le moment, nous sommes limités à huit joueurs à l’extérieur, soit deux équipes de trois joueurs, plus deux gardiens de but. À notre autre complexe de Saint-Eustache, on peut donner certains cours intérieurs, entre 7h30 et 15h, mais par bulles. Si on peut reprendre en mai, il faudra que ça soit un dimanche ou un lundi : les calendriers sont compliqués à établir », a-t-il témoigné.

Ces limitations n’ont rien pour encourager le dirigeant, après les difficultés rencontrées dès le printemps 2020.

« Le gouvernement ne nous laisse pas grand-chose, ça sape le moral de tous. Il permet aux religions de pouvoir procéder dans les églises, mosquées et synagogues jusqu’à 250 personnes. Ils sont pourtant encabanés. Mais pour des adultes et des jeunes qui veulent courir après une balle en plein air, c’est limité. Et on est 25 joueurs à une patinoire extérieure. Allez y comprendre quelque chose ! », a-t-il fait valoir.

Des sources en santé soutiennent que la crainte de transmission du virus au banc des joueurs, qui possède un toit et où les coéquipiers sont souvent entassés et serrés, peut poser problème. Toutefois, au baseball mineur, les jeunes accrochaient à l’été 2020 leur sac à la clôture, à tous les cinq pieds d’écart, alors que certains apportaient un tabouret individuel pour s’asseoir à distance des autres.

« Je ne sais pas si c’est applicable au Dek Hockey. Nos clients suivent normalement les consignes à la lettre. Mais là, l’exaspération des adeptes est grande. Si on recommence et qu’ils nous arrêtent ça quelques jours après, c’est la fiabilité des joueurs (présences) qui sera remise en question. On ne peut tout mettre en branle et que la Santé publique nous oblige ensuite à rembourser aussitôt. On a déjà 250 inscriptions à Saint-Jérôme, sur un total habituel d’environ 350. »

M. Tardif craint que la Santé publique décide sur le tard une réouverture.

« Le stress de préparation risque d’être au maximum, quand on devra ouvrir en 72 heures. J’ai les effectifs pour tout préparer et répondre à la demande. Nos chandails sont achetés pour les juniors, les médailles aussi. D’après ce que les gens me disent, si le «go» est donné, on va avoir un record subit d’inscriptions via internet. Même s’il n’a pas été froid, l’hiver a paru long à plusieurs personnes confinées dans leur maison. »

Guillaume Tardif veut aussi éviter l’éclosion qui est survenue l’an dernier, à un tournoi disputé à Mirabel.

« Ça aurait pu arriver n’importe où. À Mirabel, ils ont risqué gros en présentant un tournoi. À mes deux complexes, ma mère nous aide aux opérations et sa sagesse a parlé, en incitant à ne pas en organiser : elle a eu raison. Le club touché par le virus provenait de Saint-Eustache et j’ai fait mes devoirs. Par prévoyance, quand il a voulu jouer à nos installations, je l’ai banni pendant 14 jours de quarantaine. Je ne veux pas que des cas surviennent chez nous. »

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