De Saint-Jérôme à Hollywood!

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Par Jean-Claude Tremblay
De Saint-Jérôme à Hollywood!
Famille Laurin: son fils John Michael, sa conjointe Lorna, sa fille Shannon et Michel. (Photo : Courtoisie)

Entretien avec Michel Laurin

Jean-Claude Tremblay, collaboration spéciale
Je l’ai connu il y a presque 30 ans alors qu’il enseignait le karaté à son dojo de Saint-Jérôme. Celui qui a été mon premier maître d’arts martiaux et qui m’a transmis avec passion ses connaissances a depuis décidé de poursuivre une carrière d’acteur et de producteur de cinéma à Hollywood. Il n’a jamais oublié ses racines laurentiennes et il aime y revenir chaque année. Le destin a bien voulu que l’on reprenne contact, et c’est avec un immense plaisir que je vous donne des nouvelles de Michel Laurin, un grand Jérômien !

Garçon devenu champion

Le qualificatif de « grand Jérômien » ne fait pas seulement référence au physique de notre expatrié de six pieds quatre pouces (!), mais surtout à son parcours de combattant, qui est exceptionnel. À quatre ans, il s’initie à la boxe, à 12 ans, il commence le karaté et à 18 ans, il a déjà sa ceinture noire. À 19 ans, il part pour le Japon où il séjourne deux ans et en profite pour y gagner, non sans obstacles, trois championnats auxquels participaient plus de 700karatékas locaux − une première pour un non-Japonais! Comme si ce n’était pas assez, il a également remporté le championnat mondial de karaté Koshiki à six reprises avant de créer sa propre branche de karaté, le Shorinjiryu Shindo, et d’ouvrir sa première école à Saint-Jérôme en 1981 − école qui est toujours ouverte aujourd’hui et qui s’est multipliée puisque l’on en trouve actuellement une quinzaine. Michel Laurin est maintenant ceinture noire neuvième dan, un des plus hauts honneurs de la discipline.

Le rêve hollywoodien

Après plusieurs années d’enseignement au Québec, Michel Laurin déménage en Californie, car celui qui a toujours voulu être acteur a de grandes ambitions, celui de développer sa carrière au cinéma. Inspiré des Bob Wall et Chuck Norris, il tourne dans plusieurs films et ouvre en parallèle une autre école, la Santa Clarita Karate, une affaire de famille, car c’est aux côtés de son épouse Lorna et de deux de ses enfants, tous champions de karaté, qu’il exploite son école. Il devient aussi producteur et réalisateur et compte déjà sept films à son actif. Pour quelqu’un qui voulait réaliser son rêve de faire du cinéma tout en conservant sa passion pour le karaté, je dirais que c’est réussi!

Une histoire d’horreur!

Le prochain film prêt à être distribué s’intitule Aswang, et c’est une histoire… d’horreur! D’ailleurs, il a déjà gagné le meilleur film d’horreur en Angleterre à l’Out of the Can Film Festival . L’histoire est basée sur une légende qui existe réellement, soit celle d’une maison hantée des Philippines. «Aswang est approuvé pour une distribution mondiale, et sa sortie est officiellement prévue pour le 5 octobre prochain sur iTunes et Amazon – j’en suis très fier, d’autant plus que j’ai la chance d’y jouer avec ma fille Shannon et mon fils John Michael », m’a confié Michel.
Bravo à Michel Laurin, un gagnant qui, de son propre aveu, est et restera toujours « un gars d’ici ». La communauté le félicite et ne peut que souligner ses valeurs de résilience, de travail acharné et d’ambassadeur du succès, ici et ailleurs. Subete Arigatō, Hanshi Laurin.
www.magicskyfilms.com
www.shorinjiryu.net

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