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«Un nouveau récit est en train d'émerger» – Marc de la Ménardière

Par lpbw

RENCONTRE. TC Media a rencontré les deux jeunes réalisateurs français du documentaire «En Quête de Sens», Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière, de passage à Saint-Jérôme.

D’entrée de jeu, ils nous expliquent qu’ils aiment, après les projections, proposer des discussions avec le public, ce qu’ils appellent des ciné-échanges. «Notre film doit servir à relier les personnes entre elles, à créer des synergies grâce aux échanges».

Pour les réalisateurs, il ne s’agit pas juste de consommer le film et de rentrer chez soi. «On regarde ensemble à quoi ressemblerait un autre monde, et ce qu’il nous manque pour faire un premier petit pas. On recrée des espaces où on reparle de ce qui fait un sens ensemble», explique Marc.

Effectivement, la distribution d’En Quête de Sens s’est construite de manière collaborative grâce au soutien d’une communauté très mobilisée constituée de réseaux associatifs et de citoyens engagés qui ont organisé de nombreux ciné-échanges. Un espace de parole libre autour de la transformation de la société et du cheminement intérieur de chacun.

Ça bouge

De son côté, Nathanaël Coste nous explique que l’année 2015 a été pas mal active. «Le bouche-à-oreille a marché très fort. On a été relayé par des associations comme le mouvement Colibris, qui a plein d’ancrages locaux. Ils ont servi d’accélérateur. Ils ont permis aux gens de s’approprier ce qu’il y a dans le film, d’en discuter entre eux et de faire émerger des choses.»

Justement, les réalisateurs constatent qu’il y a beaucoup de gens qui voient que la transition est en marche. «Maintenant il faut se rassembler et faire en sorte que, localement, ça puisse devenir visible et attrayant pour que de plus en plus de gens viennent rejoindre le mouvement de la transition qui est en cours. Le film permet de mobiliser.»

«Un projet de société est en train d’émerger, sur l’habitat, sur la santé, l’éducation, sur les monnaies, sur la démocratie. Nous, on montre que ça existe déjà et on propose d’échanger les bonnes pratiques», nous dit Marc de la Ménardière.

«Un nouveau récit est en train d’émerger et il y a déjà des gens qui sont en train de construire cette nouvelle histoire. Donc, il reste à savoir comment on les rejoint, comment on les soutient. Le changement ne va pas venir d’en haut, ni des politiciens, mais de nous, continue-t-il. Il suffit de nous organiser localement, de faire des lobbies citoyens pour revenir aux vrais politiques, qui sont au service des citoyens. » Selon lui, le film a pu y contribuer un peu en amenant la dimension spirituelle qui était absente de ces débats-là.

«En rencontrant les gens (durant leurs voyages) on a vu que, ce qui fait qu’ils sont aussi lumineux, inspirants et rassembleurs, c’est justement parce qu’ils ont fait ce travail sur eux. Ils ne sont pas dans l’ego. Ça aussi été ça l’apprentissage du film pour nous».

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