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Signes et repères par le sculpteur Pierre Leblanc

Par lpbw

Pierre Leblanc, sculpteur réputé pour ses œuvres d’art public, présente «Signes et repères», sa dernière recherche plastique. Celle-ci questionne l’art et l’architecture religieuse, très présente dans le paysage québécois, mais menacée de destruction. Le sculpteur demeure à Saint-Jérôme depuis un an environ

Pierre Leblanc partage « Sommes-nous un peuple sans histoire? J’ai constaté que depuis plusieurs années, nous, comme Québécois, avons des difficultés à nous identifier à un quelconque passé. J’ai plutôt la conviction, au contraire, que nous avons un passé mais qu’il est en grande partie d’inspiration religieuse et que nous préférons le garder sous silence. En voulant l’évacuer, nous nous sommes dépouillés de nos légendes et de nos coutumes pour créer un grand vide culturel. » Un constat qui est à l’origine de son projet. Tout au long de sa carrière, Pierre Leblanc a présenté des œuvres où se mêlent citations, problématiques de société et constat environnemental.

 Connu pour ses installations en métal et ses grands travaux d’art public (certaines de ses créations pèsent des tonnes et requièrent une grue pour être déplacées), Pierre Leblanc s’intéresse à l’aspect signalétique des objets. En ce sens, le clocher et la flèche des églises témoignent, dans son travail, de la diversité, de l’originalité et de la recherche esthétique des artisans de l’art sacré dans le paysage construit.

 Parallèlement à l’exposition, un retable (construction verticale qui porte des décors sculptés ou peints en arrière de la table d’autel), réalisé pour l’occasion, sera installé dans les fonts baptismaux de la cathédrale de Saint-Jérôme.

 Pierre Leblanc, Miron, des œuvres monumentales, des questionnements de société

Présent dans le paysage public, les gens peuvent, un peu partout au Québec, voir l’une ou l’autre des 64 œuvres installées sur les places publiques. On retrouve de ses sculptures dans plus de 13 musées, à travers le Canada. Au cours des dernières années, il s’est impliqué dans 16 projets, de leur idéation à leur réalisation, en passant par leur conception. « Comme je consacre de deux à trois mois par projet, il est évident qu’il m’arrive de travailler nuit et jour, mais j’adore créer », confie-t-il. Gaston Miron est l’un des personnages le plus cité par Pierre Leblanc. En1995, il réalise l’événement « Les territoires rapaillés » avec Miron et l’artiste  René Derouin.  Il introduit alors les textes de Gaston Miron directement dans son œuvre.

 Son parcours

C’est en travaillant à la Fonderie expérimentale de Pierrefonds avec André Fournelle et Armand Vaillancourt de 1968 à 1972 que Leblanc acquiert une formation en sculpture. En 1974, il quitte Montréal pour s’établir à Val-David, où il restera 34 ans. C’est là, en participant à la création de l’Atelier de l’Île et en y travaillant pendant 7 années consécutives qu’il approfondît ses connaissances en gravure et en lithographie.

 Depuis 1972, il expose régulièrement dans de nombreux musées ou galeries au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe.  On retrouve ses œuvres dans différentes collections publiques et privées dont au Musée d’art contemporain des Laurentides, au Musée de Lachine, au Musée du Bas-Saint-Laurent, au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d’art contemporain de Montréal, à l’Art Gallery of Hamilton en Ontario et à la Kamloops Art Gallery en Colombie-Britannique.

 Signes et repères, du 26 avril au 12 juin 2011, au Musée d’art contemporain des Laurentides, 101, place du Curé-Labelle à Saint-Jérôme, ouvert du mardi au dimanche de 12 h à 17 h.

Informations: (450) 432-7171 – www.museelaurentides.ca –

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