(Photo : Courtoisie)
L'artiste Chloé Sabourin.
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Dans l’univers de l’artiste visuelle Chloé Sabourin

Par Marie-Catherine Goudreau

Chloé Sabourin a la créativité en elle depuis sa jeunesse. Ses oeuvres colorées, féministes et minimalistes l’amènent maintenant jusqu’à Los Angeles et New York pour des expositions. Entrevue avec la jeune artiste, qui installée à Saint-Sauveur, se démarque à l’internationale.

« Quand j’étais jeune, j’ai habité à Montréal, à New York, à Paris et dans les Caraïbes. J’allais beaucoup dans les galeries d’art – ma mère adore ça et elle collectionne l’art. J’ai donc toujours aimée ça », raconte-t-elle. C’est au Cégep qu’elle a appris les techniques. « J’étais la pire élève ! » Elle n’écoutait pas les consignes et faisaient à sa tête, dit-elle.

Malgré cela, ses professeurs lui disaient qu’elle devait absolument poursuivre dans la voie de l’art. « Ils disaient que j’avais ça en moi. » Mais sa famille l’encourageait surtout à suivre une voie plus certaine. Elle a alors fait ses études en droit pour devenir avocate. Mais tout ce temps, la passion est restée et elle a continué à créer, ce qui l’a amenée à poursuivre ses études à l’École des beaux arts de Paris. « Maintenant, ça fait plus de 15 ans que je vends mes toiles de manière professionnelle », souligne celle qui a plus de 15 000 abonnés sur Instagram.

La création

Dans ses toiles, Chloé aime jouer avec les couleurs, les textures, les formes, toujours en restant dans le figuratif. « C’est très minimaliste, mais il y a toujours un élément qui ressort plus, sans que ce soit trop chargé. Le thème est toujours très féminin. J’aime faire ressentir l’émotion de la femme ou explorer la place de la femme dans le travail », dit Chloé.

« Quand je peins, j’ai besoin de douceurs, d’être dans ma bulle. Je peins vraiment pour moi à la base, pour véhiculer une émotion ou quelque chose qui me fait sentir bien. Il y a toujours la nature, les fleurs. C’est difficile de mettre les mots sur ce que je vis. J’aime tellement ce que je suis en train de faire que rien autour ne compte. Tu laisses aller ton émotion et tu dégages ton énergie dans une forme d’art », explique l’artiste.

La vie dans le Nord

Depuis un an, Chloé Habite les Laurentides. Ayant passé tous ses week-ends de jeunesse à skier dans la région, elle a toujours gardé un attachement à celle-ci. Mais jamais elle ne se serait imaginée vivre ici à temps plein. « J’adore le lifestyle ici. Je peux aller skier le soir la semaine. Puis, Montréal est quand même proche alors je peux facilement y aller pour un vernissage par exemple. » Puis, son conjoint et elle sont en train de construire un studio dans la forêt.

Faire carrière à Saint-Sauveur, c’est possible ? « C’était vraiment ma plus grande crainte en déménageant ici. Mais rendu à mon âge, mon mode de vie a changé et je n’ai plus besoin d’aller à tous les évènements, comme je le faisais dans ma vingtaine. Je les choisis », raconte-t-elle. « Mon état d’esprit a changé. Je crois que tu peux 100 % habiter dans le Nord et avoir ta carrière. » Puis, Chloé a de plus en plus d’opportunités à l’étranger.

Pour l’artiste qui se dit hyperactive, il est essentiel de garder son emploi comme avocate, conjuguée à l’art, pour maintenir un équilibre de vie. « J’avais arrêté à un moment de travailler pour peindre à temps plein. Mais le côté intellectuel me manquait alors je travaille maintenant à temps partiel comme avocate », explique-t-elle. « Il me faut plusieurs stimulations pour être motivée. Si je fais toujours la même chose, je ne vais pas être heureuse. »

L’art comme investissement

Chloé a fondé récemment Arthlo, une firme de consultation en art. Pour l’artiste, l’art est une forme d’investissement. Elle accompagne donc des personnes qui souhaitent vendre leurs toiles ou qui veulent en acheter une. À travers son travail d’avocate, elle rencontré plusieurs personnes qui avaient un intérêt pour cela. Puis, elle a aussi suivi des cours sur la commercialisation de l’art à Paris, d’où l’intérêt est né.

« Tu peux avoir un artiste émergent qui va prendre de la valeur dans quelques années », et c’est là que ça devient intéressant comme investissement, croit-elle.


Au moins d’avril, Chloé se rendait à Los Angeles pour The Other Art Fair Los Angeles, une foire d’art pour artistes émergents. Vous pouvez suivre l’artiste sur Instagram @chloe.sabourin ou visitez son site web sabourinchloe.com pour plus d’informations.

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