| Par Rédaction

18 ans et encore plus fringants!

Martine Laval, Collaboration spéciale
Les Denis Drolet fêtent leur 18 ans cette année. Encore plus fringants, leur corpulence fondue, ils s’affinent et se raffinent. La majorité leur sied bien, la maturité de leurs propos émerge sans toutefois perdre de leur absurdité bien connue. Je les attrape au téléphone, juste avant leur dernier spectacle de rodage, leur première montréalaise étant prévue le 31 janvier au Monument-National.
Après une soixantaine de spectacles de rodage dans les petites salles à travers le Québec au cours de la dernière année, les Denis Drolet sont fin prêts « à tasser les dernières petites poussières » de leur spectacle avec leur comparse à la mise en scène, Pierre-François Legendre.
À quoi s’attendre avec ce nouveau spectacle? « Ce qu’on fait qui n’a pas de sens, en attendant qu’il se passe quelque chose de mieux!, me répond spontanément Vincent. On parle du vide d’aller magasiner. Du temps qu’on perd à se prendre en photo et à s’afficher partout; à trimer le poil de notre chien et de le mettre multicolore; des modes, bref une base pour se permettre de délirer, quoi! Ce qu’on dit dans le fond, c’est que la vie est tellement plus absurde que nous autres que, tant qu’à ça, venez nous voir! Nous, on va vous présenter de quoi qui va vous permettre de sortir de ce quotidien-là! »
À savoir comment on écrit ça de l’absurde, Denis à palettes me répond : « On prend un thème que les gens connaissent bien et dans lequel ils se retrouvent, et on y incruste notre délire et notre côté déjanté. L’écriture des Denis Drolet est un langage unique qui ne ressemble à rien d’autre. Au fil des ans, le public s’est approprié les personnages dans leurs situations loufoques, et ils savent maintenant à quoi s’attendre, ce qui nous permet d’y donner une suite et de pousser encore plus loin. Écrire de l’absurde est un travail archi rigoureux, à la recherche de rebondissements, de coupures de rythme, d’exercices de style et de métaphores. Un joyeux mélange déjanté et flyé, mais où tout le monde se retrouve. C’est ça qu’on aime! »
En formule stand-up, En attendant le bon temps c’est 1 h 25 d’un feu roulant d’absurdités, en contact désormais direct avec le public qui délire avec eux!
Les Denis Drolet, le 2 février au théâtre Gilles-Vigneault.
theatregillesvigneault.com

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