| Par journal-le-nord

Julie Gagnon fait le bonheur des enfants dans le besoin

En cette période de crise, les actes de bonté se multiplient et ajoutent de la couleur à travers cette période sombre. Des bénévoles dévoués, des citoyens ordinaires, jeunes ou plus âgés, se mobilisent pour aider ceux qui sont le plus affectés par la pandémie. Nous souhaitons mettre en lumière ces personnes d’exception, qui travaillent trop souvent dans l’ombre.

Personnes d’exception

Julie Gagnon remet des poupées à neuf et leur confectionne des vêtements, pour ensuite les donner au Book Humanitaire qui les redistribue à des enfants dans le besoin. Découvrez l’histoire de cette femme généreuse, qui après avoir vécu un cancer, a choisi de redonner aux autres.

Lorsque possible, les poupées sont remises dans un sac à dos neuf.

Travaillant à temps plein comme représentante dans le domaine de l’alimentation, Julie Gagnon poursuit cette passion dans ses temps libres, la fin de semaine ou à l’occasion le soir. Elle achète des poupées usagées qu’elle lave et recoiffe, pour ensuite coudre trois ou quatre morceaux de ligne qui accompagnent chacune d’elle. Les poupées sont même personnalisées : Julie leur attribue un nom, quelques qualités et un rêve. Lorsque possible, elle remet même la poupée et ses vêtements dans un sac à dos neuf.

« Je les remets à Rachel Lapierre [présidente du Book Humanitaire]. Souvent elles vont être remises à de jeunes filles qui arrivent au Book, soit qu’elles vivent une situation particulière ou une situation de crise. Parfois, ça peut être une maman qui doit quitter le foyer rapidement parce que son conjoint est violent, donc elle se retrouve dans un refuge. Souvent les enfants quittent avec pas grand chose. »

« Un jour je vais trouver à qui les donner »

Julie Gagnon a commencé cette initiative il y a environ 3 ou 4 ans. « J’ai eu un cancer et j’ai été deux ans à la maison sans travailler. Dans l’année qui a suivi mes traitements de chimiothérapie, j’avais de la difficulté avec ma dextérité. J’ai commencé à coudre pour le plaisir. J’ai des petites nièces qui avaient des poupées et voulaient avoir du linge. J’ai commencé comme ça et moi, ça m’aidait à retrouver ma dextérité, ça me permettait d’avoir des projets, c’était bon aussi pour le moral et ça occupait mes journées. Et de fil en aiguille, pour ne pas faire de jeux de mots [Rires], j’ai eu la piqûre. C’est là que j’ai commencé à acheter des poupées et à leur confectionner des vêtements », raconte-t-elle.

Elle poursuit : « Je me disais, un jour, je vais trouver  à qui les donner. Je venais de vivre un cancer, j’avais trouvé ça vraiment difficile et je ne savais pas comment un enfant doit traverser ça, le cancer. Moi je suis un adulte et j’ai trouvé ça difficile. Je me disais que ça devait être épouvantable pour un enfant. Je voulais vraiment que ces poupées soient remises à des enfants qui vivent des choses particulières. »

Redoubler d’efforts pendant la crise

Puis, un matin, elle a eu l’idée d’aller les porter au Book Humanitaire. Le concept a été salué par l’organisme. « Rachel m’a rappelé après pour me dire comment ça avait fait du bien aux enfants à qui elle les avait données. J’avais même reçu des dessins des enfants. Ça m’a donné le goût de continuer. » Aujourd’hui, Julie Gagnon m’affirme avoir confectionné environ une trentaine de poupées. Or, en ce temps de crise, elle met le projet en accéléré étant donné que plusieurs enfants vivent présentement des moments difficiles. « Rachel sait que s’il arrive une famille ou un enfant avec un problème particulier, elle peut m’appeler et j’en ai une ou deux de prêtes ». La semaine dernière [semaine du 6 avril], Julie a même confectionné quelques masques avec ses restants
de tissu à l’intention des bénévoles du Book Humanitaire.

Un petit paquet d’amour

La représentante puise une grande satisfaction à travers son implication. « Je dis toujours que les gens qui font du bénévolat, ce sont des gens qui le font aussi pour eux […] Chaque petit morceau que je confectionne, je suis fière. Quand je les remets à Rachel, je lui dis toujours que c’est plus qu’une poupée, c’est vraiment un petit paquet d’amour que je remets à un enfant que je ne connais pas. » Elle lance même en riant : « Je suis une petite fille dans mon âme! ».

« Quand moi j’ai été malade, j’ai reçu beaucoup beaucoup d’amour de ma famille, de mes proches, j’ai reçu de l’aide aussi de gens que je ne connaissais pas via la Société canadienne du cancer. J’ai été très touchée et à mon tour, je sens le besoin de redonner. Via le Book Humanitaire, j’ai vraiment trouvé ma façon à moi de redonner. »

Julie Gagnon a effectivement trouvé sa marque de commerce à travers ces poupées qui font, il faut le dire, fureur chez les enfants qui les reçoivent. Celle-ci s’est même vue attribuer un surnom. « Les gens m’appellent « madame poupée »! Des bénévoles me disent ah c’est toi « madame poupée »! Ils voient passer les poupées sur le site du Book ou sur les lieux tout simplement », souligne-t-elle.

NOUVELLES SUGGÉRÉES

3 Comments

  1. Micheline Authier

    Bonjour ma nièce. Je suis très fière de toi.je te dis BRAVO BRAVO
    BRAVO
    . Ta tante Micheline

    Reply
  2. Sylvie Duval

    Wow quelle belle initiative!
    Original et tellement thérapeutique.
    Bravo.
    Je suis fière de vous .

    Reply
  3. MARIE-JOSÉE CYNTHIA DEMERS

    WOW, toutes mes félicitations !! Vous êtes vraiment une personne merveilleuse avec un grand cœur, c’est tellement un beau geste de générosité, bonheur, santé et longue vie de Maéva et Cynthia 🙂 xx

    Reply

Submit a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site est protégé par reCAPTCHA et les politiques de confidentialité et conditions de service de Google s'appliquent.