| Par journal-le-nord

Collaboration et mobilisation entre les cinémas

Les cinémas se sont retrouvés dans une situation problématique depuis le début de la crise, alors qu’ils n’ont plus aucun revenu depuis maintenant 2 mois, mais continuent à payer des frais fixes.

 

Il y a 73 ans ouvrait le cinéma Pine situé à Sainte-Adèle et pour la première fois depuis 1948, ce dernier a fermé ses portes en raison de la COVID-19. Nous avons discuté avec le propriétaire, Tom Fermanian, ainsi qu’avec le président du Cinéma Carrefour du Nord à Saint-Jérôme, Éric Bouchard, pour comprendre comment l’industrie des cinémas vit la fermeture de leur salle depuis maintenant 2 mois.

Des cinémas endettés

Tout comme les restaurants, les bars, les salles de spectacle, les cinémas ne se retrouvent pas dans les priorités du gouvernement. « C’est une situation qu’il faut vivre jour par jour », soutient le propriétaire. Bien qu’ils aient eu droit à un prêt de 40 000$ par le gouvernement, les cinémas ne touchent aucun revenu depuis le 15 mars et ne savent non plus à quand se fera la réouverture, qu’il espère au mois de juillet. Selon le propriétaire, même si les salles venaient à ouvrir éventuellement, elles en sortiraient endettées : « Nous n’avons droit qu’à des reports de dettes, nous ne sommes aucunement supportés par le gouvernement fédéral ni par le provincial ni par le municipal », affirme-t-il. De plus, la fermeture du cinéma Pine a nécessairement des conséquences sur l’industrie cinématographique en général, mais surtout québécoise, puisque l’établissement contribue considérablement à la diffusion de productions d’ici, déplore le propriétaire.

Mobilisation

Néanmoins, Éric Bouchard témoigne qu’il y a une mobilisation qui s’est effectuée entre les cinémas, les producteurs et les distributeurs afin d’échanger sur des idées et solutions pour l’ouverture des salles. Trois comités ont d’ailleurs été créés et travaillent respectivement sur des mesures d’opération en prenant compte la distanciation, sur la programmation qui sera sur les écrans et sur une campagne de promotion. Leur plan d’ouverture sera soumis à la santé publique au cours de la semaine, pour qu’elle décide de ce qu’il adviendra des cinémas. « Quand on regarde un peu partout dans le monde, tout porte à croire qu’au mois de juillet, on pourrait sérieusement songer à l’ouverture », déclare M. Bouchard. Selon lui, malgré le fait que plusieurs productions ont dû arrêter leur tournage, le calendrier de diffusion des films reste tout de même assez chargé.

Gagner la confiance

M. Fermanian a témoigné qu’avec d’autres cinémas, ils pensaient à un plan pour la réouverture, comme remplir les salles à 50% de la capacité ou calculer la durée des films pour que les personnes n’entrent et ne sortent pas tous au même moment. M. Bouchard reste optimiste quant à l’avenir des cinémas et croit qu’il sera nécessaire de retrouver la confiance des gens : « On aura la responsabilité d’opérer de façon prudente et sécuritaire. Plus nous suivrons les consignes, plus les clients auront confiance et viendront nous voir. Si les gens voient que plusieurs mesures sont en place, nous serons tranquillement capables d’augmenter notre capacité et volume », indique-t-il.

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