Course automobile : Un podium pour Olivier Dulac au circuit Gilles-Villeneuve

Par Luc Robert
Course automobile : Un podium pour Olivier Dulac au circuit Gilles-Villeneuve
Sur le podium, Olivier Dulac (à droite) a savouré sa 3e position, en compagnie du gagnant Dany Lacroix, au centre, et du détenteur de la 2e place (à gauche) : Michael Racy, de l’Arizona. (Photo : F1600 Canada)

Le pilote Olivier Dulac a pleinement savouré ses premiers coups de volant au circuit Gilles-Villeneuve, samedi dernier, en obtenant une troisième place lors de l’épreuve initiale de la série Pro-Am.

 

Le coureur automobile de Sainte-Sophie évolue dans la catégorie des formules 1600 (17e au total), qui intègre aussi les voitures Pro-Am. La F-1600 faisait partie des courses de soutien, au Grand-Prix du Canada de F1 2019.

«J’ai pris le départ en deuxième place, mais à l’extérieur. Mon but était de jouer de prudence. Une roue s’est détechée de la voiture d’un concurrent et j’ai réagi pour l’éviter. Je l’ai contournée, mais ça m’a fait perdre quatre positions. Je me suis ensuite battu, pour achever la course sur la 3e marche du podium», s’est remémoré le pilote de la voiture numéro 112, commanditée par Digital Days.

Vitesses de pointes

M. Dulac a surtout goûté les longues lignes droites du circuit l’Île-Notre-Dame.

«Les pilotes étaient tous très allumés. Tu devais de réagir vite. On obtenait des pointes de vitesses de 10 km/h plus rapides qu’ailleurs : j’ai atteint jusqu’à 217 km/h dans le droit entre l’épingle et la sortie des puits de F1. Il faisait un peu plus froid samedi, ce qui a aidé aux moteurs à performer».

Olivier Dulac n’a pu prendre part à la deuxième épreuve de F-1600, dimanche matin.

«Il y avait un drôle de bruit, qui provenait de l’intérieur du moteur, quand on l’a démarré. On a préféré faire preuve de prudence et ne pas participer à la 2e course. On va ouvrir le moteur dans les prochains jours».

Un rêve réalisé

«Ça a été un rêve de courir sur le mythique circuit Gilles-Villeneuve, une première fois. Ça m’a fait repensé à mes débuts, à l’âge de 8 ans, en karting. Je dois une fière chandelle à mon oncle, Alain Dulac, qui a conçu ma monoplace avec le programme autocad et à mon père Jacques Dulac, qui a frabriqué le bolide», a rendu hommage le pilote de 23 ans.

Débuts prometteurs

Natif de Saint-Jérôme, Olivier Dulac demeure de nos jours à Sainte-Sophie. Diplômé de l’école nationale d’aérotechnique, il travaille chez Airbus, à titre d’outilleur mécanique. «J’enseigne aussi la course automobile au circuit I-Car de Mirabel. J’essaie d’allier ma passion à ma vie quotidienne. Ce n’est pas évident, quand tu reviens magané physiquement de ton week-end de courses, le dimanche soir. On fait ça par passion».

Le jeune Dulac aimerait bien tenter sa chance au circuit de Mosport, en Ontario, tout comme au Grand-Prix de Trois-Rivières, au mois d’août, à une 2e épreuve à Tremblant.

Saison remplie

En saison 2019, Olivier Dulac est au volant d’une Honda, dans une série longtemps dominée et surnommée la «Formule Ford» (F-1600).

«Le légendaire moteur de Ford Pinto a traversé les époques. Pour ma part, je course avec une Honda. Le moteur est en aluminium et les récentes coques sont plus basses. C’est une conduite différente».

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