Les organismes communautaires s’affirment!

par Ève Ménard
Les organismes communautaires s’affirment!
Benoît Larocque et Marc-Olivier Neveu se sont tous les deux prononcés sur l'importance des organismes communautaires. (Photo : Ève Ménard )

Coalition des Tables régionales d’organismes Communautaires (CTROC)

Le 19 novembre dernier, la Coalition des Tables régionales d’organismes Communautaires (CTROC) tenait une rencontre à l’Hôtel du Mont-Gabriel réunissant 14 régions du Québec afin de rappeler l’importance de mieux soutenir l’action communautaire autonome.

 

Une espèce à préserver

Benoît Larocque, coordonnateur du Regroupement des organismes commu-nautaires des Laurentides (ROCL), explique que chacune des régions possède son regroupement et que trois fois par année, l’ensemble se regroupe afin de discuter des enjeux et des réalités qui touchent les organismes. En novembre cette année, c’est l’Hôtel du Mont-Gabriel à Sainte-Adèle qui était l’hôte de ces trois journées de rencontre.

La CTROC en a profité pour rappeler au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, l’importance des organismes communautaires autonomes au sein de la société. « Je pense qu’on est une espèce à préserver, les organismes communautaires, parce qu’on travaille par, pour et avec les gens directement concernés par la mission. », souligne notamment M. Larocque

La jeunesse concernée

Marc-Olivier Neveu, un jeune étudiant au Cégep de Saint-Jérôme très impliqué dans notre région, était invité à se prononcer sur le rôle des organismes communautaires auprès de la jeunesse. Il raconte avoir lui-même fréquenté l’organisme l’Antre-Jeunes situé dans le secteur Saint-Antoine à Saint-Jérôme dès l’âge de 11 ans. Il y est aujourd’hui impliqué sur le conseil d’administration. « J’avais commencé là-bas parce que je voulais travailler mon estime de moi. Quand on est jeune, au début de l’adolescence, on se pose des questions. C’est important de trouver certaines pistes, l’Antre-Jeunes offrait ces possibilités, dans mon cas. J’ai appris, j’ai cheminé et j’ai vu quels étaient mes besoins à moi, mais aussi collectivement. J’ai vu que le communautaire, ça réunit tous ces gens qui sont les grands oubliés de notre société. ».

Benoît Larocque renchérit sur l’impact du communautaire chez les jeunes, qui, selon lui, est encore plus important aujourd’hui qu’il y a 30 ou 40 ans: « Il y a un certain enjeu d’isolement pour les jeunes. C’est essentiel de se retrouver, de se concerter, de travailler collectivement pour apprendre à prendre sa place en groupe. Les organismes communautaires, c’est un super beau terrain de pratique pour ça. », explique-t-il.

Aux yeux des personnes rassemblées à cette Coalition, ces organismes sont une denrée rare, unique et riche qu’il faut à tout prix préserver, d’où l’importance de rappeler ce rôle essentiel au gouvernement. La plus grande force du communautaire? Marc-Olivier Neveu croit qu’il s’agit de la capacité à être témoin des réalités et à venir en aide concrètement aux gens dans le besoin. « Il y a juste le communautaire, en mon sens, qui peut vraiment dégager ça. C’est important que ces organismes-là aient du soutien de la part de Québec parce qu’ils soutiennent la population. »

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