Chronique La deMOis’aille

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Chronique La deMOis’aille

Par Diana Delaby

 

Goût à la vie

On a une seule vie, une vie qui, selon moi, est faite pour en profiter le plus possible. En y repensant, qui suis-je pour vous dire ça? La vie n’avait aucun sens pour moi autrefois. 

Dès que je suis arrivée dans cette école, je ne connaissais presque personne, je n’avais aucun ami et je passais mon temps dans mon coin à écrire des romans qui, je sais, ne seront jamais publiés. Les jours passaient et arrivaient les mois. Je ne me sentais toujours pas à ma place, même si ma situation sociale évoluait petit à petit, doucement, mais sûrement.

Lors de la première étape, nous travaillions les textes descriptifs en français. J’y étais à l’aise grâce aux romans que j’écrivais pour m’amuser, mais ce qui m’avait le plus surprise c’était ma note à la fin de cette production écrite.

Je faisais toujours d’immenses fautes d’orthographe et mon ancienne institutrice n’aimait pas ce que j’écrivais, alors elle me faisait couler. Pour la première fois, j’avais décroché un 91% en écriture. Moi, qui ratais toujours mes productions écrites, je ne m’étais pas contentée d’avoir la moyenne, non, je m’étais surpassée si on peut dire. Mais là, la surprise n’était pas terminée encore. Ma nouvelle prof n’avait pas que cru en moi et en mon écriture, elle m’avait aussi redonné une raison de continuer à écrire.

Les petits messages d’encouragements qu’elle écrit encore à côté de mes textes m’aident toujours à essayer de nouvelles choses. Des messages tels que : « J’apprends toujours en te lisant, tu mets ta part de couleurs dans tes textes. » Ou bien « Très beau texte, c’est vraiment excellent ! » Disons juste que ce sont ces petites choses qui ont fait une grande différence pour moi.

Pour la première fois, depuis toutes ces années d’école, je suis réellement heureuse d’aller en cours et en plus, j’ai hâte d’y aller quand j’ai une journée avec du français. C’est la prof, que selon moi, tout le monde voudrait avoir. Le genre de prof à nous raconter quelques-unes de ses anecdotes, ou bien qui nous fait rire ou même qui trouve toujours un excellent moyen pour nous redonner confiance en nous. Mais surtout, le genre de prof qui a foi en nous et qui croit en nous.

C’est cette prof qui m’a redonné confiance et qui m’a même montré, sans le vouloir, que dans la vie, il y a des choses merveilleuses à découvrir, des choses qui nécessitent des efforts et de la persévérance, mais qui mènent à une vie si merveilleuse une fois que cela est atteint.

Rien ne me dit que vous, chère prof, vous lirez ce court texte, mais sachez, Madame André, que vous êtes l’une des meilleures profs que j’ai eues. Ne changez pour rien au monde et surtout, merci d’être qui vous êtes.

 

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