Automobile

15 trucs pour économiser sur l’essence

La consommation d’essence d’un véhicule dépend évidemment de son poids et de sa mécanique, mais vos habitudes de conduite y sont aussi pour quelque chose.

Voici quelques pratiques à adopter pour espacer vos arrêts à la pompe.

L’écoconduite, vous connaissez?

Enseignée dans les cours de conduite automobile, l’écoconduite prône la douceur en accélération et en freinage. En plus de conserver une distance raisonnable avec le véhicule qui se trouve devant le sien, l’écoconduite recommande de maintenir sa vitesse de croisière.

Dosez l’utilisation du climatiseur

L’utilisation du climatiseur peut faire grimper de 20% la consommation d’essence. C’est pour cette raison qu’il est conseillé d’ouvrir les fenêtres en ville. En revanche, sur l’autoroute, il est plus économique d’utiliser le climatiseur que de baisser les fenêtres.

Ne faites pas le plein n’importe où ou n’importe quand

D’un moment à l’autre dans une semaine et d’un secteur à un autre, le prix du litre d’essence peut grandement varier. Pour vous aider à magasiner votre carburant, CAA-Québec a mis en place l’outil Info Essence qui vous indique le prix réaliste que vous devriez payer en fonction de l’endroit où vous vous situez.

La fidélité, ça paie!

Les différentes bannières des pétrolières proposent des cartes de fidélité. Bien que les rabais ne soient pas astronomiques, c’est un moyen comme un autre. Et l’effort requis est plus que minime. Chaque cent économisé est un cent de plus dans vos poches.

L’entretien, c’est la clé

Une voiture qui n’est pas adéquatement entretenue peut consommer jusqu’à 25% plus d’essence. Ne remettez pas au lendemain la prise de rendez-vous pour votre voiture. Vous pourriez en payer les conséquences à chaque plein.

Vos pneus sont bien gonflés?

Un pneu pas assez ou trop gonflé peut faire augmenter la consommation de votre véhicule. Ainsi, assurez-vous que la pression d’air des pneus correspond à celle recommandée par le manufacturier. L’information se trouve notamment sur l’étiquette dans l’intérieur de la portière du conducteur.

Ne trimballez pas tout votre bataclan

À quoi bon conserver le support à ski en plein été? Il en est de même pour l’attirail de pique-nique en hiver. Ne transportez pas avec vous des objets inutiles. En allégeant votre voiture, vous éviterez de faire grimper votre consommation. Une augmentation de 1% de l’essence brûlée s’observe pour chaque 25 kilogrammes supplémentaire.

N’achetez pas n’importe quel véhicule

Si vous achetez un véhicule utilitaire sport ou une camionnette, ne vous plaignez pas de la consommation élevée d’essence. Si vous avez deux véhicules à votre domicile, n’hésitez pas à emprunter celui qui est le moins énergivore pour vos plus longs trajets.

La voiture hybride est une possibilité

En 2019, le marché automobile propose bien plus de véhicules hybrides que lors de l’introduction de ce type de motorisation au tournant de l’an 2000. Ça peut être une excellente solution de rechange . Il en est de même pour les voitures hybrides rechargeables. Pour ne plus consommer d’essence du tout, l’achat d’un véhicule entièrement électrique peut être envisagé.

Ne vous déplacez pas n’importe quand

Grâce à des applications comme Google Maps et Waze, vous pouvez planifier vos déplacements et éviter d’être coincé dans un bouchon. Vous pouvez aussi en profiter pour combiner vos commissions.

Le chauffe-moteur, votre allié!

D’après CAA-Québec, l’utilisation d’un chauffe-moteur en hiver vous permettra d’économiser environ 15% d’essence pour des trajets de 20 kilomètres ou moins.

Coupez le moteur si vous ne roulez pas

En hiver, il est recommandé de préchauffer le moteur. Cependant, une durée de 30 secondes suffit. Autrement, il est inutile de laisser un moteur tourner si vous ne roulez pas. Il consomme entre 1,1 et 4 L à l’heure lorsqu’il est au ralenti.

L’ordinaire est extraordinaire

Les mythes entourant l’essence sont nombreux. Alimenter votre voiture avec de l’essence super lorsque le manufacturier ne le recommande pas revient au même que si vous jetiez votre argent par les fenêtres. À l’inverse, il est déconseillé d’utiliser de l’essence ordinaire si votre voiture exige du super. Informez-vous quant aux besoins de votre voiture.

Soyez méfiants des gadgets

Une multitude de gadgets sont disponibles sur Internet pour réaliser des économies de carburant. Or, après avoir réalisé divers tests, CAA-Québec a conclu qu’aucun de ces bidules n’apporte un réel rendement.

L’auto n’est pas le seul moyen de transport

La voiture n’est pas le seul moyen de transport. Lorsque cela est possible, privilégiez le transport en commun, la marche ou le vélo. Le covoiturage peut également être une option intéressante.

Automobile

Sondage : l’imprudence des conducteurs est en hausse

Malgré les confinements et le télétravail rendus nécessaires par la pandémie de COVID-19, le Québec va terminer l’année 2020 avec plus de décès et de blessures graves sur les routes qu’en 2019, si l’on se fie aux statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec.

Les conducteurs sont-ils plus stressés et distraits dans le contexte actuel? Selon un sondage réalisé à la mi-décembre par l’Association canadienne des automobilistes (CAA), une majorité de Canadiens (56 %) affirme percevoir que les comportements dangereux se multiplient sur la route depuis la fin des vacances estivales.

C’est le cas pour les excès de vitesse (35 %), la conduite agressive (32 %) et l’utilisation du cellulaire au volant (30 %). COVID ou pas, le risque est toujours aussi présent.

« On remarque un faux sentiment de sécurité chez les conducteurs ces temps-ci. Avec moins de véhicules sur les routes en raison de la pandémie, certains automobilistes pensent qu’ils peuvent conduire de façon plus téméraire », affirme Ian Jack, vice-président aux affaires publiques du CAA.

La situation ne devrait pas s’améliorer à court terme, la saison froide étant propice aux conditions routières variées et changeantes. Au fait, avez-vous bien préparé votre véhicule pour l’hiver? Ne manquez pas de cliquer sur le lien pour quelques rappels et conseils utiles. Ou encore, découvrez nos 10 bons trucs à adopter sur la route en hiver.

« Avec l’hiver qui s’installe et dans un contexte où tant d’automobilistes conduisent moins fréquemment, il est plus que jamais essentiel de redoubler de prudence et d’adapter sa conduite aux conditions hivernales souvent imprévisibles », renchérit Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec.

Quelques conseils

L’organisme partage d’ailleurs ses propres conseils à ceux qui doivent prendre la route dans les prochaines semaines :

  •  Prenez le temps qu’il faut pour vous rendre à destination. Les conducteurs pressés sont plus enclins à la prise de risques et de possibles fâcheuses conséquences pour eux, mais aussi pour les autres.
  • Programmez votre GPS et votre liste de lecture musicale avant de partir. Rien de mieux que de prévenir les distractions au volant en les réglant avant le départ.
  • Faites attention aux piétons et aux cyclistes. Avec une visibilité parfois réduite, établissez un contact visuel avec les piétons et surveillez vos angles morts pour les cyclistes.
  • Déneigez bien votre auto. Avant de partir, retirez toute la neige et la glace de vos vitres, miroirs et phares. Les « igloos mobiles » sont un danger public et leurs propriétaires s’exposent à une amende salée.
  • Allumez vos feux et phares non seulement pour éclairer votre chemin convenablement, mais aussi pour vous assurer d’être bien vu par les autres usagers de la route.

Articles récents

image générique pour un article
Automobile

Mitsubishi Motors : le meilleur est-il à venir?

Établie en 1917, Mitsubishi Motors a traversé beaucoup d’épreuves au cours du dernier siècle. La dernière décennie a été particulièrement difficile, mais si l’on se fie à Vincent Cobee, directeur mondial de la planification chez Mitsubishi Motors, on verra bientôt des véhicules drôlement intéressants arriver chez les concessionnaires de la marque.

Aux côtés du président et chef de la direction Tony Laframboise, M. Cobee a présenté le Mitsubishi e-EVOLUTION Concept aux médias au Salon de l’auto de Montréal la semaine dernière. Un VUS de performance 100% électrique qui inspirera un modèle de production bientôt dévoilé – probablement au prochain Salon de l’auto de Genève.

De plus, Mitsubishi du Canada a connu une année de ventes record en 2018, grâce en large partie au VUS Outlander PHEV arrivé chez vous il y moins d’un an. Plus de 5 000 unités de cette variante hybride rechargeable ont trouvé preneur au Canada, 47% d’entre elles au Québec. En fait, le Canada est rapidement devenu le troisième marché en importance pour l’Outlander PHEV, tout juste derrière le Royaume-Uni et le Japon. Évidemment, les rabais provinciaux à l’achat de véhicules verts au Québec et en Colombie-Britannique ont aidé la cause.

C’est une bonne nouvelle, puisque les divisions nord-américaines de Mitsubishi Motors ont eu droit à très peu de nouveaux produits ces dernières années. Du moins, jusqu’à l’introduction de l’Eclipse Cross et du Outlander PHEV.

Le curriculum vitae de Vincent Cobee est impressionnant. Avant son arrivée chez Mitsubishi en 2016, il a travaillé pour Nissan durant une quinzaine d’années. Durant ce temps, il a relancé la marque Datsun (dans d’autres marchés) et a également siégé au conseil d’administration d’AvtoVAZ (manufacturier de la marque russe Lada). Il a étudié à l’université Harvard à Boston et à l’école Polytechnique en France, et a résidé dans plusieurs pays, dont les États-Unis et la France, mais aussi le Canada, la Russie et les Philippines. Il est actuellement basé au Japon.

Mais surtout, il n’a pas la langue dans sa poche, et détonne des habituels cadres d’entreprise entraînés pour ne rien divulguer aux journalistes, ou qui se limitent à mémoriser un interminable discours de marketing.

Un avenir électrifié
Mitsubishi Motors annonce clairement la direction dans laquelle elle se dirige au chapitre des nouveaux produits : dès 2020, tous les modèles « fondamentaux » offriront une forme d’électrification. Ce qui signifie que la Mirage sous-compacte sera bientôt retirée, ou qu’elle n’est simplement pas considérée comme un modèle fondamental sur notre marché.

Un deuxième véhicule hybride rechargeable sera ajouté à la gamme d’ici deux ans, et d’ici 2023 ou 2024, la marque proposera une gamme de sept modèles électrifiés. De plus, un tout nouveau Outlander sera introduit en 2021.

Mitsubishi a récemment annoncé qu’elle concentrait ses efforts sur les VUS et les multisegments, une décision tout à fait logique puisque c’est ce que les consommateurs nord-américains recherchent de toute façon. Est-ce qu’on pourrait aussi voir apparaître une voiture ou deux au sein de cette gamme de sept modèles? Ou même des modèles de performance? Possible, mais Cobee était clair à ce sujet : on s’occupera de renouveler la flotte de VUS, ensuite on commencera à rêver de voitures sport.

Pourquoi pas une camionnette? Après tout, le segment des intermédiaires reprend vie au Canada et aux États-Unis avec l’arrivée du Ford Ranger et l’éventuelle introduction d’un modèle équivalent chez la marque Ram. Et Mitsubishi vend déjà le L200/Triton dans d’autres marchés.

Malheureusement, ceux qui attendent impatiemment le retour d’un pickup Mitsubishi en Amérique du Nord – le marché étasunien avait droit au compact Mighty Max dans les années 80 et à l’intermédiaire Raider entre 2005 et 2009 – seront déçus d’apprendre qu’il n’y a aucun plan pour un tel modèle. Les frais reliés à la certification d’une camionnette sont trop élevés, et selon Cobee, il serait trop risqué pour Mitsubishi de lancer une camionnette là où le prix fluctuant de l’essence affecte grandement les ventes de camions.

Puisque de plus en plus de consommateurs sont friands de nouvelles technologies – surtout les Canadiens, dit Cobee –, Mitsubishi planche sur l’intelligence artificielle, le coaching de conduite et la connectivité entre le véhicule et la maison. De la technologie figurant à bord du e-EVOLUTION Concept, ou du moins, c’est ce que l’on prétend.

La force de l’alliance
Le groupe Renault-Nissan a acquis 34% des actions de Mitsubishi en 2016, après la chute de la valeur boursière de ce dernier qui avait admis publiquement avoir falsifié des cotes de consommation de ses minivoitures vendues au Japon.

À l’époque, on se demandait ce qui adviendrait des opérations nord-américaines de la marque. Mitsubishi était – et est encore – un joueur important dans des marchés émergents, mais avec une gamme si petite sur notre marché par rapport à celle de Nissan, la disparition de la marque en Amérique du Nord semblait plausible.

On n’a pas encore vu de nouveaux produits développés à travers l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi – l’Outlander PHEV était déjà en vente en Europe et l’Eclipse Cross a été conçu avant l’acquisition –, mais Vincent Cobee a précisé que tant et aussi longtemps que Mitsubishi demeure profitable dans un marché donné, on continuera à l’exploiter. Même si Renault ou Nissan ont une plus grande part du marché.

Une compagnie peut-elle emprunter motorisations, plateformes et technologies au sein de l’alliance afin de les utiliser dans leurs propres produits? Absolument. Alors, pourquoi Nissan n’a-t-elle pas déjà pris la motorisation hybride rechargeable de l’Outlander pour l’installer dans le Rogue? Selon Cobee, Nissan n’est pas intéressée à cette technologie, préférant s’investir dans les motorisations 100% électriques. De plus, elle possède déjà sa technologie hybride e-POWER. Les futurs produits de Mitsubishi pourraient donc être construits sur des plateformes Nissan et Renault.

En ce moment, Mitsubishi Motors clame haut et fort que son Outlander PHEV est le VUS rechargeable le plus vendu au monde. Difficile à croire que depuis son introduction sur d’autres marchés en 2013, aucun autre manufacturier n’ait commercialisé un utilitaire hybride rechargeable abordable pour en guise de riposte – mis à part une ou deux marques chinoises pour des ventes locales. Cela ne saurait tarder.

Au Canada, Mitsubishi demeure un petit joueur sur le marché automobile. Par contre, s’il tient sa promesse de nous proposer une gamme de sept véhicules au cours des prochaines années, de motorisations électrifiées innovatrices et – on le souhaite – un agrément de conduite qui a longtemps été sa marque de commerce, ses parts de marché augmenteront indéniablement. Et avec des gens passionnés tels que Vincent Cobee à bord, on ne peut que constater que la marque est entre bonnes mains.

image générique pour un article
Automobile

J'ai de sérieux problèmes de chauffage avec Mon Hyundai Tucson 1,6T. Ça vous dit quelque chose?

Bonjour Antoine,

Êtes-vous au courant des problèmes de chauffage du Hyundai Tucson 1,6T? Par temps froid, le moteur met un temps fou à monter en température et si on a le malheur d’éteindre le moteur pour deux minutes, la jauge à température baisse presque instantanément. Il semble que Hyundai ne reconnaisse pas le problème.

————————–

Bonjour Stéphane,

Effectivement, il s’agit d’un problème connu, il ne semble pas y avoir pour l’instant de bulletin technique chez Hyundai pour le corriger. Un ami personnel mécanicien chez Hyundai me mentionnait avoir remplacé des thermostats sur ces modèles, comme solution temporaire, mais ça ne règle pas tout.

Il faut comprendre que ce moteur est de petite cylindrée et a été conçu pour être bien refroidi lorsque sollicité, puisqu’il s’agit à la base d’une mécanique se retrouvant aussi dans certaines autos sport de la famille. L’inconvénient, c’est que par temps froid, l’excellent système de refroidissement devient un problème et qu’en plus, la petite cylindrée ne permet pas de grimper le moteur en chaleur comme avec une plus grosse cylindrée. Autrement dit, le moteur 1,6 litre turbocompressé est tout simplement mal adapté au Tucson, ce qui explique pourquoi on l’a retiré du catalogue cette année pour le remplacer par un quatre cylindres atmosphérique de 2,4 litres.

En attendant que Hyundai trouve une solution (et il faudra qu’il le fasse), un petit truc serait de ne pas mettre le chauffage à fond. De laisser la ventilation au deuxième ou troisième niveau, le temps que le moteur grimpe en température, afin de faciliter son réchauffement. Il ne s’agit bien sûr pas d’une solution idéale, mais d’un petit truc pour gagner, semble-t-il, des degrés plus rapidement.

Notez en terminant qu’il ne sert pas à grand-chose de laisser le véhicule tourner au ralenti pendant plusieurs minutes avant de prendre la route, puisqu’au ralenti, ce moteur ne grimpe pas en température. On constate d’ailleurs le même problème avec le moteur turbocompressé du Honda CR-V, pour lequel les plaintes sont également très nombreuses.

image générique pour un article
Automobile

Un VUS chez Bugatti : oubliez ça

Conscient des rumeurs entourant le développement d’un VUS chez Bugatti, le Président de la prestigieuse marque française a tenu à mettre les choses au clair.

En effet, Stephan Winkelmann a remis les pendules à l’heure, et ses mots ne laissent aucune place à la spéculation. «Il n’y aura pas de VUS chez Bugatti», a-t-il martelé, ajoutant simplement que cela «ne rendrait pas justice à la marque et à son histoire».

Cette déclaration de M. Winkelmann va à l’encontre de ce qui se passe ailleurs dans l’industrie. Des marques de prestige comme Maserati et Lamborghini ont déjà un VUS sur les routes alors que d’autres constructeurs exclusifs comme Aston Martin et Lotus travaillent sur le dossier.

Chez Bugatti, on croit plutôt que l’avenir demeure dans les bolides de prestige comme la Chiron, alliant à merveille le luxe et les performances, gracieuseté de son moteur à 16 cylindres de 1500 chevaux.

L’été dernier, le constructeur a même prouvé qu’il pouvait aller vers des modèles encore plus exclusifs en dévoilant la Divo, une version encore plus cinglée de la Chiron qui ne sera commercialisée qu’à 40 petits exemplaires.

image générique pour un article
Automobile

GMC Sierra 1500 AT4 2019 : le camion de l'apocalypse

SAN DIEGO (Californie) – Bon, soyons honnêtes, le GMC Sierra AT4 2019 n’est pas aussi extrême qu’un Ford F-150 Raptor. Et quand Ram sortira son Rebel TRX, qui sera probablement alimenté par un moteur de Hellcat, il risque d’être encore plus méchant.

Ça n’empêche pas le GMC d’être une bête aventurière. Au contraire, il est juste assez bien équipé pour se sauver d’un monde apocalyptique. C’est en Californie, en banlieue de San Diego, que nous l’avons mis à l’essai sur les sentiers battus.

Bien musclé
L’AT4, c’est la déclinaison hors route du nouveau GMC Sierra 1500 introduit à l’été 2018. Se détaillant à partir de 61 500 $, l’ensemble ajoute juste assez d’accessoires au Sierra ordinaire pour lui permettre de bien se débrouiller en hors route. La déclinaison AT4 sera également disponible dans le nouveau Sierra Heavy Duty qui vient d’être dévoilé.

Parmi les modifications, on compte une suspension repensée incorporant des amortisseurs de marque Rancho. Celle-ci fut également soulevée de 51 mm. Il y a ensuite des plaques de protection, en avant et en arrière, un différentiel autobloquant de marque Eaton, un système d’aide à la descente et des pneus de 33 pouces adaptés au hors route : soit pour la boue, soit pour le tout-terrain. C’est au choix.

Esthétiquement, tous les AT4 viennent de série avec une grille noircie, des jantes spécifiques et des crochets de remorquage – c’est pratique lorsque vient temps de déprendre un ami d’une situation difficile.

Concernant la motorisation, rien ne change par rapport à un Sierra standard. L’AT4 peut être alimenté par un de trois moteurs, soit un V8 de 5,3 litres d’une puissance de 355 chevaux et d’un couple de 383 lb-pi, un autre V8 de 6,2 litres délivrant pas moins de 420 chevaux et un couple de 480 lb-pi, ou un six cylindres turbodiesel de 3,0 litres. Malheureusement, l’ensemble ne s’offre pas avec le V6 de 4,3 litres.

Et si cela n’est pas assez, sachez que GMC peut aussi vous vendre un ensemble Performance. Disponible avec le moteur V8 de 6,2 litres, l’option augmente la puissance de 15 chevaux et le couple de 9 lb-pi. On en profite également pour modifier l’entrée d’air et les tuyaux d’échappement, altérant la sonorité de la bête de façon importante. On vous le confirme, le Sierra AT4 n’a pas seulement l’air méchant, il sonne méchant!

Un convoi dans le désert
GMC nous avait préparé un parcours hors route intéressant, sans être trop exigeant. On nous proposait carrément de grimper une grosse montagne, un derrière l’autre, pour ensuite la redescendre sur son flanc, tout en admirant la vue de carte postale à notre gauche.

En toute honnêteté, l’épreuve était un peu légère, jamais on n’a ressenti que le camion forçait, et nous sommes convaincus que ces engins peuvent en faire bien plus. Cependant, l’aventure nous a permis de révéler une suspension remarquablement bien calibrée pour le hors route, sans pour autant sacrifier la douceur de roulement tant adorée du Sierra. L’habitacle, lui, demeure aussi silencieux qu’un monastère.

La deuxième section du parcours fut un peu plus coriace. On devait escalader un rocher, les différentiels verrouillés en mode « 4×4 low », pour ensuite en redescendre. Pendant que le ronronnement des moteurs V8 rassurait les journalistes inclinés à 45 degrés, le camion, lui, surmonte l’épreuve comme un chef, surtout ses pneus, qui ont bien sûr dû se cramponner à la surface parfois glissante.

Bien entendu, ces programmes révèlent rarement les réelles prouesses d’un véhicule, car, rappelons-le, ils ont été mis sur pied par le constructeur lui-même et sont souvent exécutés dans des environnements contrôlés.

Cela étant dit, le GMC Sierra AT4 2019 demeure une camionnette intéressante, et représente un peu plus qu’un simple ensemble esthétique. Équipé ainsi, le Sierra dispose de suffisamment d’atouts pour s’aventurer dans le bois sans trop de pépins, tout en conservant les éléments pratiques et de confort auxquels on s’attend d’un pick-up pleine grandeur. C’est une excellente base pour n’importe quel adepte de hors route voulant se construire une véritable machine de guerre.

image générique pour un article
Automobile

Tesla obtient le feu vert pour vendre sa Model 3 en Europe

Au terme du trimestre dernier, la tête d’affiche et dirigeant de Tesla Elon Musk annonçait aux investisseurs que les prochains mois allaient être houleux. Avec la mise en marché de sa Model 3 en Amérique et de ses problèmes d’assemblage, les derniers temps ont sans doute été difficiles pour le constructeur californien. Mais réjouissons-nous : Tesla a eu le feu vert pour commercialiser son dernier modèle sur le Vieux Continent!

Dans la lettre partagée aux investisseurs au terme du troisième trimestre de l’année précédente, on y lit que le marché des berlines en Europe est plus de deux fois supérieur à celui des États-Unis. Et l’an dernier, la Tesla Model 3 devenait la voiture de luxe la plus vendue aux États-Unis, devançant du coup des modèles bien établis tels que l’Audi Q5 et la Série 3 de BMW. Autrement dit, le marché européen risque d’être touché drôlement fort par l’arrivée de cette petite sportive électrique américaine où des géants tels que le groupe Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz trônent depuis des décennies.

À ce propos, l’analyste Arndt Ellinghorst de l’entreprise Evercore ISI Research a appris dans le cadre d’une entrevue avec Jim Lentz, le grand chef de Toyota Amérique du Nord, que Tesla menaçait également de toucher les ventes de la Prius, une voiture qui ne se compare habituellement pas avec les véhicules du catalogue Tesla. Verrons-nous le même phénomène se produire en Europe?

Tout comme le manufacturier l’a fait au Canada et aux États-Unis, on commencera par rendre disponibles dès février 2019 les véhicules équipés d’une batterie de grande capacité pour ensuite introduire les autres déclinaisons disposant d’une plus petite batterie. Entre temps, les manufacturiers automobiles européens hâtent le pas et tentent d’offrir une réplique digne de ce nom à Tesla. Mercedes-Benz offre le EQC, Audi le e-tron quattro, Jaguar le I-PACE et BMW la série i. Comme l’a si bien dit M. Musk, les prochains mois seront certainement houleux!

image générique pour un article
Automobile

Kia Sportage 2019 : cinq choses à savoir

Le segment des VUS compacts est évidemment extrêmement populaire au Canada et au Québec, et l’on s’attend à ce qu’il continue d’accroître alors que les consommateurs délaissent les voitures compactes et intermédiaires.

Il est donc primordial pour chaque constructeur d’en proposer au moins un. Chez Kia, c’est le Sportage qui remplit ce rôle, et comme son nom l’indique, on lui a conféré un petit côté sportif qui l’aide à se démarquer par rapport à ses rivaux, y compris le Honda CR-V, le Toyota RAV4, le Ford Escape et le Hyundai Tucson. Complètement redessiné pour l’année-modèle 2017, il est reconduit cette année sans changements majeurs. Voici cinq choses à savoir au sujet du Kia Sportage 2019.

Une puissante motorisation disponible en option
Le Kia Sportage 2019 est équipé de série d’un quatre cylindres de 2,4 litres produisant 181 chevaux, disponible avec un rouage à traction ou un intégral. Par contre, la version SX Turbo au sommet de la gamme profite plutôt d’un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres qui génère 237 chevaux et un couple de 260 livres-pied. Grâce à celui-ci, le Sportage devient drôlement rapide, et consomme à peine plus qu’avec le moteur de base.

Prêt pour l’hiver
De série, le Sportage LX de base est équipé de sièges avant chauffants et de rétroviseurs extérieurs chauffants, et se détaille à partir de 25 295 $ avant les frais de transport et de préparation. Pour 2 200 $ supplémentaires, on peut ajouter le rouage intégral Dynamax, et pour 30 595 $, on peut passer à la déclinaison EX qui dispose d’un volant chauffant et gainé de cuir. Enfin, des sièges chauffants arrière sont disponibles dans la version EX Tech à 37 695 $.

Espace de chargement perfectible
Lorsque les sièges arrière sont relevés, l’aire de chargement du Kia Sportage 2019 propose un volume de 868 litres. En rabattant les dossiers arrière, on se retrouve avec un volume de 1 703 litres. C’est bien, mais plusieurs autres VUS compacts en offrent davantage. En fait, seuls les Mazda CX-5, Mitsubishi Eclipse Cross et Jeep Cherokee sont pires à ce chapitre.

Système multimédia élaboré
Le Sportage LX de base comprend un modeste écran de cinq pouces, mais à partir de la déclinaison EX, on obtient un écran tactile de sept pouces ainsi qu’une intégration Apple CarPlay et Android Auto, alors que les éditions EX Tech et SX Turbo misent sur un écran tactile de huit pouces, une recharge de téléphone sans fil et une chaîne Harman/Kardon de qualité supérieure.

Garantie intéressante
Comme tout véhicule Kia, le Sportage profite d’une garantie compréhensive de cinq ans ou 100 000 kilomètres (selon la première éventualité), y compris le groupe motopropulseur, et l’assistance routière est incluse pendant cinq ans sans limites de kilométrage. De plus, on offre une garantie d’un an ou 20 000 km sur les ajustements et les articles de consommation tels que les ampoules, les essuie-glaces, les fusibles et les plaquettes de frein, entre autres.