Automobile

15 trucs pour économiser sur l’essence

La consommation d’essence d’un véhicule dépend évidemment de son poids et de sa mécanique, mais vos habitudes de conduite y sont aussi pour quelque chose.

Voici quelques pratiques à adopter pour espacer vos arrêts à la pompe.

L’écoconduite, vous connaissez?

Enseignée dans les cours de conduite automobile, l’écoconduite prône la douceur en accélération et en freinage. En plus de conserver une distance raisonnable avec le véhicule qui se trouve devant le sien, l’écoconduite recommande de maintenir sa vitesse de croisière.

Dosez l’utilisation du climatiseur

L’utilisation du climatiseur peut faire grimper de 20% la consommation d’essence. C’est pour cette raison qu’il est conseillé d’ouvrir les fenêtres en ville. En revanche, sur l’autoroute, il est plus économique d’utiliser le climatiseur que de baisser les fenêtres.

Ne faites pas le plein n’importe où ou n’importe quand

D’un moment à l’autre dans une semaine et d’un secteur à un autre, le prix du litre d’essence peut grandement varier. Pour vous aider à magasiner votre carburant, CAA-Québec a mis en place l’outil Info Essence qui vous indique le prix réaliste que vous devriez payer en fonction de l’endroit où vous vous situez.

La fidélité, ça paie!

Les différentes bannières des pétrolières proposent des cartes de fidélité. Bien que les rabais ne soient pas astronomiques, c’est un moyen comme un autre. Et l’effort requis est plus que minime. Chaque cent économisé est un cent de plus dans vos poches.

L’entretien, c’est la clé

Une voiture qui n’est pas adéquatement entretenue peut consommer jusqu’à 25% plus d’essence. Ne remettez pas au lendemain la prise de rendez-vous pour votre voiture. Vous pourriez en payer les conséquences à chaque plein.

Vos pneus sont bien gonflés?

Un pneu pas assez ou trop gonflé peut faire augmenter la consommation de votre véhicule. Ainsi, assurez-vous que la pression d’air des pneus correspond à celle recommandée par le manufacturier. L’information se trouve notamment sur l’étiquette dans l’intérieur de la portière du conducteur.

Ne trimballez pas tout votre bataclan

À quoi bon conserver le support à ski en plein été? Il en est de même pour l’attirail de pique-nique en hiver. Ne transportez pas avec vous des objets inutiles. En allégeant votre voiture, vous éviterez de faire grimper votre consommation. Une augmentation de 1% de l’essence brûlée s’observe pour chaque 25 kilogrammes supplémentaire.

N’achetez pas n’importe quel véhicule

Si vous achetez un véhicule utilitaire sport ou une camionnette, ne vous plaignez pas de la consommation élevée d’essence. Si vous avez deux véhicules à votre domicile, n’hésitez pas à emprunter celui qui est le moins énergivore pour vos plus longs trajets.

La voiture hybride est une possibilité

En 2019, le marché automobile propose bien plus de véhicules hybrides que lors de l’introduction de ce type de motorisation au tournant de l’an 2000. Ça peut être une excellente solution de rechange . Il en est de même pour les voitures hybrides rechargeables. Pour ne plus consommer d’essence du tout, l’achat d’un véhicule entièrement électrique peut être envisagé.

Ne vous déplacez pas n’importe quand

Grâce à des applications comme Google Maps et Waze, vous pouvez planifier vos déplacements et éviter d’être coincé dans un bouchon. Vous pouvez aussi en profiter pour combiner vos commissions.

Le chauffe-moteur, votre allié!

D’après CAA-Québec, l’utilisation d’un chauffe-moteur en hiver vous permettra d’économiser environ 15% d’essence pour des trajets de 20 kilomètres ou moins.

Coupez le moteur si vous ne roulez pas

En hiver, il est recommandé de préchauffer le moteur. Cependant, une durée de 30 secondes suffit. Autrement, il est inutile de laisser un moteur tourner si vous ne roulez pas. Il consomme entre 1,1 et 4 L à l’heure lorsqu’il est au ralenti.

L’ordinaire est extraordinaire

Les mythes entourant l’essence sont nombreux. Alimenter votre voiture avec de l’essence super lorsque le manufacturier ne le recommande pas revient au même que si vous jetiez votre argent par les fenêtres. À l’inverse, il est déconseillé d’utiliser de l’essence ordinaire si votre voiture exige du super. Informez-vous quant aux besoins de votre voiture.

Soyez méfiants des gadgets

Une multitude de gadgets sont disponibles sur Internet pour réaliser des économies de carburant. Or, après avoir réalisé divers tests, CAA-Québec a conclu qu’aucun de ces bidules n’apporte un réel rendement.

L’auto n’est pas le seul moyen de transport

La voiture n’est pas le seul moyen de transport. Lorsque cela est possible, privilégiez le transport en commun, la marche ou le vélo. Le covoiturage peut également être une option intéressante.

Automobile

Sondage : l’imprudence des conducteurs est en hausse

Malgré les confinements et le télétravail rendus nécessaires par la pandémie de COVID-19, le Québec va terminer l’année 2020 avec plus de décès et de blessures graves sur les routes qu’en 2019, si l’on se fie aux statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec.

Les conducteurs sont-ils plus stressés et distraits dans le contexte actuel? Selon un sondage réalisé à la mi-décembre par l’Association canadienne des automobilistes (CAA), une majorité de Canadiens (56 %) affirme percevoir que les comportements dangereux se multiplient sur la route depuis la fin des vacances estivales.

C’est le cas pour les excès de vitesse (35 %), la conduite agressive (32 %) et l’utilisation du cellulaire au volant (30 %). COVID ou pas, le risque est toujours aussi présent.

« On remarque un faux sentiment de sécurité chez les conducteurs ces temps-ci. Avec moins de véhicules sur les routes en raison de la pandémie, certains automobilistes pensent qu’ils peuvent conduire de façon plus téméraire », affirme Ian Jack, vice-président aux affaires publiques du CAA.

La situation ne devrait pas s’améliorer à court terme, la saison froide étant propice aux conditions routières variées et changeantes. Au fait, avez-vous bien préparé votre véhicule pour l’hiver? Ne manquez pas de cliquer sur le lien pour quelques rappels et conseils utiles. Ou encore, découvrez nos 10 bons trucs à adopter sur la route en hiver.

« Avec l’hiver qui s’installe et dans un contexte où tant d’automobilistes conduisent moins fréquemment, il est plus que jamais essentiel de redoubler de prudence et d’adapter sa conduite aux conditions hivernales souvent imprévisibles », renchérit Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec.

Quelques conseils

L’organisme partage d’ailleurs ses propres conseils à ceux qui doivent prendre la route dans les prochaines semaines :

  •  Prenez le temps qu’il faut pour vous rendre à destination. Les conducteurs pressés sont plus enclins à la prise de risques et de possibles fâcheuses conséquences pour eux, mais aussi pour les autres.
  • Programmez votre GPS et votre liste de lecture musicale avant de partir. Rien de mieux que de prévenir les distractions au volant en les réglant avant le départ.
  • Faites attention aux piétons et aux cyclistes. Avec une visibilité parfois réduite, établissez un contact visuel avec les piétons et surveillez vos angles morts pour les cyclistes.
  • Déneigez bien votre auto. Avant de partir, retirez toute la neige et la glace de vos vitres, miroirs et phares. Les « igloos mobiles » sont un danger public et leurs propriétaires s’exposent à une amende salée.
  • Allumez vos feux et phares non seulement pour éclairer votre chemin convenablement, mais aussi pour vous assurer d’être bien vu par les autres usagers de la route.

Articles récents

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Meilleurs achats 2019 du Guide de l’auto : Audi A4 et A5

Les Meilleurs achats du Guide de l’auto, c’est un classement annuel, dressé par notre équipe de journalistes, des voitures et des camions les plus recommandés. Et ce, dans une foule de segments de marché. Cela comprend bien sûr les véhicules de marques populaires, plus abordables, mais aussi les voitures et les VUS de luxe.

Dans la catégorie des voitures compactes de luxe, le titre du Meilleur achat 2019 a été remis ex aequo à la berline Audi A4, à la familiale A4 Allroad ainsi qu’à l’Audi A5, qui se décline en coupé, en version cinq portes Sportback et en cabriolet. Partageant plate-forme et mécaniques, les Audi A4 et A5 se distinguent par leur raffinement et leur qualité de fabrication, notamment au chapitre de la finition et du design de l’habitacle.

Outre la déclinaison de base de la A4, ces voitures compactes sont équipées du rouage intégral quattro ainsi que d’un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres développant 252 chevaux et un généreux couple de 273 livres-pied à bas régime. En passant aux versions S4 et S5, on obtient un V6 turbo de 3,0 litres produisant 354 chevaux et un comportement routier résolument sportif. L’Audi A4 est disponible à partir de 39 800 $ avant les frais de transport et de préparation, alors que la A5 se détaille à partir de 48 400 $ (coupé), 49 200 $ (Sportback) et 63 550 $ (cabriolet).

La deuxième place appartient à la BMW Série 3 (PDSF à partir de 49 000 $) redessinée et améliorée à tous points de vue pour 2019. La 330i xDrive dispose d’un quatre cylindres turbocompressé de 255 chevaux et, de série, un rouage intégral. Au cours de 2019, la M340i de 382 chevaux s’ajoutera à la gamme.

En troisième place, on retrouve la Mercedes-Benz Classe C (PDSF à partir de 46 100 $) qui se décline en coupé, en berline, en familiale et en cabriolet. Son moteur à quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres déploie 255 chevaux, procurant de belles performances et une économie de carburant appréciable, alors que les Mercedes-AMG C 43 profitent d’une dynamique de conduite rehaussée et d’un V6 biturbo de 385 chevaux.

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Voiture canadienne de l’année de l’AJAC 2019 : gagnants des catégories annoncés

Lors du Salon international de l’auto de Montréal, l’Association des journalistes automobile du Canada a dévoilé les gagnants des catégories dans le cadre de son programme de la Voiture canadienne de l’année 2019.

Dans la catégorie des petites voitures, c’est la Kia Forte 2019 qui a remporté le titre, alors que les journalistes de l’AJAC lui ont accordé la meilleure note au chapitre de la valeur subjective. Elle a battu la Honda Insight et la Toyota Corolla à hayon, qui ont terminé respectivement en deuxième et troisième place.

Dans la catégorie des grandes voitures, la Kia Stinger 2019 a terminé au premier rang, suivi de près de la Toyota Avalon, alors que la Mazda3 a pris le troisième rang. La Stinger a reçu les points les plus élevés au chapitre du design, des caractéristiques de confort et de commodité, des performances, de la tenue de route et de la valeur subjective.

Dans la catégorie des voitures intermédiaires de luxe, la Mercedes-Benz E 400 2019 s’est emparé du premier rang pour son design intérieur et extérieur, sa position de conduite et l’ergonomie de son habitacle, ses caractéristiques de sécurité, son confort ainsi que ses faibles niveaux de bruit, de vibrations et d’à-coups. La E 400 a battu la Mercedes-Benz C 300 4MATIC familiale et la Genesis G70, qui se sont classées respectivement deuxième et troisième.

Dans la catégorie des grandes voitures de luxe, les journalistes de l’AJAC ont accordé le meilleur pointage au Volvo V90 R-Design 2019, qui s’est démarquée par son design extérieur, ses performances, sa tenue de route et – bien sûr – son espace de chargement. Il a battu la Lexus LS.

Dans la catégorie des voitures sport et de performance, la Mazda MX-5 2019 a pris le premier rang, passant à peine devant la Volkswagen Golf R et la Ford Mustang qui se sont classées deuxième et troisième. La MX-5 a impressionné les journalistes par sa qualité d’assemblage et sa dynamique de conduite.

Dans la catégorie des petits véhicules utilitaires, le Hyundai Kona 2019 a terminé au premier rang pour son design intérieur et extérieur, sa longue liste de caractéristiques disponibles, ses performances et son comportement routier. Le Nissan Kicks s’est classé deuxième, alors que le Mitsubishi Eclipse Cross a terminé au troisième rang.

Dans la catégorie des véhicules utilitaires intermédiaires, le Mazda CX-5 2019 s’est classé premier, battant le Subaru Forester en deuxième place et le Jeep Cherokee en troisième place. Le CX-5 a reçu les meilleurs pointages au chapitre de la qualité, du design intérieur, des faibles niveaux de bruit, de vibration et d’à-coups ainsi que du comportement routier.

Dans la catégorie des grands véhicules utilitaires, le premier rang a été décerné au Mazda CX-9 2019 qui s’est distingué par son confort de roulement et sa tenue de route. Le Subaru Ascent s’est emparé du deuxième rang, suivi du Hyundai Santa Fe en troisième place.

Dans la catégorie des véhicules utilitaires intermédiaires de luxe, les journalistes ont accordé le meilleur pointage à l’Infiniti QX50 2019, terminant devant l’Acura RDX en deuxième place et l’Alfa Romeo Stelvio en troisième place. Le QX50 s’est démarqué par son design intérieur, le confort de son habitacle ainsi que son économie de carburant.

Dans la catégorie des camionnettes, le Ford F -150 diesel a battu le Ram 1500 et le Chevrolet Silverado 1500, qui ont terminé respectivement deuxième et troisième. Le F-150 a brillé pour le confort de son habitacle, ses bas niveaux de bruit, de vibration et d’à-coups ainsi que pour l’économie de carburant de sa motorisation.

Dans la catégorie des véhicules électriques, la Chrysler Pacifica hybride 2019 a terminé au premier rang pour son design intérieur et extérieur, sa polyvalence et son confort de roulement. Elle a battu la Volkswagen e-Golf qui s’est classée deuxième ainsi que la Nissan LEAF qui s’est classée troisième.

Dans la catégorie des véhicules électriques de luxe, le Jaguar I-PACE 2019 a reçu le meilleur pointage, se démarquant au chapitre des bas niveaux de bruit, de vibrations et d’à-coups, des performances, de la tenue de route ainsi que de l’autonomie. Le deuxième rang est occupé par la Volvo S90 T8, alors que la Volvo XC60 T8 a terminé troisième.

Les prix de la Voiture canadienne de l’année et le Véhicule utilitaire canadien de l’année seront annoncés au Salon de l’auto de Toronto le mois prochain, alors que les prix de la Voiture canadienne écologique de l’année et du Véhicule canadien écologique de l’année seront dévoilés au Salon de l’auto de Vancouver.

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La Toyota Yaris à hayon est abandonnée aux États-Unis

La perte de croissance des voitures se fait une fois de plus ressentir. Toyota a annoncé que sa petite Yaris à hayon, longtemps la voiture de choix des étudiants ou des consommateurs à faible budget, sera discontinuée aux États-Unis.

Toutefois, elle demeure disponible sur notre marché. Du moins, c’est ce qu’on nous a dit du côté de Toyota Canada. Mais pendant combien de temps encore?

La berline demeure
Avec un prix de départ de 15 690 $, la Yaris est, encore aujourd’hui, la Toyota la plus abordable et figure parmi les autos les moins chères du marché. Hélas, l’engouement vers les VUS, surtout depuis que de nouveaux joueurs atteignables comme le
Nissan Kicks et le Toyota C-HR sont parmi nous, mène inévitablement à une perte de vitesse dans les ventes de voitures sous-compactes.

De plus, la Yaris commençait à se montrer vielle. Relativement inchangée depuis 2006, elle fait désormais face à des rivales beaucoup plus modernes et spacieuses, comme la Hyundai Accent et la Honda Fit. En raison de ventes si peu performantes, Toyota se rend donc compte qu’il serait difficile de justifier les coûts de développement d’une nouvelle mouture.

Au moins, la Yaris berline demeure offerte sur le marché américain. Assemblée en partenariat avec Mazda, celle-ci, bien que moins polyvalente, est une voiture mieux aboutie que sa sœur, sans oublier une finition d’habitacle nettement mieux soignée pour un prix de vente presque identique (16 595 $).

On ne sait toujours pas combien de temps la Yaris à hayon demeurera sur notre marché, mais Toyota déclare qu’on dévoilera sa remplaçante au Salon de New York. Sans surprise, il y a de fortes de chances que ce soit un petit VUS…

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Chevrolet Colorado 2019 : adorable

Dans le monde des camionnettes compactes/intermédiaires, on retrouve à un extrême le Toyota Tacoma; robuste, rudimentaire et presque indestructible. À l’opposé, il y a le Honda Ridgeline; raffiné, moderne et un peu étrange par sa conception monocoque.

Le Chevrolet Colorado se glisse en plein milieu, heureux mélange entre les deux.

Fidèle
Si l’année 2018 fut une année de VUS et de grosses camionnettes, 2019 sera celle des petits camions. Ford vient tout juste de ressortir son Ranger après une pause de huit ans, et Jeep s’est enfin décidé à commercialiser une variante pick-up de son Wrangler, sans oublier l’arrivée d’un potentiel concurrent chez Hyundai.

GM a donc vu la vague venir avant plusieurs. Longtemps presque seul dans son créneau face à trois rivaux japonais – le Toyota Tacoma, le Honda Ridgeline et le Nissan Frontier – le Colorado, avec son cousin mécanique le GMC Canyon, joue le rôle du canif suisse depuis sa refonte en 2014. Autant capable de se fondre dans la masse avec sa déclinaison commerciale inoffensive que prêt à se battre sur les sentiers battus en format ZR2, l’immense diversité de la camionnette de General Motors demeure sa plus grande qualité.

Pour 2019, le Colorado reste relativement inchangé, si ce n’est de l’édition Minuit Z71, une option de 3 460 $ qui ajoute des roues de 17 pouces peintes en noir, des pneus tout-terrain de 31 pouces, des écussons noircis, des marchepieds, un système d’échappement modifié et une chaîne audio de marque Bose.

C’était justement ce véhicule que nous avions à l’essai. Équipé d’une transmission quatre roues motrices à deux vitesses, d’un moteur V6 de 3,6 litres d’une puissance de 308 chevaux et d’un couple de 275 lb-pi, d’une boîte automatique à huit rapports, d’une cabine multiplace et d’une caisse courte de 62 po (1 567 mm), notre Colorado, d’une valeur totale de 50 410 $, était idéal pour affronter une tempête de neige.

Vous avez dit combien?
En effet, 50 000 $ pour un « petit » camion, c’est assez dispendieux. C’est un problème qui affecte également tous les concurrents du Colorado. À ce prix, on empiète facilement dans le segment des camionnettes pleine grandeur, des engins plus spacieux, puissants et aptes à remorquer des charges bien plus élevées.

Or, à moins de s’en tenir aux versions de base – dans ce cas-ci, alimentées par un moteur quatre cylindres de 2,5 litres de 200 chevaux – et au rouage à propulsion, on n’achète pas un Colorado pour économiser de l’argent, mais parce que l’on recherche quelque chose de plus petit, ou que l’on désire épargner un peu de sous à la pompe.

Mais cela n’empêche pas le Colorado de bien performer dans son créneau. Même s’il est avec nous depuis quelques années déjà, il demeure concurrentiel avec une capacité de remorquage maximale de 7 000 livres (3 175 kg). C’est plus élevé que celle du Honda Ridgeline (5 000 lb/2 268 kg), moins que celle du Ford Ranger (7 500 lb/3 402 kg), et pas très loin derrière celle du Jeep Gladiator (7 650 lb/3 469 kg). Par contre, en équipant le Chevrolet du moteur turbodiesel de 2,8 litres, la capacité grimpe à 7 700 lb ou 3 493 kg.

Sur la route, le Colorado est extrêmement agile. Certes, sa conception de cadre en acier mène inévitablement à des bondissements et des oscillations indésirables, mais il est cependant beaucoup mieux équilibré qu’un Tacoma. On le sent plus sportif, le Colorado. Pas aussi agile et réactif qu’un Ridgeline, qui est en réalité un VUS avec une caisse, il est néanmoins amusant et facile à maîtriser sur une surface glissante.

Le système à quatre roues motrices y est pour beaucoup. Capable d’alterner entre un rouage à propulsion, un système intégral en mode Auto, ou de devenir un véritable rouage quatre roues motrices en Mode 4×4 « high » ou « low », le Colorado peut à la fois être extrêmement amusant à faire déraper sur une surface légèrement enneigée – son châssis hyper bien calibré lui permettant d’exécuter de magistraux drifts contrôlés – ou de sortir d’un énorme banc de neige lorsque les conditions deviennent un peu plus difficiles.

Pour sa part, le moteur V6 réalise des accélérations plus que suffisantes, émet une sonorité exquise, livre une bonne dose de couple à bas régime, et affiche une consommation d’essence raisonnable. Lors de notre essai par un temps glacial, nous avons enregistré une moyenne de consommation de 11,6 L/100 km, ce qui est excellent compte tenu de la météo.

Rien à dire non plus au sujet de la boîte automatique à huit rapports, qui demeure – comme c’est le cas avec presque toutes les boîtes de vitesses de General Motors – d’une souplesse digne de mention, passant d’un rapport à l’autre tout en douceur, rétrogradant rapidement et réagissant merveilleusement bien à une mi-pédale d’accélération.

Il commence à se faire vieux
Alors, sur le plan technique, il n’y a rien à craindre. Le Colorado s’avère un concurrent de taille face à ses rivaux plus modernes, car on l’apprécie rapidement à cause de sa polyvalence et sa mécanique bien adaptée. Nous adorons aussi l’édition Z71 Minuit qui lui confère une « légère touche méchante » à un prix abordable.

Mais bien que son habitacle soit spacieux et pratique grâce à sa banquette arrière accommodante, on remarque un design et des matériaux dépassés pour le segment. Des plastiques de qualité discutable, de gros espaces entre les panneaux et un assemblage d’une autre époque révèlent une camionnette désuète.

Par chance, le système multimédia, lui, a été mis à jour, incorporant la plus récente interface Chevrolet MyLink. C’est simple et convivial : les énormes icônes colorées sont faciles à saisir, et le fait qu’il soit muni de boutons physiques permet de nous en servir avec une paire de gants, sans oublier la compatibilité Android Auto / Apple CarPlay, et la borne Wi-Fi (abonnement), des ajouts agréables.

Finalement, le Colorado n’a pas beaucoup de défauts à part les marchepieds inutiles dont notre modèle d’essai était équipé. C’est une valeur sûre pour n’importe quel amateur de camions cherchant quelque chose d’un peu plus sport qu’un Silverado ou un Sierra.

Autrement dit, il vous suivra avec enthousiasme dans vos aventures les plus périlleuses tant en été qu’en hiver.

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Mazda3 2019 : elle déménage dans les quartiers cossus

Mazda demeure un petit constructeur plus marginal qui dispose de ressources financières beaucoup moins importantes que la majorité de ses concurrents. Afin d’assurer sa pérennité à long terme, ce dernier a décidé de laisser Honda, Toyota et Hyundai s’affronter sur le terrain de l’abordabilité et de positionner ses véhicules à un niveau supérieur dans l’échelle du luxe et bien entendu, du prix. Le but? Augmenter la marge de profit et surtout, la rentabilité.

Certains l’ont remarqué, l’opération a débuté avec l’arrivée de la dernière génération des CX-9 et CX-5, des modèles beaucoup plus sophistiqués alors que l’ajout des versions Signature s’inscrivait directement dans cette tangente.

Cette fois, c’est la Mazda3 qui passe au bistouri et qui arrive pour 2019 sous une toute nouvelle génération. Nous avons eu la chance de la découvrir lors d’une prise de contact assez rapide, mais tout de même révélatrice. Nous avions surtout hâte de voir si cette nouvelle Mazda3 était à la hauteur de ses prétentions et si elle pourrait se permettre de regarder ses rivales de haut.

Le style
Vendue à un prix de base de 18 000 $, la Mazda3 2019 sera offerte en trois versions, GX, GS et GT.

Afin d’attirer les acheteurs et leur faire oublier la facture un peu plus salée, on compte miser premièrement sur le design. Les nouvelles lignes de la Mazda3 sont inspirées de la philosophie KODO de Mazda et plusieurs de ses traits de caractère proviennent des concepts Kai et Vision Coupe.

Elle est effectivement très élégante et rien ne semble faux. Même en cherchant, on n’a rien découvert de tape-à-l’œil, comme c’est parfois le cas ailleurs dans l’industrie.

Deux configurations demeurent disponibles, soit la berline quatre portes et la version cinq portes à hayon. Cette dernière, très prisée au Québec, se démarque non seulement par son design, mais aussi par son aspect pratique supérieur.

Sa silhouette arrière ne semble pas faire l’unanimité, mais il faut noter que c’est plus réussi en vrai qu’en photo. On aime bien l’effet des feux dont la partie centrale ronde s’illumine telle une Ferrari. Ce sont des détails comme ça qui font bonne impression.

Luxe à bord
C’est la même chose lorsque l’on prend place à bord et que l’on scrute les panneaux de porte, le volant et le levier de vitesses gainé de cuir. On a transformé l’habitacle du tout au tout et l’effet de luxe est impressionnant, surtout dans la version GT avec sa finition deux tons.

Le choix des matériaux, l’assemblage et l’attention aux détails sont de loin supérieurs à ce que l’on retrouve chez beaucoup d’autres constructeurs.

Le tableau de bord est épuré et on a droit à un nouveau système multimédia qui comprend un écran de 8,8 pouces. On l’a positionné un peu plus haut et en retrait sur le tableau de bord afin qu’il soit plus en ligne avec notre champ de vision. Cependant, sa fonction tactile a été abandonnée. Sa manipulation repose principalement sur une commande rotative dont l’ergonomie et la présentation n’est pas sans nous rappeler celle de chez Audi.

Le tout n’est pas trop complexe à utiliser. Les menus sont bien pensés, mais c’est moins intéressant qu’un écran tactile, surtout lorsque vous désirez opérer les fonctions d’Apple CarPlay et d’Android Auto. On retrouve deux prises USB à l’avant, rien par contre à l’arrière qui permet de brancher les appareils de vos enfants.

N’hésitez pas à jeter un œil, ou une oreille, au système de audio Bose à 12 haut-parleurs qui procure une expérience musicale beaucoup plus riche. Les ingénieurs se sont attardés à bien positionner les haut-parleurs plutôt que de simplement utiliser l’espace restant.

Toujours axée sur le conducteur
Alors que plusieurs constructeurs s’orientent de plus en plus vers la conduite autonome, Mazda continue de miser sur le plaisir de conduite et la relation entre la voiture et son conducteur. Ce sont deux visions opposées et celle de Mazda peut sembler archaïque, mais c’est cette philosophie qui alimente l’histoire d’amour des Québécois avec la marque depuis des années.

Chez Mazda, tout tourne autour de l’humain et de sa relation avec le véhicule. On a développé nombre de technologies autour de cette philosophie, notamment l’architecture SKYACTIV et un système de contrôle du vecteur de couple. On pousse l’exercice à l’extrême, mais c’est en conduisant le véhicule que l’on découvre l’effet de toutes ces technologies. Ce n’est pas ce qui fera vendre des Mazda3 en lisant la brochure, mais c’est ce qui fera que vous apprécierez autant prendre le volant jour après jour.

Enfin, un rouage intégral
Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance d’essayer un modèle équipé du rouage intégral, l’une des grandes nouveautés adoptées par cette nouvelle génération. Ces derniers arriveront plus tard en cours d’année.

On nous mentionne toutefois qu’il s’agit du même système que l’on retrouve à bord du CX-3 avec quelques variations dans la gestion de la traction et de la répartition du couple. Le hic, c’est que le rouage intégral devient offert uniquement à partir de la version GS. Il faudra donc débourser minimalement 26 000 $ pour l’obtenir – 27 000 $ pour la version à hayon – ce qui laisse un avantage à la Subaru Impreza dont toutes les livrées en sont équipées.

Côté motorisation, on a reconduit les mêmes mécaniques, mais on a revu les systèmes de gestion et optimisé légèrement leur rendement. On a tout d’abord mis à l’essai une version équipée du quatre cylindres de 2,0 litres, ce dernier qui équipe toujours les versions de base. C’était l’occasion d’essayer la boîte manuelle à six rapports qui s’est avérée un véritable charme à opérer. Elle est précise, tout comme l’embrayage. Elle rehausse le sentiment de contrôle et on ne la recommanderait pas si Mazda n’était pas passé maitre dans cet art.

Du reste, le moteur de base demeure agréable et intéressant en raison de son économie de carburant supplémentaire. Notre modèle d’essai disposait d’un système hybride léger qui sera proposé en Europe, mais rien n’est prévu pour ce qui est de notre marché.

Le moteur à quatre cylindres de 2,5 litres, optionnel dans les versions GS et offert de série avec la Mazda3 GT, offre un peu plus de puissance. La boîte automatique est de série avec ce dernier dans le cas de la berline, mais vous pouvez l’obtenir avec la manuelle dans le cas de la Mazda3 Sport à hayon. Voilà certainement le moteur qui rend le mieux justice aux prétentions de la Mazda3. Un moteur SKYACTIV-X, tout aussi puissant, mais plus économe, devrait se joindre à la gamme ultérieurement.

Une nouvelle suspension arrière
La Mazda3 utilise maintenant la plateforme des petits véhicules de Mazda. Elle passe donc à un essieu à barre de torsion à l’arrière, comme c’est le cas avec le CX-3. Les ingénieurs justifient ce changement par un meilleur contrôle en virage, notamment en minimisant les torsions vers l’intérieur. Nous avons eu la chance de pousser un peu la voiture sur des chemins sinueux de la Californie et on s’aperçoit que la voiture est capable d’en prendre. Les transferts de poids sont réduits au minimum et le châssis est ultra rigide. Lors de notre court essai, rien ne nous a permis de décrier ce changement.

Il ne lui manque qu’une version ultraperformante afin de démontrer toutes ces aptitudes aux WRX STI et Golf R de ce monde.

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Un poste de police troque sa Dodge Charger pour une Tesla Model S

Qui a dit qu’une voiture de patrouille rapide et puissante devait obligatoirement être mue par un moteur à combustion?

Effectivement, une Tesla peut amplement faire le travail et ce, à moindre coût. C’est dans cet ordre d’idées que la direction du poste de police de Fremont, en Californie, a pris la décision de remplacer sa Dodge Charger 2007 par une Tesla Model S datant de 2014. Cette acquisition s’inscrit dans le plan de réduction des émissions nocives du poste de police qui espère réduire sa consommation de 25% entre 2005 et 2020.

Le poste de police, qui se situe dans la même ville que l’usine d’assemblage des Model S, produit environ 980 tonnes métriques de dioxyde de carbone chaque année seulement avec son service de patrouille. S’il atteint sa cible, les émissions totales de la ville seront réduites de 10% !

Actuellement, le poste de police possède déjà une flotte de véhicules électriques et hybrides comprenant entre autres neuf Ford Escape hybrides, cinq Ford Fusion hybrides, quatre Ford Fusion hybrides rechargeables et trois Toyota Prius.

Quoique l’acquisition de la Model S ait été plus dispendieuse qu’une Dodge Charger d’une usure similaire, la direction du poste de police affirme qu’elle économisera environ 32 000$ en essence chaque année en plus des économies de coûts liées à l’entretien moins coûteux des voitures électriques. Si le pari de ce service de police est réussi, croyez-vous que nous verrons certaines stations régionales tenter le coup?