Laurence Jalbert offrira un spectaclebénéfice au Théâtre Gilles-Vigneault pour la Maison d’Ariane. pour la Maison d’Ariane. (Crédit photo: photograph-i)

| Par Ève Ménard

Spectacle-bénéfice offert par Laurence Jalbert

Le 18 mai prochain au Théâtre Gilles-Vigneault, Laurence Jalbert donnera un spectacle-bénéfice au profit de la Maison d’Ariane, qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale et à leurs enfants. 

Cela fait maintenant plus d’un an que l’autrice-compositrice-interprète s’est prononcée publiquement au sujet de la violence conjugale dont elle a été victime pendant 11 ans. « Depuis ma sortie, évidemment, j’ai beaucoup de demandes en lien avec la violence conjugale et si ça fonctionne dans l’horaire, je le fais toujours avec plaisir! Ce que je souhaite, c’est d’aider les autres à travers ce que j’ai vécu », souligne-t-elle.

Maison d’hébergement de deuxième étape 

Le spectacle du 18 mai a pour objectif d’amasser un premier 100 000 $. Ce montant servira à ajouter un nouveau volet d’héberge-ment, comprenant huit logements. Cette ressource en hébergement de deuxième étape devrait ouvrir ses portes dès septembre 2023, précise Fannie Roy, coordonnatrice à la Maison d’Ariane. Cet héber-gement transitoire d’une durée d’un an s’adresse aux femmes et à leurs enfants, dont la sécurité demeure à risque. Il sera accessible aux personnes qui auront déjà séjourné en maison de première étape. 

Dans ce premier séjour en hébergement d’urgence, d’une durée maximale d’environ trois mois, les femmes ont leur propre chambre, mais partagent des aires com-munes. En hébergement de deuxième étape, elles ont leur propre logement. « Il y a davantage d’autonomie et d’intimité. C’est aussi une occasion de poursuivre les démarches sociojudiciaires et de tout mettre en place pour retrouver de la sécurité et un pouvoir sur leur vie », ajoute Fannie Roy. Il s’agira non seulement de logements sécuritaires, mais aussi à prix abordables. On souhaite d’ailleurs y établir un loyer à 25 % du revenu des femmes, pour leur permettre de consolider une bonne autonomie financière. 

Compléter le filet de sécurité 

« Les femmes nous disaient souvent que c’est très intensif un hébergement en pre-mière étape, et souvent les femmes qui ont vécu de la violence conjugale ont un réseau social qui s’est effrité. Il y a un grand vide, qu’elles nous disaient vivre, après l’hébergement. C’est donc aussi une manière d’estomper l’aide et l’intervention auprès des familles pour que ça se fasse de manière graduelle et qu’elles puissent retrouver de l’autonomie pour la suite », explique la coordonnatrice, sur les bien-faits d’un tel ajout. 

Fannie Roy précise toutefois que la cons-truction de logements sociaux abordables dans la région demeure une nécessité. « La maison de deuxième étape, c’est un hébergement transitoire, mais comme levier final, il faut que les femmes aient accès par la suite à des logements abor-dables. » 

L’importance des ressources 

Laurence Jalbert reconnait tout l’apport des ressources en matière de violence conjugale. Elle-même avait fait appel à SOS violence conjugale où elle avait été accueillie avec grande bienveillance. 

« L’existence des maisons d’hébergement est absolument nécessaire, essentielle, primordiale. Cette aide-là existe, il faut juste que la femme soit prête. Moi, si je n’avais pas vu la publicité de SOS violence conjugale, je n’aurais peut-être jamais pris la décision de les appeler, et peut-être qu’on ne se parlerait pas aujourd’hui, parce que c’était la mort que je voulais », confie la chanteuse. 

Aujourd’hui, bien que le processus de guérison prenne du temps, elle dit aller beaucoup mieux. « Je n’écrivais plus de chansons depuis 16 ans. Et j’ai recom-mencé, l’été dernier. Je ne sais pas quand, mais un album s’en vient. » 

Les ressources

SOS violence conjugale

1 800 363-9010

sosviolenceconjugale.ca

Maison d’Ariane

450 432-9355

maisondariane.ca

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