Dominic Légaré avec une partie de son équipe chez Hamster. (Photo: Sébastien Fleurant)
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L’inflation prise en compte pour la rentrée

Par Aurélie Moulun

« Pour nous le retour à l’école ce n’est pas un sprint, c’est plutôt un marathon qui s’étend sur 11 semaines. » Le président de la papeterie Robert Légaré – Hamster, Dominic Légaré, soutient que l’inflation n’a pas eu d’effets dévastateurs sur le prix de ses produits. 

Robert Légaré – Hamster est une papeterie située à Saint-Jérôme. Pour le président de l’entreprise, la rentrée scolaire commence presque lorsque l’année se termine. « Dès le mois de juin, on se met en mode rentrée scolaire. »

Puisqu’il fait ses achats très tôt, il a ainsi pu minimiser l’ampleur de l’inflation sur le prix de ses produits. « Pour le matériel scolaire, presque tous les achats sont faits avant mars. En faisant nos achats très tôt, cela nous permet de sauver sur l’inflation. Donc, depuis mars, nos produits scolaires n’ont pas augmenté. »

Malgré tout, la papeterie Robert Légaré n’est pas insensible à l’inflation. « On a tout de même subi une hausse de prix qui varie entre 5 % et 8 % sur certains de nos produits. »

Coup de publicité d’Amazon

Depuis les dernières semaines, Amazon a lancé une grande campagne de publicité concernant les articles de papeterie pour la rentrée scolaire. Malgré l’inflation, Dominic Légaré ne craint pas que les familles choisissent Amazon plutôt que les papeteries. 

« Amazon est un compétiteur comme un autre. Je dirais qu’une fois que les gens sont venus magasiner chez nous, ils reviennent l’année d’après », explique Dominic Légaré. 

Pour lui, c’est le service à la clientèle qui fidélise ses acheteurs. « En matière de prix, on se compare avantageusement à Amazon. Et en matière de qualité et de service, c’est incomparable. On peut conseiller les parents quand ils viennent en magasin. Avec le temps, on sait ce dont les parents ont réellement besoin », souligne le président. 

L’inflation et les listes d’effets scolaires

Le directeur général du Centre de services scolaire des Laurentides, Sébastien Tardif, soutient être sensible à l’inflation. 

« Chaque année, les conseils d’établissement repassent à travers les listes scolaires pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus. On s’assure que le matériel est réellement utilisé », dit-il. 

Sébastien Tardif explique également que les prix varient légèrement d’année en année. Cela dépend notamment des fournitures scolaires demandées par les enseignants ainsi que le matériel pédagogique tel que des livres d’exercices par exemple. 

« Cette année, pour l’école Chante-au-Vent, la plus grande augmentation de coût a lieu en 6e année, soit de 20 $. » Le directeur général note que l’augmentation est due à des changements liés à l’album de finissant. La seconde augmentation la plus élevée est de 10 $ pour les élèves de la maternelle 4 ans. 

Du côté de l’école Saint-Joseph, les plus grandes variations se situent en 1re année, avec une augmentation de 2 $ ainsi qu’en 2e année avec une diminution de 26 $ de matériel scolaire. 

« On ne demande pas de matériel non-utile. La majorité des membres du conseil d’établissement sont des parents. Alors, ils comprennent la situation puisqu’ils la vivent eux-mêmes », déclare le directeur général. 

D’ailleurs, Mélanie Dufort, coordonnatrice aux communications du Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord « confirme que les enseignants se consultent toujours pour établir la liste ». Cela a pour but notamment d’éviter de demander du matériel en double aux parents. 

Mme Dufort souligne également que le conseil d’établissement fait « bien attention parce qu’on ne veut pas que le coût des effets scolaires devienne une barrière pour les parents et les familles ». 

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