La zoothérapie pour petits et grands

Par Guillaume Marchal

Se relaxer grâce aux animaux : C’est l’un des principes de la zoothérapie. Le 5 juin, la ville de Saint Jérôme accueillait Sanya Blablabla, une adepte de la discipline. Elle animait le club « Zoo-lire » destiné aux enfants de 7 à 12 ans qui résident à Saint-Jérôme. Pour la dirigeante du centre communautaire de zoothérapie, Suzanne Legault, les bienfaits sont multiples. Ils pourraient même, dans certains cas, remplacer des traitements médicaux.

« J’étais en train de rêver, j’ai vu écrit en haut d’une page blanche «zoothérapie» », confie Suzanne Legault, créatrice du premier centre dans la région Laurentienne. La retraitée de 68 ans s’occupe du centre communautaire de zoothérapie à Salabery-de-Valleyfield .

« J’agis encore beaucoup dans la région des Laurentides. J’ai habité 17 ans à Saint-Sauveur. J’ai eu l’occasion de créer beaucoup de contact dans la MRC. »

Avant de déménager il y a quelques années, le centre était établi à Saint-Jérôme, sur le boulevard Grignon. Organisé autour d’une dizaine d’activités, il compte un peu plus de six employés, qui proposent des ateliers.

« Nos travailleurs amènent leurs propres animaux aux consultations. Pour la plupart, il s’agit de chiens, cochons d’Inde, chats ou lapins », explique-t-elle.

« Zoo-ainés, zoo-jeunes »

« On agit auprès des enfants, adolescents et personnes âgées », informe Suzanne Legault. Les personnes du troisième âge traversent souvent des périodes d’instabilité, comme la perte d’un proche, d’autonomie, et de mémoire.

« Il a été prouvé scientifiquement qu’être en présence d’un animal réduit l’anxiété et facilite la réminiscence », affirme Suzanne Legault. « Cette présence de vie auprès des personnes âgées a pour effet de diminuer l’isolement social, et apporte un panel de bienfaits », soutient-elle.

« Auprès des jeunes, l’animal devient un prétexte à l’apprentissage », dit Mme Legault. Une partie de la nouvelle génération reste captivée par les écrans. Jeux vidéo, réseaux sociaux, télévision, les prétextes sont bons pour ne pas sortir en extérieur ou ouvrir un livre.

« Avec Zoo-lire, une activité proposée aux enfants, on essaie de leur inculquer le plaisir de feuilleter un livre dès le plus jeune âge. » L’animal va servir de support pour tenter de canaliser l’enfant.

Quant au programme « zoo-sécur », il apprend à l’enfant à décoder le langage canin. « Les jeunes apprennent à reconnaître les réactions du chien, pour l’approcher sans danger et éviter les morsures », affirme la directrice.

« Zoo-déficience, zoo-Contact »

« L’enfant reprend confiance en lui à la suite d’une séance, elle valorise son estime de lui-même », soutient-elle. Les personnes souffrant de faiblesse physique ou mentale se replient souvent sur elles-mêmes. « On travaille régulièrement avec des personnes souffrant d’autisme ou étant en situation de déficience intellectuelle », affirme Suzanne Legault.

« Un enfant souffrant d’autisme a généralement du mal à se laisser approcher, ou toucher. À la fin d’une séance, il arrive à communiquer avec l’animal, à le flatter, et à créer du lien. C’est toujours touchant », continue-t-elle. « C’est pour moi un excellent outil d’intervention auprès de ce public- là », conclut Suzanne Legault.

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