(Photo : Marianne Duquette)

Couteaux CLK : Une marque internationale fabriquée à Saint-Jérôme

Par Marie-Catherine Goudreau

Gabriel Clerk a commencé à concevoir des couteaux dans le garage chez ses parents il y a quelques années. Aujourd’hui, ses couteaux CLK fabriqués à main se vendent à travers le monde et sont utilisés par des grands chefs d’ici.

Celui qui a maintenant 11 000 abonnés sur Instagram a vu ce nombre augmenter depuis qu’il commandite les vidéos du chef Laurent Dagenais, qui compte plus de 1,6 million d’abonnés. C’est en partie grâce à lui que la majorité de sa clientèle provient de l’international.

Gabriel a étudié en Transformation des matériaux composites au Cégep de Saint-Jérôme. Puis, il s’est tournée vers la Physique à l’université. Mais ce domaine s’est révélé trop théorique pour lui. « Je passais beaucoup de temps à gosser dans mon garage. C’était mon échappatoire. Puis, j’ai commencé à regarder des vidéos sur YouTube pour apprendre comment forger des couteaux », raconte-t-il. « Je suis tombé dans le loop sans que je me rende compte ! »

Marianne Duquette

Au même moment, il travaillait aussi dans un restaurant. Les employés ont commencé à acheter ses produits. Et c’est à l’automne 2017 qu’il a commencé à faire cela à temps plein. Les connaissances qu’il avait apprises durant son DEC l’ont aussi aidé à développer sa technique.

Expansion 

Au début de son entreprise, Gabriel concevait tous les couteaux à la main, un à la fois. Cela les rendait tous uniques à leur façon. « Il y a un aspect artistique qui vient avec les couteaux. La texture est différente de l’un à l’autre. On a un contrôle vraiment élevé sur le produit final », explique-t-il.

Toutefois, la demande devenait beaucoup trop grande pour sa capacité de production à lui seul. « À la fin de l’année 2020, j’en avais pour 10 mois de commandes. Quand je faisais des éditions spéciales, ça partait en 10-15 minutes ! », soutient-il.

« J’avais deux options qui se présentaient à moi. Soit j’augmente ma production en engageant quelqu’un pour lui montrer mes techniques acquises au fil d’années d’expérience, soit j’augmente ma productivité. »

Ainsi, il a donc développé les lames machinées, ce qui permet de produire des couteaux en plus grosse production. « Ça reste la même qualité en acier. Puis on fait l’assemblage, la finition et l’emballage à la main » explique-t-il. « Ça me permet de gérer tout ce qui est courriel par exemple ! Et je fais encore des produits selon mon inspiration ! »

Réutiliser les matériaux

Gabriel a même conçu des couteaux avec les skis de Coupe du monde de Mikaël Kingsbury. « C’était assez stressant à découper ! Mais c’était vraiment cool comme projet », dit-il. Il a pu conserver la texture et le design du ski pour le manche. Cette édition de couteaux a par ailleurs été vendue en moins d’une heure.

Il aime aussi collaborer avec des entreprises de la région pour réutiliser leur matériel. Par exemple, il a fait des couteaux avec des barriques de bière de la brasserie Dieu du Ciel! ainsi que de la Brasserie Sir John.

« Ça fait vraiment de belles rencontres et des belles collaborations avec les gens de la région. Ça permet de nourrir mon côté créatif. C’est très important pour moi de garder cette passion là, même si ça grossit », souligne-t-il. « Mon rêve, ce serait de faire des couteaux avec les chandails ou les bâtons du Canadien de Montréal. »

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