| Par France Poirier

Bachelière en travail social à 75 ans!

Cahier « GÉNÉRATION B »

 

L’UQO | Campus de Saint-Jérôme est très fière de souligner l’accomplissement d’une de ses étudiantes qui est une véritable source d’inspiration.

En effet, Monique Morin, une retraitée de 75 ans, avait besoin de défis. Déjà détentrice d’un diplôme d’études collégiales en travail social, elle a décidé d’effectuer un retour aux études afin d’obtenir son baccalauréat en travail social. C’est ainsi qu’à l’automne 2019, madame Morin faisait partie des nouveaux diplômés de l’UQO | Campus de Saint-Jérôme.

Grâce à son expérience, la nouvelle diplômée s’est facilement trouvé un poste à temps partiel dans une résidence pour personnes âgées à Saint-Sauveur, le CHSLD L.B. Desjardins, un milieu de vie pour personnes en perte d’autonomie ou en convalescence.

Pour Monique Morin de retourner sur les bancs d’école pour apprendre est un excellent moyen de travailler sa concentration et sa mémoire. « Fréquenter l’université permet également de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes. Je dois avouer que j’ai une bonne génétique. Ma mère a maintenant 100 ans passés et elle est toujours en forme », souligne madame Morin.

Monique Morin et le recteur de l’UQO, Denis Harrisson. Photos : Courtoisie UQO

De mère au foyer à travailleuse sociale

Monique Morin n’en est pas à son premier retour aux études. C’est après avoir consacré son temps à ses quatre enfants que la résidente de Val-David a décidé d’entreprendre un retour aux études en travail social au Cégep de Saint-Jérôme en 1995.

« L’UQO | Campus de Saint-Jérôme n’existait pas et je ne pouvais pas suivre une formation universitaire à Montréal avec quatre enfants », explique-t-elle. C’est à la suite de problèmes de santé de l’un de ses fils et les difficultés rencontrées avec le système de la santé qu’elle a eu le désir d’aider les autres. Sa formation collégiale l’amenait à exercer sur le terrain, à être près des gens, ce qu’elle affectionne tout particulièrement.

Elle a terminé son diplôme d’études collégial avec un méritas de la meilleure progression scolaire. À la fin de son DEC, elle a travaillé dans un centre de femmes en difficulté pendant une vingtaine d’années à titre d’intervenante et ensuite de coordonnatrice. Elle y a notamment mis sur pied une chorale pour ces femmes. Ce chœur a même chanté au Mondial des chorales avec Gregory Charles.

Après cinq ans à la retraite, Monique Morin a eu envie de poursuivre sa formation universitaire tant désirée pour accentuer ses connaissances du travail social. Elle était curieuse et souhaitait exercer des relations d’aide à domicile en soutenant les aînés afin qu’ils ne se retrouvent pas dans les labyrinthes administratifs du système de la santé. C’est avec brio qu’elle a relevé son défi universitaire. Elle aimerait partager son expérience lors de causeries avec les aînés pour les inviter à retourner aux études.

« Je dis souvent, si on veut quelque chose, on doit le faire, même si c’est difficile ; il faut juste oser et après on est fier de nos accomplissements », a conclu Monique Morin.

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1 Comment

  1. Natalie Aucoin

    Bravo à vous madame, vous avez tout mon admiration pour cette grande réalisation! Je suis moi-même à terminer min BAC en Travail social et je le trrminerai le jour de mes 50 ans! Comme vous dite, il est dès plus important de réaliser ses rêves malgré les efforts que l’on doit y mettre.

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