Brent Aubin de retour en première division allemande pour au moins deux ans

Par Luc Robert
Brent Aubin de retour en première division allemande pour au moins deux ans
La famille Aubin passera deux saisons de plus en Allemagne.

Hockey européen

L’ailier droit Brent Aubin vient de signer un contrat de deux saisons, plus une année d’option, avec la formation des Roosters d’Iserlohn.

 

Le Sophien d’origines, maintenant âgé de 34 ans, est débarqué en Allemagne avec sa petite famille, vendredi dernier. Si la campagne actuelle devait être compromise par la pandémie, l’entente serait donc prolongée.

« C’est tout à l’honneur de mon agent Derek McCann, que je remercie. Avec le report de la saison de la Ligue américaine de hockey à décembre prochain, plusieurs clubs de la LNH ont envoyé leurs espoirs se développer en Europe. Les places se font rares, il m’a placé. J’ai encore des conditions satisfaisantes, avec la maison et la voiture fournie », s’est réjoui le seul « importé » arrivé à Iserlohn à date.

Le début de la saison de la ligue de 1re division se trouve en mode attente.

« Mon directeur-gérant estime à 50 % les chances que la saison commence avant les Fêtes. Il y a encore des négos avec le gouvernement. Je suis revenu parce que les classes ont repris. Mes trois filles parlent et écrivent couramment l’allemand. Il fallait aussi gérer le déménagement de Wolfsburg à Iserlohn. On veut de la stabilité ».

« Personnellement, je suis des cours d’appoint en allemand. J’aimerais éventuellement obtenir la double citoyenneté canado-germanique. Après 8 années, je suis éligible à recevoir un passeport d’ici. Je veux jouer en première division aussi longtemps que je pourrai suivre la parade ».

Le fin marqueur arrive à point dans l’alignement des Roosters, qui ont été exclus des éliminatoires lors des deux dernières années. Ils ont obtenu une fiche de 17 victoires et 35 échecs, en 2019-
2020.

« Le d.-g. veut que je produise, tant en avantage numérique, que sur le premier trio à l’aile droite. Il veut aussi que je trace la voie aux jeunes. Ici, nous disputons nos matchs dans un vieil aréna de 5 000 sièges, mais rempli d’histoire. Ce sont les soldats canadiens, à notre ancienne base installée ici, qui l’ont construit. Il y a une tradition et nous sommes très bien vus. Ça fait 4 jours que je suis débarqué et des gens me reconnaissent déjà sur le trottoir. Ça surprend ».

Visage familier

Aubin ne s’ennuiera pas dans le vestiaire, où il rejoindra le géant Alexandre Grenier, un ancien des Panthères de Saint-Jérôme.

« On s’est souvent entraîné ensemble l’été. Il se trouve encore au Québec. Le coach, Jason O’Leary, un ancien de l’Action de Joliette, veut qu’on joue ensemble et qu’on s’impose. On va se comprendre en français, en tout cas, Alex et moi. On se texte et il aimerait débarquer sous peu en Allemagne. C’est plus facile pour lui, étant célibataire ».

Avec sa population de 100 000 personnes, Iserlohn reste une ville industrielle où il fait bon vivre. Les matchs des Roosters sont télévisés et les hockeyeurs sont à l’aise.

« On est bien traité. 25 % de notre salaire va à la ligue, en fidéicommis. Selon les profits ou les pertes, on recevra la différence. C’est un deal pas pire, si on considère qu’en Autriche voisine, les joueurs ont vu leur salaire être coupé de moitié ».

 

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