Bouger au travail : Joindre l’utile à l’agréable

Par Luc Robert
Bouger au travail : Joindre l’utile à l’agréable
Geneviève Laroche (Saint-Jérôme), Manon Hébert (Prévost), Mélanie Roy (Pointe-aux-Anglais) et Catherine Robillard (Boisbriand) effectuent une réunion par semaine à l’extérieur. (Photo : IG BR76)

Alors que plusieurs employés des bureaux d’IG Gestion de Patrimoine (Groupe Investors) sont confinés au télétravail à partir de la maison, une patronne a eu l’idée de tenir une réunion de groupe par semaine sur le trottoir ou en sentiers.

En utilisant l’application Teams, via internet, les membres de l’équipe administrative des bureaux de Boisbriand et de Saint-Sauveur se retrouvent ainsi réunis virtuellement, mais ne bougent pas de leur poste de travail. Marcher à l’extérieur de leur domicile, tout en tenant une réunion, est venu à l’idée d’une dirigeante.

« Je me suis levée un matin avec cette idée en tête. Il est super important pour la santé physique et intellectuelle des employés de sortir des sentiers battus et de se ressourcer. Souvent, nous mangeons entre deux clients et ça devient lourd de tout enchaîner. J’ai alors eu l’idée de faire prendre une marche virtuelle à mon équipe, pour rendre l’utile à l’agréable », a soulevé Mme Mélanie Roy, directrice de l’exploitation des bureaux régionaux d’IG, Gestion de Patrimoine.

Les deux périodes «d’été des indiens» de l’automne 2020 ont été propices à une telle activité.

« On compte tenir une réunion extérieure chaque semaine, selon les conditions météo. On ne peut pas toujours le faire, mais je veux que ce soit régulier comme activité. L’idée est de marcher et d’échanger en même temps au téléphone cellulaire. On procède à la mise à jour des dossiers, tout en jasant et en marchant en plein air. On parle aussi d’autres choses que la job, avec des gens devenus des amis en se côtoyant quotidiennement. En fin de compte, on devient toutes plus productives et efficaces », a-t-elle ajouté.

Celles qui ont des enfants peuvent aussi les croiser, s’ils ne fréquentent pas l’école.

« Les filles peuvent socialiser avec leurs enfants, et dans une certaine mesure, cuisiner sur place. C’est différent de la vie au bureau, à la recherche du lunch. Le télétravail à distance a du bon, quand tu travailles à temps plein à distance, depuis le mois de mars. Ça permet aussi à certaines de se dégêner et elles adorent ça. Elles tirent le meilleur de la situation : moins de routes à faire; pas de vent, de neige ou de routes glacées à gérer ».

D’autres employés s’ennuient cependant du contact avec la clientèle.

« Nos conseillers, à l’opposé, préféreraient revenir au contact direct au plus tôt: pouvoir recevoir les clients au bureau de Boisbriand ou à celui de division de Saint-Sauveur. Pour le moment, on fonctionne au mieux, selon les recommandations de la Santé publique. Certains agents font de la pression, mais on ne connaît pas l’échéancier. Le retour au bureau ne semble pas se dessiner avant 2021», a-t-elle prédit.

La pandémie aura de plus devancé des changements technologiques anticipés chez IG.

« Depuis mars dernier, c’est la folie furieuse. On avait prévu un certain virage technologique pendant deux ans. Mais là, tout s’est accéléré et on a procédé au développement de nouvelles technologies et à la prise rapide de cours d’appoints. Les filles ont été bonnes d’assimiler tout ça et de pouvoir offrir un service à la fine pointe. Voilà une autre raison pour sortir prendre l’air et reprendre un tempo normal. C’est mérité. »

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