Besoin criant de main-d’œuvre spécialisée

Besoin criant de main-d’œuvre spécialisée

Pierre Jacques, Raymond Langevin et Claude Perreault du comité PERFORM, accompagnés de Stéphanie Alarie, administratrice pour Métautek, une entreprise en expansion située à Mirabel. PHOTO: Courtoisie

Yanie Villeneuve, Gaston Amiot et Pascale Mauger, de l’équipe du Service aux entreprises au Centre d’études professionnelles Saint-Jérôme. PHOTO: Courtoisie

Saint-Jérôme

Le vendredi 2 février s’est tenue une activité d’échanges entre les différents partenaires du marché du travail dans le secteur de la fabrication métallique industrielle, touchant les métiers de soudeurs, machinistes, mécaniciens industriels et tôliers.

Une trentaine de personnes étaient présentes afin de discuter des besoins des entreprises concernant la formation de la main-d’œuvre ainsi que le recrutement d’employés spécialisés.

L’événement avait pour but notamment d’amener les entreprises et partenaires à se questionner sur de nouvelles façons de faire pour combler l’écart entre les prévisions d’embauches et le nombre de diplômés. Le comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication industrielle, PERFORM, était invité au Centre d’études professionnelles Saint-Jérôme (CEP) pour présenter en primeur les résultats de son Enquête 2017 sur le développement de la main-d’œuvre dans ce secteur d’activité. Par exemple, selon cette enquête, les prévisions d’embauches pour le métier de soudeurs, à court terme, dans les entreprises des Laurentides, s’élèvent à 143, alors que le nombre de diplômés était de 59 en 2016-2017.

Selon Patrick Charbonneau, président de l’entreprise Solution usinage située à Mirabel, la pénurie de main-d’œuvre spécialisée risque de freiner le développement de l’entreprise. « Nous avons actuellement besoin d’une dizaine de machinistes CNC et il importe pour nous de travailler en partenariat avec le Centre d’études professionnelles Saint-Jérôme afin de tenter de trouver des solutions à ce défi partagé que nous avons de recrutement et de rétention d’employés formés. »

L’Enquête PERFORM mentionne également que, pour la région des Laurentides, une des principales priorités des entreprises est d’accroître la formation des travailleurs. En ce sens, le Service aux entreprises du CEP se veut une solution, car il est en mesure d’offrir diverses formations sur mesure, et ce, avec une grande flexibilité. « Nous réalisons différents mandats de formation pour plusieurs entreprises, notamment en lecture de plans, procédés de soudage, métrologie, réglage, etc. et nous croyons être en mesure d’accompagner plus d’entreprises dans les différents défis qu’elles rencontrent », mentionne Gaston Amiot, directeur du Service aux entreprises.

Il apparaît évident, dans la situation économique actuelle de plein emploi, que les différents partenaires du marché du travail veulent unir leurs forces et travailler ensemble afin de miser sur des stratégies gagnantes.