Saint-Jérôme contre l’exploitation sexuelle

Violence envers les femmes et les jeunes filles

Françoise Le Guen francoise.leguen@tc.tc
Publié le 25 novembre 2016

Le maire de Saint-Jérôme Stéphane Maher

©TC Media - Archives - Élaine Nicol

SAINT-JÉRÔME. En marge de la Journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes et les jeunes filles, le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, annonce qu’il procédera à un changement réglementaire pour «barrer la route aux salons de massage qui désireraient s’installer en sol jérômien».

Par cette action, combinée à celle prise il y a quelques années de repousser les bars de danseuses nues hors du territoire de la Ville, Saint-Jérôme pose un geste significatif pour s'afficher clairement contre l’exploitation sexuelle des femmes et des jeunes filles.  «Dans certaines villes du Québec, on peut retrouver jusqu’à 200 salons de massages érotiques. Il n’est pas question de laisser s’installer cette problématique ici. Aujourd’hui, je leur dis : vous n’êtes pas les bienvenus. En ce 25 novembre, posons individuellement et collectivement des gestes visant à éliminer la violence faite à nos citoyennes d’aujourd’hui et de demain», a déclaré le maire.

En outre, ce dernier ajoute qu'il ne veut plus  jamais revoir de situations absurdes, comme celle, en 2014, du Café de rue SOS qui s’occupe des jeunes défavorisés, et qui avait comme voisin immédiat un salon de massage. «Heureusement, cet établissement a fermé ses portes. Cependant, quand j’ai eu écho de la récente rumeur selon laquelle on cherchait à établir un salon de massage au centre-ville de Saint-Jérôme, j’ai rapidement décidé qu’il n’était pas question de revenir en arrière, ni tout simplement de déplacer le problème ailleurs en périphérie des zones habitées ou des institutions d’enseignement», explique M. Maher.

Précisons que la Ville fait ici la distinction entre la notion de massage octroyé par une massothérapeute, profession honorable liée au domaine de la santé et des soins de la personne, et les massages donnés dans un lieu où s’échangent des comportements sexuels en retour de sommes d’argent, ce qu’on appelle le «commerce du sexe», et donc commerce y tolérant et participant à l’exploitation sexuelle.