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L'accès à Portage est facilité pour les jeunes

Semaine de la toxicomanie


Publié le 14 novembre 2017

Le Ccentre Portage à Prévost est reconnu pour son innovation auprès de la clientèle jeunesse.

©Photo :Courtoisie

Dans le cadre de la Semaine de la toxicomanie, une visite au centre de réadaptation en toxicomanie Portage s'imposait.

D'entrée de jeu, on nous informe que l'accès au centre est maintenant facilité pour les jeunes qui peuvent recevoir des services rapidement grâce à la réorganisation des façons de faire.

Le Portage a reçu l'accréditation Agrément Canada qui est une autorité externe compétente qui a reconnu que le centre est engagé dans une démarche d'amélioration continue de la qualité de ses services et de la sécurité de ses clients.

« Nous avons reçu cette reconnaissance grâce à notre pratique novatrice avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Les services à la jeunesse ont été revus et nous avons changé la façon d'organiser les services. On ne travaille plus en silo, ce qui a pour conséquence que le nombre de jeunes qui reçoivent une évaluation a doublé », souligne Gilles Cuillerier, directeur des partenariats stratégiques au Portage. Cette pratique sera d'ailleurs présentée par Portage à Calgary au Centre canadien de lutte contre l'alcool et la toxicomanie.

« Cette nouvelle façon de faire a pour conséquence qu'un adolescent qui a besoin d'aide, et qui passe par un service jeunesse du CISSS, sera contacté dans les 24 à 48 heures pour être évalué et dirigé vers la bonne ressource », ajoute M. Cuillerier.

« C'est là que tout se joue. Dès cette évaluation, l'adolescent est mis en contact avec des jeunes qui sont à Portage, ça le rassure et le sécurise ainsi que ses parents. On implique l'entourage dès le départ. Les délais d'attente ont grandement diminué. Auparavant, on pouvait attendre près d'un mois avant d'être évalué », ajoute Mme Gélinas.

Légalisation de la marijuana

Les représentants du Portage ne craignent pas que la légalisation de la marijuana crée nécessairement  une dépendance, mais s'inquiètent des risques de banalisation. « Ce qui nous préoccupe, c'est la façon que ça va se faire et nous sommes d'accord avec les psychiatres pour que l'âge légal de consommation soit fixé à 21 ans. Il est clair qu'il y aura un impact. On veut que les ressources suivent, que l'argent soit utilisé pour la prévention et la réhabilitation. On attend de voir le modèle qui sera retenu », expliquent Mme Gélinas et M. Cuillerier.

Le centre Portage à Prévost peut accueillir 80 adultes hommes et femmes et 32 adolescents, garçons et filles.