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André Marion dépose une plainte au Directeur général des élections

Conseiller expulsé du clan Maher


Publié le 13 novembre 2017

André marion a déposé une plaine du Directuer général des élections du Québec.

©Photo :Archives

Plus d'un mois après avoir appris par son chef Stéphane Maher qu’il n'était pas dans les plans du maire en vue des élections municipales, André Marion a décidé de déposer une plainte au Directeur général des élections (DGE).

« Je dois dire que si je n’ai pas parlé avant aujourd’hui, c’est que j’ai été complètement jeté par terre par cette rencontre du 6 octobre où j’ai été victime d’intimidation et de violence psychologique. Cette rencontre ne devait être qu’une formalité. M. Maher devait me remettre un formulaire signé et je n’avais qu’à me rendre par la suite chez la directrice d’élection pour lui remettre ma candidature », explique l'ex-conseiller municipal.

On sait que le 6 octobre à 16 h 30 était la date limite pour déposer une candidature. André Marion est sorti du bureau du maire vers 10 h 15 ce matin-là. « C’était une stratégie pour que je ne puisse pas amasser 25 autres signatures et me présenter comme indépendant. De plus, je savais que l’équipe Maher était très forte puisque j’avais contribué à son succès », ajoute M. Marion dans un communiqué.

« J’étais un conseiller dévoué et exemplaire, affirme M. Marion. Les responsabilités que je cumulais en sont la preuve : membre du comité exécutif, président de la commission culturelle, président du comité de toponymie, vice-président de la commission de la voirie et des travaux publics, membre de la commission de l’urbanisme, vice-président du comité de régime de retraite des employés, vice-président du comité de retraite des policiers. Je représentais aussi la ville au sein de deux conseils d’administration : Tourisme Laurentides et le réseau Les Arts et la Ville », soutient André Marion.

En refusant à M. Marion la possibilité de déposer sa candidature, il a offert à une nouvelle venue, Sophie St-Gelais, dont la candidature n’avait jamais été annoncée, l’opportunité d’obtenir le quartier #9 sans se faire connaître et sans faire de campagne. « Elle n’était connue ni des citoyens ni des autres conseillers », ajoute M. Marion.

« Cette attitude, que je qualifie de traître et d’hypocrite, n’est pas digne d’un homme et encore moins d’un premier magistrat! De plus, par cette façon d’agir, il s’en prend directement à l’exercice de la démocratie. »

 « Une manœuvre honteuse et illégale »

« Après m’avoir annoncé que je ne faisais plus partie de son équipe, il me propose un emploi. Il s’agit du poste de directeur général d’un OBNL qui sera créé et financé en bonne partie par la ville, la corporation du Quartier des Arts et du Savoir. M. Maher sait qu’en me privant du poste de conseiller, il me prive d’un revenu qui, pour les quatre ans à venir, peut atteindre 150 000 $. Il sait aussi que j’ai besoin de ce revenu. C’est carrément de l’intimidation. Au moment où il me fait cette proposition, je sais qu’il est capable de mensonge et de fourberie. Il va jusqu’à me demander quel salaire je voulais et combien d’heures je voulais travailler par semaine. Il me répète à trois reprises qu’il ne me laissera pas tomber; mais comment croire un homme qui vient de te laisser tomber », conclut André Marion.