| Par lpbw

Un début d'année encourageant dans les Laurentides

PRÉVISIONS. Craintes des courtiers immobiliers et des premiers acheteurs, les nouvelles règles hypothécaires n’ont pas causé de chute de ventes de résidences en ce début d’année, constate la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Analyste à la FCIQ, Paul Cardinal, prévoyait une baisse de 5 % dans la région métropolitaine de Montréal cette année principalement dû à la décision du fédéral, en octobre dernier, de resserrer les conditions pour obtenir un prêt hypothécaire. Toutefois, cette mesure n’a pas semblé refroidir les ardeurs des acheteurs puisqu’en janvier, c’est plutôt une hausse de 4 % qui a été enregistrée.

«Après un mois déjà, je doute de ma prévision. Un mois n’est pas une tendance, mais c’est bien parti. Je suis plus positif que je l’étais il y a quelques mois», a affirmé celui qui fait des prévisions depuis 18 ans lors d’une conférence donnée dans les bureaux de la Chambre immobilière des Laurentides.  

Cette belle performance dès ce début d’année l’a forcé à faire d’autres prévisions, cette fois plus ciblée sur les Laurentides. Il prédit qu’au mieux il y aura une hausse de ventes de résidences de 2 % (8 500) et au pire le nombre de ventes restera le même que l’an dernier, soit 8 300.

«Vous ne vous en tirez pas si mal dans les Laurentides parce que la baisse du nombre de ménages n’est pas aussi prononcée que dans plusieurs régions du Québec», constate M.Cardinal.
L’analyste estime que le prix médian d’une maison unifamiliale dans les Laurentides augmentera de 1% pour s’établir à 234 000 $.

Quelques hypothèses

M.Cardinal a suggéré quelques pistes pour expliquer cette situation, sans toutefois avoir une réponse précise.
«Est-ce que c’est parce qu’on n’a pas encore vu les effets du resserrement hypothécaire? Peut-être la crainte d’autres resserrements hypothécaires? Je pensais que ça prendrait trois mois avant de voir les effets. Est-ce que c’est parce que les autres facteurs comme la migration et l’emploi sont tellement forts? Il y a quelque chose que je ne comprends pas.»

Dans les Laurentides, même s’il y a eu une perte de 1 400 emplois, le taux de chômage a chuté de 6,2 % à 5,8 %, soit le 4e plus bas taux de chômage parmi les MRC du Québec. «Le marché de l’emploi est en feu», constate l’analyste.

Par ailleurs, le solde migratoire (différence entre les personnes qui arrivent et quittent une région) était une fois de plus positif en 2015 dans les Laurentides alors que la moyenne québécoise est en baisse. De plus, les six premiers mois de 2016 montrent une importante amélioration.
 
Les prochains mois nous dirons si cette tendance se maintiendra. Mais pour le moment, les courtiers immobiliers ont raison d’être optimistes. 
 
 

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