(Photo : Nordy)
Stéphane Maher lors de son procès en novembre dernier.
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Stéphane Maher, un an après

Par Luc Robert

L’ex-maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, est retombé sur ses pieds. Douze mois après un jugement qui l’a rendu inéligible à un travail de nature partisane pendant 5 ans, il occupe un poste de directeur du développement des affaires, chez Matério Laurentien.

C’est d’ailleurs avec positivisme qu’il envisage l’avenir dans le secteur privé commercial. « Je me sens comme un poisson dans l’eau. Nous avons une cinquième succursale de Matério qui va ouvrir à Sainte-Sophie et j’ai du pain sur la planche. M. Paul Warnett est une institution dans les Laurentides et je me sens bien dans son entourage. Ses compagnies sont intégrées verticalement, ce qui nous permet d’avoir nos propres usines pour produire des poutrelles de toit, ou encore des scies spécialisées », a lancé M. Maher d’entrée de jeu.

Le détour a cependant été difficile, pour l’homme de 59 ans. « J’ai pris du recul et j’ai travaillé très fort. Je viens du milieu pétrolier et j’avais recommencé à travailler au développement des affaires de Shell, en Ontario. J’aime le milieu, mais je voyageais beaucoup. J’ai songé à déménager là-bas, mais mes parents sont malades et ma famille demeure ici. C’est un coup de chance que j’ai pu me retrouver chez Matério », a-t-il souligné avec reconnaissance.

Politique

Si l’homme a été sorti de la politique, cette dernière est toujours présente en lui. « Honnêtement, je m’ennuie de la politique, mais je me conforme au jugement. La sortie a été très dure pour ma famille. Je suis passé à autre chose. La Ville de Saint-Jérôme va bien et je veux le meilleur pour elle. Je félicite Marc (Bourcier) pour sa campagne. Ses acolytes et lui ont travaillé très fort sur le terrain. C’est encore là que ça se joue. Ce sont des gens de bonne volonté. »

AUCUN APPEL À la suite du jugement de culpabilité de l’ancien maire Maher, qui a lieu le 30 novembre 2020, ce dernier avait annoncé sa démission comme chef du parti Vision Saint-Jérôme via un communiqué, publié le 1er décembre. Le 5 janvier 2021, la CMQ confirmait ensuite que M. Maher n’allait pas en appel du verdict de la juge Maria Albanese. Enfin, le 21 janvier 2021, la CMQ annonçait que son mandat a pris fin le 31 décembre 2020. L’avocate du directeur général des élections avait demandé qu’une peine minimale de 5 000 $ par chef d’accusation, soit 10 000 $ au total, soit retenue contre Stéphane Maher. De plus, la loi électorale stipule à l’article 645,1 que : « La personne déclarée coupable d’une infraction qui est une manoeuvre électorale frauduleuse perd, pour une période de cinq ans à partir du jugement, le droit de se livrer à un travail de nature partisane. »

Dans les bureaux de la Ville, un récent développement a étonné M. Maher. « Je suis surpris du retour de M. Fernand Boudreault au poste de directeur général. Comme conseiller, Marc l’a côtoyé à titre de mandataire aux travaux publics (TP), pendant 2 ans, je crois. Je me souviens de
M. Boudreault, avant le dossier de départ, dont je n’aborderai pas les détails. Il m’avait lui-même demandé de quitter le poste de DG et de retourner à celui de directeur des Travaux publics. Il est gentil, mais en quelque sorte, il avait craqué comme DG. Je suis surpris que M. (Rénald) Gravel n’ait
pas conservé son poste. Il était solide. »

Vision Saint-Jérôme

Quant à l’élection qui a vu Vision Saint-Jérôme terminer 2e au scrutin municipal du 7 novembre dernier, Stéphane Maher croit avoir identifié les causes de l’échec.

« Du côté de Janice (Bélair-Rolland), je crois que malheureusement, ils n’ont pas pu faire sortir le vote. Ils n’étaient pas prêts pour le vote par anticipation. Ils avaient aussi des jeunes candidats. Ça aurait pris 4 ou 5 voitures pour déplacer les candidats partout, pour multiplier les
visites sur le terrain. Ça aurait aussi pris 7 ou 8 pointeurs au téléphone, pour tâter le pouls dans tous les districts et convaincre. Le jello n’a pas pris. Mais chapeau au jeune Marc-Olivier Neveu : il a bien réussi pour une première campagne. »

En cour

Un an après le verdict de la cour, Stéphane Maher ne s’avoue toujours pas coupable de manœuvre frauduleuse.

« Je me suis fait tasser pour quelque chose de banal, en première page, mais je n’ai aucune amertume. Je n’ai jamais eu une once de malice envers les conseillers (Mario) Fauteux et (André) Marion. Au contraire, j’éprouvais de l’empathie pour eux. Des médias m’ont traité comme un motard criminalisé. J’ai malhabilement procédé avec eux, je l’avoue, mais je n’ai jamais eu des mauvaises intentions », a-t-il invoqué.

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5 Comments

  1. Marc-Olivier Neveu

    Petit correctif: le Mouvement Jérômien est arrivé en deuxième position, tant à la mairie que globalement dans l’ensemble des Districts. 😉

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  2. Richard St-laurent

    Ca vanité as restée intacte. Quel moquerie.

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  3. andre bedard

    PAS sur que sa interresse bien du monde l avenir de MAHER PAS sur que GRAVEL s etais bon JE SUIS sur que les citoyens ne voulais plus voir les dictateur de vision et MISS BELAIR ROLLAND

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  4. Laurin Yves

    « Stéphane Maher ne s’avoue toujours pas coupable » Bravo Champion

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  5. Mario Fauteux

    Aucun remord. Aucune excuse. Même discours qui l’a fait condamné car la cour ne l’a pas cru. C’est maintenant lui la victime. En plus, il se permet de juger de l’intégrité des autres, quel farce. Je constate qu’il a bien cheminé depuis un an!

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