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Sortir de la rue de façon durable : La Hutte

Par Rédaction

La réalité de l’itinérance à Saint-Jérôme et l’importance des besoins rendaient plus que nécessaire la construction d’une maison d’hébergement pour les personnes vulnérables dépourvues de logement. Un ambitieux pari, certes. Mais cette maison verra vraisemblablement le jour en décembre 2022.

Depuis son autonomie en 2008, La Hutte – implantée dans la région de Lanaudière – s’est donné le mandat d’offrir un service d’hébergement d’urgence, en complémentarité avec les ressources du milieu, aux personnes sans abri qui vivent une situation de crise ou de rupture. Elle favorise un retour à l’autonomie et la réinsertion sociale en mettant sur pied, à cette fin, les ressources, les services et les activités nécessaires. Son rôle est essentiellement d’accompagner les personnes, de les sortir de l’itinérance en les soutenant dans leur intégration, leur maintien en logement et leur insertion socioprofessionnelle.

De Terrebonne à Saint-Jérôme

Après la mise en place d’un service similaire à Terrebonne, c’est à l’automne 2021 que La Hutte a été interpellée par les partenaires du CISSS des Laurentides afin de discuter des enjeux liés aux personnes en situation d’itinérance à Saint- Jérôme. Les responsables de l’organisme ont d’abord voulu rencontrer les partenaires communautaires du territoire afin de bien saisir les besoins pressentis et de veiller à ce que tout soit conforme aux attentes du milieu. En mars dernier, le terrain était déjà identifié et l’organisme confiait le mandat à une firme d’ingénierie et d’architecture de matérialiser les idées présentées.

Sortir de la rue de façon durable : La HutteLe 15 juin, La Hutte Saint-Jérôme lançait sa campagne de financement publique destinée à la construction de la maison d’hébergement. On l’érige sur le terrain adjacent à l’église Sainte-Paule. Le projet a reçu l’appui de nombreux partenaires des domaines privé, public, politique et communautaire. Plusieurs de ceux-ci ont signifié leur intention d’appuyer le projet, d’autres ont annoncé leur participation financière.

Évalué à près de 7 millions de dollars et financé par diverses sources, le projet de construction est chapeauté par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Il se réalise en collaboration avec la Ville de Saint-Jérôme en plus des divers partenaires. Les membres du conseil de la MRC ont également soutenu de façon unanime les démarches de ces partenaires. Puisque l’équipe de La Hutte vise à aider des gens à s’en sortir, elle a accepté avec grand enthousiasme l’invitation à développer une offre de service adaptée sur le territoire.

Travail d’équipe

En place depuis le 1er avril dernier, l’équipe de La Hutte a pris en charge le centre d’hébergement à l’église Sainte-Paule, en remplacement d’Hébergement Fleur de Macadam qui souhaitait retourner à son offre de service régulière, et dans le voisinage du Centre Le Phénix. La Hutte dispose du terrain adjacent à l’église Sainte-Paule à la suite d’une entente conclue avec la Ville. Le nouvel édifice, qui offrira 48 places d’hébergement, devrait ouvrir ses portes en décembre 2022. François Savoie, directeur général, a su relever avec brio un ambitieux pari.

Une collaboration fructueuse s’est installée avec les intervenants et les médecins du CISSS. Tous travaillent ensemble car l’objectif est d’accueillir sans contrainte ni discrimination toute personne n’ayant pas de domicile fixe. Avec l’hébergement d’urgence sociale ou l’accompagnement à la stabilité résidentielle, La Hutte aidera les femmes et les hommes vivant, à un moment précaire de leur vie, une situation de grande vulnérabilité.

Pour l’équipe de La Hutte, constituée de professionnels dévoués, le milieu s’enrichit grandement quand sa clientèle quitte l’itinérance et accède aux ressources communautaires.

L’équipe travaillera sur la basse estime de soi de ses clients, et les accompagnera dans leur détresse. Les personnes accueillies, souvent sans recours, bénéficieront d’un plan d’intervention personnalisé destiné à les sortir de l’itinérance, donc à leur faire quitter la rue de façon durable.

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1 Comment

  1. andré millette

    J’ai 66 ans. Je suis étinérant et je me cherche de l’aide. Ma concubine m’a laissé tombé a cause de son fils chéri.

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