(Photo : Archives)
Anie Émard, agente d’intervention CAVAC, et Yan Mercier, inspecteur division des enquêtes et du renseignement criminel lors de la présentation de l’équipe unifiée.
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Saint-Jérôme : Des policiers formés en matière de violence conjugale

Par France Poirier

Depuis près de deux ans, le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme compte sur une équipe unifiée en matière de violence conjugale et familiale.

L’équipe est composée de deux sergents-détectives et deux agents enquêteurs, soit trois hommes et une femme. Ils sont dédiés à ce type de dossier et ont reçu une formation afin de mieux comprendre et d’intervenir sur ces dossiers.

Comment les enquêteurs interviennent auprès d’une personne victime de violence conjugale? « Il est important de respecter le rythme de la personne afin qu’elle garde confiance en nous. Lors des rencontres, nous exposons les ressources disponibles vers qui elle peut se retourner pour obtenir de l’information ou des services », explique Mélanie Milliard, lieutenant-détective en charge de l’équipe unifiée.

On explique à la victime ce que le service de police peut faire si le dossier est criminalisé et les procédures. « Nous l’accompagnerons tout au long de celles-ci, ce qui permet de démystifier le processus judiciaire et de pouvoir répondre à ses craintes. Nous lui rappelons que nous sommes toujours là si elle en a besoin afin qu’elle se sente en confiance de communiquer avec nous une seconde fois si la situation l’exige », ajoute la lieutenante-détective.

Pourquoi certaines victimes refusent de dénoncer ? « Plusieurs enjeux peuvent interférer dans leur décision de dénoncer ou non et chaque victime a un cheminement différent. Les victimes ont parfois un cheminement à faire avant de se sentir prêtes pour le processus judiciaire. De là l’importance de les accompagner tout au long du processus et les diriger vers des ressources pour qu’elles reçoivent tout le soutien nécessaire », souligne Mélanie Milliard.

Une stabilité

« En travaillant à plein temps sur les crimes en matière de violence conjugale et familiale, les enquêteurs développent une expertise et une relation de confiance avec nos partenaires, puisque ça crée une stabilité », expliquait Caroline Bernard, directrice adjointe principale au Service de police de la Ville de Saint-Jérôme lors du lancement de l’équipe.

Ainsi, l’équipe dédiée peut faire des suivis avec les victimes dans une continuité pour l’évaluation du risque. Certaines personnes ne veulent pas aller en maison d’hébergement parce qu’elles ont un bon filet de sécurité autour d’elles, comme de la famille et des amis. Dans ces cas-là, les policiers s’assurent que tout se passe bien pour elles.

Avec l’équipe dédiée, la vérification du respect des conditions fait partie du suivi. De plus, lorsque l’équipe reçoit un appel en matière de violence conjugale ou familiale, elle prend le temps de faire un historique. Les policiers savent que le premier appel d’une victime ne signifie pas nécessairement un premier événement.

 

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