| Par lpbw

Près d'une centaine de volailles euthanasiées

SAINTE-SOPHIE. Une résidente de Sainte-Sophie, Dominique Lefebvre, est encore sous le choc et ne comprend toujours pas pourquoi le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a euthanasié toutes ses volailles alors qu’elle avait jusqu’à la fin du mois d’août pour les mettre en confinement dans des volières.

Cette dernière a assistée, impuissante aux euthanasies qu’elle qualifie d’inacceptables. Elle nous raconte: «Le 15 août, ils sont arrivés chez moi le matin. Il y avait un camion de la SQ, le gars du MAPAQ avec une autre personne». Le MAPAQ l’avait déjà visité au mois de mai. La ferme de Mme Lefebvre est située entre deux poulaillers commerciaux. Sur son terrain, ses poules et autres volailles courraient librement. «Les inspecteurs avaient déjà visité les gros poulaillers pour la maladie et ils sont venus voir chez moi. Ils ont retrouvé une poule morte et ont fait des analyses qui ont démontré que c’était la laryngotrachéite infectieuse (LTI). Il fallait traiter les autres volailles, ce que j’ai fait avec un antibiotique».

 Elle avait une soixantaine de poules, une quinzaine de dindons, 25 canards, 1 caille et 1 paon.

Aucun symptôme

Dominique Lefebvre nous dit ne pas avoir ensuite constaté de symptômes d’oiseaux malades ni de décès. «Le MAPAQ est revenu le 1er juin et a constaté que les poules n’étaient pas malades, mais comme elles pouvaient être porteuses ils m’ont demandé de faire une volière pour confiner les oiseaux parce que ça posait problème aux gros poulaillers à côté de chez moi». Le couple a donc construit une volière et y a mis la moitié des oiseaux. L’autre partie de la volière n’était pas terminée lorsque les agents sont venus. «Ils nous ont dit que tout était beau et qu’ils nous laissaient jusqu’à la fin août pour terminer».

Finalement, le MAPAQ  est passé le 15 août pour voir si tout était terminé. «Je leur ai dit non, car la veille il restait trois morceaux de tôles à poser». Cette dernière leur mentionne qu’ils avaient besoin d’au moins deux jours encore. «Ils m’ont répondu qu’il fallait qu’ils abattent ceux qui n’étaient pas confinés. Je ne comprenais pas. La vétérinaire m’a expliqué qu’il s’agissait d’une maladie infectieuse qui pouvait se transmettre en trois jours: «On n’a pas le choix, il faut qu’on abatte. Ils ont tué 54 poules, 21 canards, huit dindes, un paon et les poussins. J’ai demandé des prélèvements sanguins au moins sur mon paon, mais ils n’ont pas voulu. Ils les ont tous tués à part ceux qui se sont sauvés dans le bois».

Dominique Lefebvre se questionne encore aujourd’hui: «Si c’était si infectieux que ça pourquoi ne les ont-ils pas tués au mois de mai. Jamais, je n’aurais laissé mes deux enfants de 4 et 6 ans prendre les poussins dans leurs mains. Des  poussins qu’ils ont tués en leur coupant la tête avec des ciseaux. C’est horrible! Je ne comprends pas! Je monte un dossier, je ne veux pas que mes animaux soient morts pour rien. Ils ont souffert, c’est terrible de voir ses animaux se faire tuer juste devant soi. Le paon s’est débattu longtemps avant de mourir».

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