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Plus de cerfs de Virginie en raison de l’hiver clément

Par Marie-Catherine Goudreau

Avez-vous remarqué que vous voyez davantage de cerfs de Virginie cet hiver ? Parfois, ils se retrouvent par dizaine dans la cour des gens des Laurentides et mangent les arbustes et haies de cèdres. Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs explique cette augmentation en raison des hivers de plus en plus cléments.

« Les hivers cléments observés depuis une dizaine d’années favorisent la survie des cerfs et participent à augmenter leur nombre. Les densités de cerfs sont habituellement contrôlées naturellement par les hivers rigoureux et la chasse sportive. Normalement, les cerfs se confinent dans des ravages pour passer les durs mois de l’hiver. Or, nous avons un hiver particulièrement clément et les cerfs ont accès à plus de territoire pour trouver nourriture et abri », explique Josée Guimond, relationniste de presse et conseillère en communication à la direction des communications du MELCCFP.

« Pas en surabondance »

Le cerf a une grande capacité d’adaptation et est une espèce « opportuniste ». Cela lui permet « de s’adapter à des milieux très variés, dont ceux urbanisés qui lui procurent de nouvelles sources de nourriture et une sécurité accrue. Ses prédateurs naturels y sont plus rares (comme les chasseurs et les coyotes) », indique Mme Guimond. Puis, le cerf est une espèce prolifique : la femelle adulte peut mettre au monde un à trois cerfs par année. 

Ainsi, chaque région qui connait un hiver clément au Québec peut se retrouver avec des cerfs de Virginie qui ont quitté les « aires de confinement ». Ils se retrouvent donc en milieu habité. Mme Guimond précise que le facteur principal de leur présence « n’est pas l’abondance des cerfs, mais bien la clémence de l’hiver ».

L’hiver, les cerfs peuvent sembler surabondants, mais ils sont en faits concentrés dans les « ravages ». En dehors de cette période, les cerfs sont distribué aléatoirement sur le territoire.

On évalue la population de cerfs de Virginie autour de 2 cerfs/km2 dans les Basses-Laurentides. « Dans la littérature, la densité de cerfs qui respecte la capacité de support du milieu est généralement estimée entre 4 et 8 cerfs/km2 selon le type de forêt. » Le ratio dans les Laurentides est « donc bien en-deçà de la capacité de support du milieu », rapporte Mme Guimond.

Réduire les effets négatifs

Les résidents des Laurentides à qui le Journal a parlé déplorent surtout le fait que ces animaux mangent leur jardin, leurs haies de cèdres ou leurs arbustes. Face à ce problème, le Ministère recommande d’utiliser des espèces et plantes qui sont peu recherchées par le cerf. On peut aussi recouvrir les parties accessibles des haies, des arbustes ou des arbres ornementaux pendant l’hiver pour les protéger. « Il faut s’assurer de la solidité des installations, car les cerfs sont tenaces lorsqu’ils sont affamés », précise-t-on. 

Le Ministère précise qu’au Québec, on encadre la conservation et la mise en valeur du cerf de Virginie par un plan de gestion depuis 1996. Ainsi, divers intervenants régionaux ou provinciaux participent à sa gestion. « Le Ministère effectue donc une gestion par zone de chasse et les inventaires qui sont effectués par les équipes représentent l’ensemble de la zone. La chasse demeure le meilleur outil de gestion des populations de cerfs. Cela étant dit, nous ne sommes pas en surabondance de cerfs à Saint-Sauveur. »


Pour plus d’informations sur les cerfs de Virginie, visitez le site web du Ministère. 

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