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Pertes d'emplois chez Bombardier: Mirabel subit les contrecoups

Par lpbw

AVIONS. Bombardier Aéronautique a supprimé 90 emplois à son usine de Dorval vendredi dernier, car plusieurs commandes ont été annulées, a affirmé le syndicat. Quelques employés de Mirabel sont touchés par ces mises à pied à cause des droits de déplacements.

«Par exemple, si un assembleur ayant plus d’ancienneté est mis à pied, il peut aller remplacer un plus jeune à Mirabel. Ça se fait toujours selon le code de travail et par ancienneté», explique Yvon Paiement, président de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale qui représente les travailleurs des usines de Mirabel, Montréal et Dorval.

D’ailleurs, selon nos informations, des employés de Mirabel ont reçu une lettre leur indiquant la fin de leur emploi. M. Paiement a tenté de se faire rassurant. «À toutes les fois qu’une situation semblable arrive, on trouve des moyens de minimiser les mises à pied. Les agents de grief sont sur le dossier. On va espérer sauver quelques postes».

Les employés touchés par ces suppressions devront quitter leur emploi vendredi prochain.

Ces pertes d’emploi s’inscrivent dans une restructuration dévoilée l’été dernier.

Une autre entité d’affaires

De son côté, la porte-parole Avions commerciaux, Isabelle Gauthier, a été on ne peut plus claire: il n’y a aucune annonce de mise à pied à Mirabel. C’est l’entité Avions d’affaires à Dorval qui est affectée par ces suppressions. L’usine de Mirabel fait partie de l’entité Avions commerciaux.

C’est donc dire que l’annulation des commandes pour 24 appareils de grande taille d’une valeur de 1,75 milliard US ne touche pas directement l’usine de Bombardier dans la région. «Les annulations ne portent pas du tout sur nos lignes de produits ou notre unité d’affaires. Ça se passe chez nos collègues du côté d’avions d’affaires qui ont des activités à Saint-Laurent et Toronto», explique Mme Gauthier.

Des jours meilleurs

Les mauvaises nouvelles se sont accumulées ces dernières années chez Bombardier, mais Yvon Paiement croit que des jours meilleurs sont à venir. «On vit une séquence difficile depuis plusieurs années. Un moment donné, je parlais avec beaucoup d’optimistes parce qu’on espérait des commandes, mais ça n’arrivait pas. Toutefois, avec la certification de la CSeries, c’est très encourageant. Le reste va suivre. Il suffit d’avoir un contrat avec un gros Airlines et on repart !» ajoute-t-il.

D’ici ce gros contrat, le président du syndicat croit que «les mois qui s’en viennent vont être pas mal plus intéressants que ce qu’on a vécu auparavant».

Rappelons qu’en octobre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé un investissement d’un milliard de dollars chez Bombardier pour l’aider à compléter le développement de la CSeries et à la commercialiser.

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