(Photo : France Poirier)
Chantal Rouleau, ministre responsable de la Solidarité sociale et communautaire.
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Organismes communautaires : Une annonce qu’ils attendaient depuis longtemps

Par France Poirier

Rencontrée lors de sa visite à Saint-Jérôme, la ministre responsable de la Solidarité sociale et communautaire, Chantal Rouleau, nous a parlé de l’importance des organismes communautaires et d’une mesure qu’elle a annoncée pour aider les organismes dans leur quotidien.

« J’ai annoncé aujourd’hui (3 avril) des changements dans les audits. Les organismes en bas de 500 000$ n’auront plus besoin de soumettre des audits, ce qui leur sauvera du temps de paperasses et ils pourront se consacrer à ce qu’ils font de mieux aider les gens. Auparavant, le seuil était de 150 000 $ en subventions. Ainsi, ce sont 2 000 organismes au Québec qui voient un allègement de leur reddition de comptes », a-t-elle souligné lors de sa présence à la soirée hommage aux bénévoles de la circonscription à Saint-Jérôme, avec le député Youri Chassin.

Pour le coordonnateur du Regroupement des organismes communautaires (ROCL), Benoit Larocque, c’est une excellente nouvelle. « On accueille ça favorablement, on demandait ça depuis plusieurs années. Les coûts d’une mission d’audits pouvaient coûter près de 15 000 $ pour justifier nos dépenses. On passe à une mission d’examen qui demande moins de temps. Ça facilite l’accès à des comptables. Auparavant, c’était lourd et coûteux pour les organismes. Avec l’annonce d’aujourd’hui c’est une des mesures importantes pour alléger la reddition de comptes des organismes communautaires. »

L’apport des organismes communautaires

« L’action communautaire est essentielle dans notre société. C’est pour cette raison que nous avons développé le plan gouvernemental en action communautaire. On l’a déposé en 2022. C’est un plan de 1,1 milliard de dollars qui permet de rehausser le financement des organismes pour poursuivre leur mission, mais aussi pour améliorer leur travail au sein des organisations », a expliqué la ministre Rouleau.

Benoit Larocque reconnaît que le gouvernement en fait beaucoup, mais en échange en demande beaucoup plus aux organismes. On a l’impression d’être des sous-traitants du gouvernement. « Les besoins sont de plus en plus grands. Les organismes se retrouvent avec des personnes qui se retrouvent avec de grandes difficultés, notamment en santé mentale. Nous on demande du financement à la mission qui soit récurrent. »

« Il est certain que les organismes communautaires en voudraient plus, mais lorsque nous avons mis en place le plan gouvernemental, c’est 1,1 G$ d’argent frais que nous avons mis dans le réseau. Depuis que nous sommes en poste, ce sont 2,2 G$ d’investissement au sein d’organismes communautaires. Et dans le récent budget, ce sont 264 M$ d’argent frais dont 90 M$ qui servent à poursuivre le travail des alliances en solidarité, dont certains organismes font partie.

Ce sont des initiatives importantes. On a besoin des bénévoles et d’organismes en santé qui sont bien gérés. C’est pour cette raison que chaque sous est important et on doit travailler à trouver des solutions avec les organismes pour améliorer les conditions », nous a expliqué la ministre Rouleau.

Les besoins sont grandissants

« J’ai envie d’ajouter qu’il est certain que l’on connaît les organismes, l’inflation les touche aussi. Les salaires qui augmentent dans le secteur public attirent des gens des milieux communautaires et ceux-ci doivent les remplacer. On comprend les défis et les besoins. Mais en même temps, je suis fier comme gouvernement qui ne reflète peut-être pas cette image, mais nous sommes le gouvernement qui a mis le plus d’argent dans le milieu communautaire depuis très longtemps », ajoute le député Youri Chassin.

Les besoins sont de plus en plus grands et la pandémie a exacerbé la situation, ajoute la ministre. « On travaille sur les enjeux, la sécurité alimentaire, l’itinérance. On travaille très fort sur ces enjeux issus de la pandémie. Évidemment, le logement est un dossier important qui affecte l’ensemble du Québec, mais c’est aussi partout dans le monde. Au Québec, on a un excellent filet social enviable si on compare avec le reste du Canada, dans les Amériques et même en Europe. On est premier de classe, mais il y a encore du travail à faire », poursuit la ministre Rouleau.

« On travaille à sortir les gens de la pauvreté et de leur permettre de retrouver une dignité, et même de pouvoir travailler et de se réintégrer dans la société. Mon objectif comme ministre de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire est de faire en sorte que chaque personne puisse contribuer à la hauteur de ses moyens à notre société », conclut Chantal Rouleau.

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