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«On sent un désengagement de la part de l’Agence» – Linda Déry

Par Lpbw

À la suite de la réunion du conseil d’administration de l’Agence de la santé le 30 janvier, le milieu communautaire se dit déçu de la réaction de l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides. De son côté, l’Agence se dit à l’écoute d’autant qu’elle reconnait ce besoin de financement de11 M$. «Le ROCL est un partenaire de l’Agence, on entend leur demande, » nous dit Marie-Josée Grondin, l’agente d’information.

Cette journée-là, plus de 80 personnes en provenance des organismes communautaires des Laurentides s’étaient déplacées afin de demander aux gestionnaires de soutenir leurs démarches, notamment auprès du ministre de la Santé, Réjean Hébert.

Aucune intention claire

Plusieurs déléguées ont pris la parole à l’assemblée au sujet de l’urgence de rehausser leur financement de base. Selon le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL), la réaction des dirigeants de l’Agence a été très décevante. D’abord par le silence du PDG, monsieur Fortin qui a laissé le président, monsieur Poitras «articuler, dans un langage administratif sans saveur, une réponse vague ». « Aucune intention claire de respecter les balises établies, pire, on sent un désengagement de la part de l’Agence à reconnaître les besoins des organismes communautaires de la région, » clame Linda Déry, coordonnatrice du ROCL.

Le conseil d’administration de l’Agence a pourtant reconnu officiellement le manque à gagner de 11 M$ dans le Cadre régional d’application du programme de soutien aux organismes communautaires adopté à l’unanimité en avril 2010.

« Il n’y a donc aucune raison valable pour que l’Agence refuse d’appuyer les organismes qui font annuellement 200 000 interventions directes auprès d’une population vulnérable » poursuit Linda Déry.

Mobilisation

Rejointe par téléphone, Sophie Gilbert, agente de liaison au ROCL explique que «des demandes ont été faites au conseil d’administration pour que l’Agence appuie par résolution les organismes communautaires, et que l’Agence achemine une lettre au ministère. Ç’a été dit plusieurs fois. Il y a un grand besoin de financement, met de l’avant madame Gilbert. « Le comité de mobilisation va faire un plan. On va s’attarder sur « comment on va agir pour faire bouger le gouvernement! » conclut Sophie Gilbert.

Les besoins sont grands

De son côté, Marie-Josée Grondin, agente d’information de l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides nous dit que l’agence reconnait que les besoins sont grands, à plusieurs niveaux. « L’Agence est sensible et à l’écoute des revendications du ROCL.»

«Une résolution était impossible à cause de l’ordre du jour, mais le CA s’est engagé à mandater l’administration de l’Agence à acheminer prochainement une lettre au ministère mentionnant le contenu des représentations du ROCL lors de cette rencontre, ainsi que leurs attentes, » explique madame Grondin.

«Le financement est en dessous du seuil; un montant additionnel de 11, 8 M$ serait nécessaire afin d’atteindre 85 % du budget de base requis selon le cadre de référence,» conclut-elle.

Aucun investissement significatif

Depuis 2008, il n’y a eu aucun investissement significatif pour rehausser le financement des organismes de la région, dénonce le ROCL.

« Actuellement nous fonctionnons avec des budgets de base établis en 1998. En 2013, nous ne pouvons plus supporter l’augmentation des demandes d’aide sans un financement adéquat qui reflète la hausse de l’affluence dans nos organismes» analyse Stéphanie Gaussirand, présidente du ROCL. «

Les membres des organismes sont déçus et en colère devant l’inaction de l’Agence à régler les manques à gagner selon leurs propres calculs. Après cet accueil décevant du C. A. de l’Agence, nous allons poursuivre notre mobilisation régionale. Nous envisageons déjà des stratégies diversifiées pour mettre en lumière les impacts du sous-financement ».

Depuis quatre mois, l’ensemble des organismes communautaires du Québec se mobilise autour du thème «Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire».

Pour la première étape de cette campagne de mobilisation des pétitions ont été recueillies et les députés de toute allégeance rencontrés. Des copies des quelque 3500 signatures amassées ont été remises symboliquement à l’Agence pour signifier que la population est partie prenante de cette grande action.

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