Une centaine de personnes ont marché par solidarité avec Francis Grenier et ont dénoncé la brutalité policière

« On condamne la violence, on condamne la brutalité » – Charles-Étienne Gill

Plusieurs étudiants et enseignants se sont réunis, vendredi matin, pour participer à une marche « contre la brutalité policière » par solidarité avec Francis Grenier, l’étudiant du Cégep gravement blessé à l’œil droit lors de la manifestation du 7 mars. Le projet a été lancé par le groupe « Profs du Cégep contre la hausse des droits de scolarité ». Une centaine de personnes ont participé à l’événement.

Escortés par les policiers, les manifestants ont marché jusqu’aux bureaux du député de Prévost, Gilles Robert, afin de lui remettre une lettre signée par 415 personnes indignées contre la brutalité policière, lui demandant de la dénoncer à l’Assemblée nationale.

Une rencontre officielle est prévue lundi, entre les représentants du groupe et le député.

« Ce n’est pas une manifestation contre la hausse des droits de scolarité. C’est vraiment pour dire qu’au niveau démocratique le citoyen a le droit de manifester sur la place publique et d’être en sécurité lorsqu’il manifeste de façon pacifique, » explique Nathalie Prud’homme porte-parole du mouvement et enseignante au Cégep de Saint-Jérôme.

 

« Un gouvernement qui lance des grenades assourdissantes, qui matraque sa jeunesse, c’est terriblement inquiétant, c’est ça qu’il faut dénoncer, » ajoute Chantale Savard, elle aussi enseignante au Cégep.

 

« Aujourd’hui, on condamne la violence, on condamne la brutalité, l’excessivité des moyens qui semblent orchestrés et suivis comme une recette. Celle-là nous conduit à montrer que l’espace public et la démocratie sont en danger. Profs, étudiants, parents, surtout en soutient à Francis, nous sommes allés porter une lettre au député de Prévost pour lui dire: saisissez-vous de cette question de l’excès de brutalité policière, amenez-le dans la sphère politique pour dénoncer cette situation et surtout, pour qu’il y est des changements. Est-ce que c’est comme ça qu’on traite maintenant les gens qui s’opposent légitimement aux actions du gouvernement et qui réclame un débat rationnel avec la diversité d’opinion et avec de l’accessibilité? Si ces conditions ne sont pas réunies, la démocratie n’existe pas, » s’indigne Charles-Étienne Gill, enseignant en littérature et communication journalisme au Cégep de Saint-Jérôme.

 

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Dernière heure:

Les étudiants du Cégep de Saint-Jérôme ont voté en faveur de la reconduction de la grève jusqu’au 23 mars. Cette fois, le vote secret n’a pas été nécessaire. Les étudiants ont procédé par vote à main levée.

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