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L'usine de Mirabel pourrait être épargnée, selon le syndicat

Par lpbw

AÉRONAUTIQUE. L’usine de Bombardier à Mirabel ne devrait pas être affectée par la mise à pied de 7 000 travailleurs d’ici deux ans à l’échelle mondiale, affirme l’Association Internationales des Machinistes et des travailleurs de l’Aérospatiale (AIMTA).

«Je ne vois pas Mirabel être impacté outre que par des droits de déplacements», affirme le président de l’AIMTA, Yvon Paiement qui estime que l’usine à Montréal sera beaucoup plus touchée par ces suppressions d’emplois.

Celui-ci demeure confiant, surtout après avoir lu le communiqué de l’entreprise qui rapporte que «le programme d’avions C Series continue d’accélérer sa cadence de production et de remporter des commandes, générant de nouveaux emplois aux installations de Bombardier à Mirabel». Il est également écrit que le nombre d’employés directement affectés à ce programme a augmenté au cours des derniers mois pour atteindre un total de 3450 travailleurs à l’échelle mondiale et il devrait continuer à croître au cours des prochaines années.

«C’est clair qu’à Mirabel, il va y avoir de l’embauche. La cadence de la CSeries monte de plus en plus. Enfin, l’usine de Mirabel va être en croissance. Les prochaines années vont être florissantes», s’enthousiasme M.Paiement.

Malgré tout, mercredi ce dernier disait avoir peu de détails concernant les suppressions d’emploi. «Nous sommes dans le néant. Nous ne savons pas qui ça va toucher, les syndiqués, les non-syndiqués, les ingénieurs. Il y a beaucoup d’incertitude. Nous allons évaluer la situation et tout faire pour limiter les mises à pied», raconte le président qui note que les compressions seront en partie compensées par des embauches dans certains secteurs en croissance.

Un contrat avec Air Canada

D’un autre côté, le syndicat se réjouit puisque Bombardier a annoncé mercredi avoir signé une lettre d’intention avec Air Canada portant sur la vente et l’achat de 45 avions CS300 avec des options sur 30 autre avions CS300, dont des droits de conversion en avion CS100.

«Cette commande est la démonstration de la qualité de la CSeries par rapport à ses concurrents, a affirmé David Chartrand, coordonnateur québécois de l’AIMTA. C’est grâce au travail acharné de nombreux travailleurs québécois que cet avion représente aujourd’hui l’avenir de l’aviation commerciale».

Pour sa part, Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, a souligné que l’engagement d’Air Canada est un signe fort de la «reconnaissance de cet avion exceptionnel». «Il créera beaucoup de valeur pour Air Canada et ses clients et il deviendra un catalyseur de commandes futures en Amérique du Nord et dans le monde entier».

Répartitions des 7 000 emplois perdus

Transport: 3200

Aérostructures et services d’ingénierie:2500

Ingénierie et développement de produits, Aéronautique:800

Avions d’affaires:500

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