| Par Luc Robert

Les programmes régionaux ont sauvé plusieurs jeunes

Le programme régionalisé de football de l’école Saint-Stanislas a aidé plusieurs jeunes à se trouver une place dans la vie, alors qu’ils sont souvent confus à l’adolescence.

Marc-Antoine Ouellette se souvient que le programme scolaire des Patriotes l’a aidé dans sa quête pour devenir enseignant.

« Ils disent viser la diplomation, plutôt que les bannières. Je suis l’exemple que le profil régional fonctionne en jumelant les deux. À l’adolescence, je me cherchais : l’encadrement à Saint-Stanislas m’a donné une voie vers le cégep. J’avais le goût de me lever tous les matins et je n’ai manqué aucune journée scolaire en cinq ans ! », a témoigné M. Ouellette.

À 25 ans, l’étudiant de Saint-Canut complète ce printemps son baccalauréat en enseignement à l’UQAM.

« S’ils enlèvent la vocation régionale du programme, il risque de mourir à petit feu. L’objectif comme joueur-étudiant, c’est d’améliorer tes propres techniques, en te motivant au contact des autres joueurs et d’avoir des notes pour atteindre le cégep. Il faut garder le bassin actuel. Si c’est limité au local comme recrutement, ça deviendra un calibre récréatif et comparable au niveau du parascolaire. Ceux qui ont vu leur grand frère ou leur grande soeur apprendre et grandir au régional ne voudront pas s’inscrire à des programmes devenus cucul. » 

Développer l’autonomie

L’ancien joueur de ligne a obtenu une motivation additionnelle au programme régionalisé scolaire, lorsqu’il a été recruté par le Collège Lionel-Groulx.

« Quand les Nordiques de Lionel-Groulx m’ont repêché, c’est arrivé parce que j’ai été développé au niveau du football régional et que j’avais des bonnes notes. Le sentiment d’appartenance à un groupe fort, qui te demande de te surpasser, d’évoluer à l’intérieur de règles spécifiques, de côtoyer des jeunes d’ici et de l’extérieur, ça n’a pas de prix pour développer ton autonomie qui arrive vite au cégep et à l’université ensuite. »

Marc-Antoine Ouellette défend bec et ongles le profil régionalisé de football.

Marc-Antoine Ouellette défend bec et ongles le profil régionalisé de football.

Ouellette côtoie des coéquipiers de son séjour scolaire (2008-2013) qui enseignent de nos jours à Cap-Jeunesse.

« Gabriel Lebeau enseigne les maths. Alexandre Bouvrette enseigne de tout et dirige au football régional. Je veux redonner à mon alma mater moi aussi et revenir enseigner et coacher ici. J’y effectue de la suppléance actuellement. Saint-Stan, c’est une grande famille dans le coeur des anciens. Ce n’est pas pertinent de limiter ça juste aux locaux. Peu importe la provenance, on forme de futurs adultes responsables, grâce à ces sports et à ces enseignants de qualité. »

Un dirigeant de la CSSRDN a par ailleurs soutenu que les Pats devront déménager de terrain à cause de l’agrandissement de l’école voisine, Sainte-Thérèse-de-l’Enfant- Jésus. Or, le terrain de Saint-Stanislas n’étant pas conforme, les équipes des Patriotes évoluent déjà depuis plusieurs années sur la surface synthétique de la Polyvalente Saint-Jérôme.

« Je me limite à parler du programme, qui a été excellent pour ma santé mentale et physique. J’ai joué 8 ans au football et ce sont mes meilleurs souvenirs de jeunesse. Je trouve ça déplorable d’enlever cette richesse aux futures générations. Il ne faut pas niveler par le bas », a achevé l’ex-garde et bloqueur, détenteur d’un DEC en Sciences humaines, profil psychologie.

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