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«Les organismes communautaires des Laurentides, un investissement qui profite à tout le monde! »

Par Lpbw

Le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL) vient de lancer le document «Les organismes communautaires des Laurentides, un investissement qui profite à tout le monde! »

L’évènement a rassemblé autant les membres du ROCL que les partenaires régionaux. L’objectif? Apporter un éclairage nouveau sur la réalité spécifique de ce milieu.

Une comparaison choc

«Saviez-vous que les 133 organismes communautaires en santé et services sociaux des Laurentides fonctionnent un an avec le budget qu’il faut à Montréal pour ramasser deux tempêtes de neige, soit environ 35 M$ ?» lance le ROCL à titre de comparaison. L’analyse des données en provenance des demandes de subvention transmises à l’Agence permet en effet de constater l’ampleur de la contribution des organismes au développement de la région, mais aussi les nombreux défis auxquels ils sont confrontés. «La présence de ces 133 organismes communautaires est d’une grande valeur. En faisant cette étude, on voulait évaluer et chiffrer leur apport aux Laurentides, le faire connaître et reconnaître » a fait ressortir Stéphanie Gaussirand, la présidente du ROCL, au moment de présenter les résultats recueillis.

Du mal à joindre les deux bouts

« On a pris conscience d’éléments vraiment intéressants. Par exemple, que le nombre d’heures de bénévolat dans les organismes communautaires équivaut à 304 emplois à temps plein chaque année. C’est encore plus qu’on pensait » affirme pour sa part Linda Déry, coordonnatrice.

Avec plus de 1000 travailleuses et travailleurs dans la région, le ROCL voit le milieu communautaire comme un véritable secteur d’emploi. «Et pourtant, les organismes peinent encore à joindre les deux bouts, faute d’un financement adéquat.

L’étude fait ressortir que les salaires et les conditions de travail sont nettement sous la moyenne québécoise, malgré le fait que le taux de diplomation y soit plus élevé. C’est à n’y rien comprendre» s’insurge cette dernière.

«Notre présence auprès des personnes plus vulnérables a des retombées humaines et économiques essentielles pour les Laurentides. »

Champions de l’autofinancement

En ce qui a trait aux sources de financement, le portrait dressé par le ROCL met en lumière que la proportion du financement récurrent issu du programme de soutien aux organismes communautaires est de 56 % des revenus totaux. Par conséquent, les organismes doivent aller chercher ailleurs 44 % de leur budget total soit l’équivalent de 16,5 M$.

«On le savait, mais nos recherches nous le confirment : les organismes communautaires sont champions de l’autofinancement et des levées de fonds! Avec 16,5 M$ amassés de cette manière, on atteint un plafond. Nos troupes s’épuisent à chercher de l’argent dans un milieu saturé par des sollicitations de tout bord tout côté. Pour faire notre travail comme il se doit auprès des personnes, on a besoin d’un vrai financement, qui soutient nos missions et qui est reconduit annuellement. Il nous manque toujours 11 M$ dans la région, » met de l’avant Linda Déry.

Parmi la centaine de personnes qui ont assisté au lancement, notons la présence des députés, de représentants de l’Agence de la santé et des services sociaux et de la Conférence régionale des élus.

Pour les personnes intéressées à en apprendre davantage, l’étude est disponible en ligne au www.roclaurentides.com

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