(Photo : Facebook - SERN)

Les enseignants de la Rivière-du-Nord se dotent d’un mandat de grève

Par Charles Séguin

Les membres du Syndicat de l’enseignement de la Rivière-du-Nord (SERN) ont voté à 96,4% pour un mandat de grève générale illimitée. Ils emboîtent ainsi le pas des autres syndiqués du Front commun de partout au Québec qui, si la tendance se maintient, opteront fortement pour un tel mandat.

« On espère que ça aura un effet et que ça fera en sorte que le gouvernement se déboucle la ceinture », a affirmé le président par intérim du SERN, Jean-Stéphane Giguère. Il affirme qu’un aussi haut taux d’appui prouve que ses membres sont « au bout du rouleau ».

Le SERN entend initier deux premières vagues de « petites grèves » et mesurer leur effet sur les négociations. « Le but n’est évidemment pas de tomber en grève générale illimitée », précise le président. Dans l’éventualité d’une impasse, les enseignants du Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord tomberont en grève générale illimitée.

Un coup pour les conditions de travail

En enseignement, les syndiqués revendiquent l’amélioration de leurs conditions d’exercice. Selon M. Giguère, « il faut que le gouvernement donne un coup pour nos conditions de travail, car nous perdons le tiers de nos nouveaux enseignants après 5 ans, en plus des nombreux départs anticipés de nos enseignants expérimentés ».

Parmi les demandes du syndicat figure une composition plus équilibrée des classes. « Le public fait compétition avec le privé en instaurant des programmes spéciaux, et les élèves aux prises avec des problèmes se retrouvent tous au régulier. » Dans ce système à trois vitesses, « les conditions de travail ne sont pas attirantes », explique M. Giguère. Le manque de services aux élèves exacerbe ce problème, selon lui.

Quelque 925 des 960 membres du CERN qui se sont prononcés ont voté en faveur du mandat de grève générale illimitée.

Ce mandat de grève s’inscrit dans le mouvement provincial des syndicats associés au Front commun, instauré dans le cadre des négociations dans le secteur public. Les syndicats ont jusqu’au 13 octobre pour tenir leur vote de grève. Les résultats officiels à l’échelle québécoise devraient paraître autour du 16 octobre, selon Jean-Stéphane Giguère.

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