|

Le projet de loi 76 serait préjudiciable à Saint-Jérôme

Par lpbw

TRANSPORT. Dans le cadre de la commission parlementaire sur l’adoption du projet de loi 76, la Ville de Saint-Jérôme a présenté sa vision du développement du transport collectif à Saint-Jérôme et ses recommandations.

La Ville appuie l’objectif d’améliorer la mobilité des citoyens de la grande région de Montréal et de faciliter leur utilisation des transports collectifs. Néanmoins, elle a exprimé ses appréhensions à l’égard de l’application du projet de loi 76 à Saint-Jérôme et dans la MRC de la Rivière-du-Nord.

La Ville a suggéré de consolider la plate-forme de correspondance constituée autour de la gare intermodale en une zone d’interface privilégiée par sa position géographique et ses infrastructures. De plus, la direction de la Ville propose d’exclure Saint-Jérôme de la juridiction de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et de l’application du projet de loi 76, en plus de proposer que la Ville conserve ses compétences permettant l’organisation d’un service de transport collectif sur le territoire et sous l’autorité de Saint-Jérôme.

Selon le maire Stéphane Maher, «les réticences et les propositions de la Ville s’expliquent par sa situation unique dans la région métropolitaine de Montréal. C’est la seule municipalité non incluse dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui soit concernée directement par le projet de loi 76. Elle est intégrée au sein de la MRC de La Rivière-du-Nord et elle joue le rôle de centre de services pour la région des Laurentides. Ces trois motifs justifient une approche particulière en regard de l’application du projet de loi 76 ».

Les citoyens des municipalités avoisinantes choisissent Saint-Jérôme en raison de son rôle de pôle régional de services. Des données démontrent que l’intégration de Saint-Jérôme dans le marché de l’emploi métropolitain est relativement faible.

De plus, le Conseil de l’ARTM sera composé de membres nommés par le gouvernement et la CMM. La Ville se retrouverait alors sans représentation n’étant pas membre de la CMM. Des projets seraient établis sans la participation de Saint-Jérôme. «Au final, la Ville de Saint-Jérôme pourrait perdre sa compétence en matière de transport collectif et se retrouverait sans représentation sur les nouvelles instances, a dit Stéphane Maher. Cette situation de taxation sans représentation serait définitivement inéquitable et commanderait une particularisation de la portée de la loi sur la Ville de Saint-Jérôme.»

Répondre efficacement aux besoins

Dans ce contexte général et après l’analyse du projet de loi 76, la Ville de Saint-Jérôme désire continuer à assumer pleinement le développement de son réseau local.

NOUVELLES SUGGÉRÉES

0 Comments

Submit a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site est protégé par reCAPTCHA et les politiques de confidentialité et conditions de service de Google s'appliquent.